30 paires de lunettes à la question : Pourquoi racontons-nous des histoires ?

Cher visiteur,

Nous voilà réunis, toi, Vaëlban et trente paires de lunettes anonymes qui ont bien voulu participer à la cause du jour. Paires de lunettes anonymes, mes hommages. Je vous salue et je vous remercie !

Aujourd’hui, nous allons sortir l’Astrographe de sa boîte, l’essuyer avec un chiffon doux et le pointer tout droit sur une poignée de Charmeurs de mots ! Hop, en voilà un penché sur son clavier, un chat sur les genoux ! Repéré ! J’en vois un autre qui note une idée révolutionnaire dans son carnet de moleskine. Là ! Un troisième Charmeur s’est réfugié sous la douche pour imaginer son chapitre 42 (ne me demande pas pourquoi, mais Muse a un truc avec l’eau… il paraît, on m’a dit, je crois).

Bref. Hum. Comme tu ne l’ignores pas, pétulant visiteur, je suis commanditée par le Dieu des Pious qui souhaite faire des expériences rigolotes sur ce blog. Et, comme j’ai des volontaires, c’est l’occasion rêvée de sauter dans la bouilloire de l’improvisation créative à pieds joints (ou, en l’occurrence, à pattes palmées) !

 

Si ça se trouve, le Dieu des Pious ressemble à ça !°_°

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Expérimentation du jour, bonjour !

 

Commençons par le commencement.^^

 

  • La question, la question, la question !

La question à laquelle nous allons (arbitrairement) nous intéresser est la suivante : Pourquoi racontons-nous des histoires ?

Etudions la bestiole de plus près :

⇒ L’adverbe « Pourquoi » nous invite à chercher les raisons, les causes, les motifs qui nous amènent à raconter des histoires.

⇒ Voici ensuite quelques synonymes du verbe « raconter » afin de mieux cerner ses implications : raconter, c’est narrer, exposer, relater, détailler, confier, dépeindre avec des mots, décrire, rendre compte, débagouler, révéler…

⇒ Enfin, le terme « histoire », tel que je l’entends ici, répond à la définition suivante : un récit portant sur des événements ou des personnages réels ou imaginaires.

Donc, si je reformule la question autrement, ça pourrait donner : Quelles sont les raisons pour lesquelles nous débagoulons des récits mettant en scène des personnages imaginaires ? Par exemple.^^

 

Raconter une histoire, c’est tisser un envoûtement

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  • Mais à qui je la pose, ma question ?

Vaëlban : Bah oui, parce que, ma petite Siècle, tu as oublié de définir qui est concerné par le « nous » dans ta question !

Siècle : Tsss tsss, je n’ai pas « oublié », mon grand, c’est juste que ça me paraissait évident. Nous : toi, moi et les autres. Tous ceux qui racontent des histoires, en somme.

On raconte des histoires (à commencer par la sienne^^) de mille et une manières. Et même si on peut faire appel à de nombreux médias créatifs aussi divers que variés pour raconter une histoire, bien souvent, on utilise les mots pour en établir la structure première. Par la suite, on choisit, par exemple, d’habiller cette structure d’images et de musique (les films, les chansons, les illustrations…). Les histoires deviendront alors un travail collaboratif entre plusieurs créateurs qui auront chacun leurs raisons propres d’y participer.

Dans le cadre d’un récit écrit (roman, nouvelle, etc…), notre histoire aura le langage pour unique parure. Rien d’autre que le langage. Le reste se passe dans l’imaginaire du lecteur. La place de l’écrivain face aux histoires s’avère donc un peu particulière. L’écrivain est le seul créateur de son récit littéraire qu’il supervise de A à Z (dans sa tête !°_°). Sa démarche s’articule autour de la volonté de dire une histoire, elle a pour objectif de produire une histoire. Ma question du « Pourquoi », tu comprendras que j’ai bien envie de la poser à des écrivains !

 

Les mots créateurs

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  • Des subjectivités multiples et authentiques

Je pourrais aussi bien te faire part de ma réponse (j’en toucherai peut-être un mot tout à l’heure) mais ça ne serait qu’une paire de lunettes possible parmi tant d’autres. Je pourrais également te conseiller de lire l’excellent article de Dorian Lake sur l’écriture (d’ailleurs, je te le recommande). Mais ce qui m’importe, ici, c’est de multiplier les subjectivités et les vérités authentiques. Je suis particulièrement intéressée par la paire de lunettes de ceux qui passent à l’acte, qui écrivent (à la force du poignet, dans le sang, la sueur et les bulles). De ceux qui, jour après jour, s’attèlent à leurs claviers, enfilent la panoplie du conteur, mettent en scène intrigues et personnages, cogitent, agencent, imaginent, lient, dénouent, tissent des histoires. Ma question, je la pose donc à trente écrivains, trente amoureux des histoires plongés jusqu’au cou dans la marmite des mots. Et je les attrape principalement sur CoCyclics, comme tu t’en doutes. Merci à eux de s’être laisser attrapés. ;-)

A l’aube de cette expérimentation, frémissante comme une horrible petite chose noire et gluante, je m’interroge : les réponses récoltées formeront-elles un joyeux patchwork ou y aura-t-il une cohérence intérieure qui s’en dégagera ? Est-ce que les écrivains racontent des histoires pour eux ? Ou pour les autres ? Pour quelque chose d’autre ? Seront-ils désarçonnés par la question ou, au contraire, la réponse sera-t-elle évidente, coulera-t-elle de source ? Sera-t-elle humoristique, sérieuse, intellectuelle, émotionnelle, courte, longue, imagée, factuelle ? Est-ce qu’il y a une réponse qui va revenir à plusieurs reprises ?

Ah oui, parce que je ne te l’ai pas encore avoué, cher visiteur, mais pour compliquer l’affaire, j’ai posé une contrainte majeure à nos invités ! Il leur faut répondre en une seule phrase (oui, je suis cruelle parfois°_°). Impossible, par conséquent, de lister, d’organiser ses raisons, d’argumenter longuement. Il faut choisir, compacter, cibler. Pas facile, hein ? Et je te le confirme : ils ont souffert.

 

Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir répondre à sa fichue question ? ><


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Il est temps, courageux visiteur. Enfile ton maillot de bain, nous plongeons au fin fond de la marmite !^^

 

Expérimentation en cours de lancement, prêt, feu, go !

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Depuis toujours, j’ai l’idée farfelue qu’un univers raconté et partagé apparaît dans une dimension parallèle, et que pour ancrer dans l’espace-temps ces personnages qui m’accompagnent depuis longue date, je dois écrire leur histoire, l’extirper de ma tête pour qu’enfin, quelque part-nulle-part-ailleurs, hier-aujourd’hui-demain, ils existent à leur tour (save a universe, write a story :p). »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour nourrir ma louve intérieure »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires pour renouer avec l’enfant en moi, tisser un univers où tout est possible, dire l’amour, la joie, la colère aussi, et jouer, jouer encore avec les mots et les rêves, dans une jubilation effervescente. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Tout d’abord pour apprendre, des informations, des sentiments, des leçons de vie et beaucoup d’autres choses encore que nous ne pouvons pas forcément vivre par nous-même au jour le jour ; pour créer des liens sociaux, capter l’attention de son prochain en lui narrant quelqu’aventure qui l’intriguera sûrement ; pour rêver à ces choses qui pourraient exister, entretenir notre imagination et ainsi nous permettre, en tant qu’espèce de voir toujours plus loin et d’avancer dans le chemin de la vie, d’imaginer des solutions aux obstacles que nous rencontrons ; mais enfin et surtout, pour nous amuser, pour passer le temps, briser l’ennui, combler le vide de nos existences dont nous n’avons parfois que trop conscience ! »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On raconte des histoires parce que, sinon, les voix dans nos têtes se sentiraient un peu seules ! »

 

Que ne ferions nous pas pour les voix dans nos têtes

                

Source et Source

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« En partageant un récit, l’auteur partage un voyage, un univers, des personnages qui vont (ou non) créer du lien avec ceux qui le lisent, il va les toucher, les émouvoir, et de fait vivre quelque chose avec eux par l’intermédiaire du médium que représente cette « histoire » : donc je crois qu’il y aura autant de réponses différentes à cette question que de conteurs mais, si on raconte des histoires, c’est avant tout il me semble pour générer une forme de connexion avec les autres. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce qu’un jour on s’est dit « Et si… ? » et qu’on a eu envie de partager nos hypothèses farfelues avec d’autres… »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour ne pas se perdre et se découvrir dans le regard des autres, pour s’offrir sans retenue ni crainte et peut être ainsi réussir à faire accepter la part d’ombre qui sommeille en chacun et chérir nos forces cachées. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« J’ignore toujours pourquoi je raconte des histoires, j’en ai débuté une, un jour, et je me suis retrouvée à m’y accrocher avec les dents jusqu’à ce qu’elle soit terminée… avant de recommencer ; et de recommencer encore. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Nous racontons des histoires pour nous évader et transmettre des valeurs qui nous tiennent à cœur. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires (oralement ou par écrit) parce que la création de personnages, et, dans une moindre mesure, d’univers, est la meilleure façon que je connaisse de stimuler l’imagination dont j’ai besoin pour bâtir et améliorer les relations entre les êtres humains de la vraie vie, et par là, apporter ma contribution à l’évolution positive de cette réalité imparfaite. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Libérer la vapeur de ma cocotte-minute à histoires me procure du bien-être, me permet des voyages, des rencontres extraordinaires, voire même des incursions dans l’Univers vaëlbanais, et puis, comme j’écris aussi pour des lecteurs, je suis devenue accroc à leur fabriquer des lunettes tout embuées de jus de mangue et de sang frais ; j’adore quand ils les chaussent avec plaisir. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour ne pas imploser. »

 

Chaud devant !

Source

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires parce que si je ne les fais pas sortir de ma tête elles s’accumulent jusqu’à débordement. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Mes histoires parlaient, et parlent encore, de mes peurs, de mes espoirs, de mes passions, des questions que je me pose et pour lesquelles je n’arrive pas à trouver de réponse, poser ces questions au travers de personnages peut m’aider à trouver des réponses, mes histoires m’apprennent aussi des choses sur moi-même, parfois. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour donner au monde la forme que l’on voudrait qu’il ait. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« L’esprit renferme en gestation des sentiments, des idées, des réflexions, des situations qui murissent et prolifèrent, parfois plus vite que l’on ne peut les exprimer dans sa société, tant et si bien qu’elles peuvent déborder de l’individu : on appelle cela raconter des histoires. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Nous, je ne sais point, mais si je raconte des histoires : c’est pour vivre plusieurs vies. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« J’aime certes voir la réaction des gens, mais avant tout, j’aime la sensation de la construction, comme la satisfaction qui suit la résolution d’une énigme ou d’un problème : créer un univers, la manière presque logique de relier les fils et dont les choses s’emboîtent ; écrire est ma manière de mettre en forme et de pousser le mécanisme jusqu’au point de fonctionnement. »

 

Jubiler en concoctant la mécanique des histoires

Source

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On écrit pour oublier qu’on est mortel »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On raconte des histoires pour revêtir simultanément toutes les peaux qui auraient pu nous appartenir, pour déployer son empathie et se connecter à la Toile de l’Univers, pour prendre conscience de l’extraordinaire diversité qui nous entoure, pour se retrouver en devenant créateur de soi-même. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Sans doute parce qu’elles tourbillonnent dans notre esprit, encore et encore, et qu’elles nous empêchent de dormir tant que nous ne les avons pas couchées sur papier, sur musique, sur toile, ou sur tout autre support… »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce que le réel, c’est comme un appartement vide, et qu’il faut bien le meubler pour qu’il soit commode et accueillant, pour qu’il se remplisse de belles choses sur lesquelles poser le regard et méditer ; et ça, chacun le fait en (se) racontant des histoires, parfois juste dans sa tête et parfois en les écrivant, en les dessinant ou en les filmant, parce que sans elles, l’Humain ne serait qu’un automate et la vie simplement fonctionnelle – ce qui serait dommage, quand même ! »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires pour faire partie du monde. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce qu’une créature psychopathe que nous nommons traditionnellement Muse nous pointe un flingue sur la tempe en nous désignant notre clavier avec un petit sourire en coin. »

 

Si cette image t’émeut au plus haut point, tu es écrivain°_°

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Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires pour créer « quelque chose », assembler et faire exister tous les petits morceaux qui traînaient dans un coin de ma tête, une idée, un thème, un simple mot qui fait office de premier domino et aboutit à une histoire qui me parle et que je peux partager. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« En racontant mes histoires, je laisse ma voix s’exprimer, je lui accorde son espace de liberté à elle que je tais trop souvent, je partage mon rêve personnel avec d’autres dans l’espoir – un peu vain peut-être – d’en voir émerger de nouveaux. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce que c’est un besoin essentiel et qu’il est impossible de résister aux regards des personnages lorsqu’ils viennent frapper à notre porte pour nous demander de transcrire leur histoire. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« En ce qui me concerne, j’écris pour explorer, voyager, découvrir le monde à travers d’autres lunettes que les miennes (en l’occurrence celles de mes personnages) et tenter de susciter des émotions chez ceux qui me lisent (frissons, émerveillement, etc.). »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On raconte des histoires parce qu’on ne meurt jamais tant qu’on vit dans les livres. »

 

Retour sur expérimentation

 

Nous y voilà. Défrisante, cette plongée dans le chapeau d’allégeance, n’est-ce pas ? Ca en fait des paires de lunettes multicolores !^^ Je suis certaine, cher visiteur, que tu en tireras tes propres fruits. En ce qui me concerne, je note trois raisons qui flottent à la surface de la marmite entre deux palmes vertes.

 

Source

 

1/Pour de nombreux écrivains, raconter des histoires semble être une nécessité, un besoin, un débordement incontrôlé, presque une absence de choix. Un peu comme si ce n’était pas l’écrivain qui décidait de raconter des histoires, mais les histoires elle-mêmes qui décidaient d’être racontées en choisissant leur écrivain. Faites vos emplettes, Mesdames, nous avons de tout !

2/Raconter des histoires nourrit les écrivains, en leur offrant un espace de liberté, de rêve, de voyage, d’imaginaire et de créativité intérieure qui leur fait du bien, voire les aide à se connaître.

3/Raconter des histoires, c’est aussi une manière d’appartenir au monde, de se connecter aux autres, de contribuer à la société, de générer du lien.

Pfiiiiouuuuu… Une chouette expérimentation que cette incursion dans les « Pourquoi » subjectifs de chacun, je recommencerai ! Sur ce, je vais re-re-re-re-re-relire les réponses de mes camarades écrivains et méditer dessus en bonne compagnie : à ma droite, le Dieu des Pious, à ma gauche, un seau de myrtilles fraîches ! (Happy me^^)

 

Formidable visiteur, je me fends d’une révérence et je te salue !

 

 

Vaëlban : Hey Siècle, attends une seconde ! Et ta réponse à toi ?

Siècle : Je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler.

Vaëlban : Nom d’un marsupioulami joufflu, je n’y crois pas, tu as esquivé la question !

Siècle : Pas du tout, je me suis juste interviewée, anonymement, avec les 29 autres.

Vaëlban : C’est malin, tiens ! Et ta réponse alors, c’est laquelle ?°_°

Siècle : Franchement, facile. Puisque je babille sur ce blog jusqu’à plus soif, tu n’auras pas de mal à me reconnaître. ;-)

Vaëlban : Mais enfin, Siècle, fais pas ton crocodile mou, dis-moi !

Siècle : Lumière sur ta journée, mon grand !!!

10 commentaires sur “30 paires de lunettes à la question : Pourquoi racontons-nous des histoires ?

  1. Domi dit :

    Très joli article, plein d’enseignements. Merci d’avoir partagé tous ces regards avec tes lecteurs ! <3

  2. Macada dit :

    Belle expérience !
    Je trouve très intéressant que les 3 raisons que tu as synthétisées transparaissent effectivement très bien. Y aurait-il une nature écrivaine ? ^^

    Bien sûr, j’ai joué à quelle réponse était la tienne. Je parie sur la tisseuse de toile universelle. :-)

    • Siècle Vaëlban dit :

      Oui, c’était assez amusant de constater à quel point ces trois raisons revenaient en boucle (avec des déclinaisons diverses et variées) dans les réponses des uns et des autres. Une nature écrivaine ? Je ne sais… une nature de créateur (qui ici transparaitrait à travers l’acte d’écrire, de raconter, d’inventer) ? Hum… peut-être bien !^^
      J’aime quand on joue ! Je te réponds ailleurs. ;-) Merci de tes mots. <3

  3. LHomme au Chapeau dit :

    Chapeau pour ces paires de lunettes !
    Et re-chapeau pour cette synthèse éclairée.
    Je vote le prix de l’humour réaliste pour la Muse psychopathe.

    • Siècle Vaëlban dit :

      Le Maître du chapeau a parlé !^^ Merci de ton passage par ici. <3
      La Muse psychopathe, ah la la, nous la fréquentons tous, le coeur battant et les doigts rivés au clavier.
      "Tu écriras !" ordonne-t-elle. Et nous obéissons promptement... ou presque. ;-)

  4. Ifuldrita dit :

    Très très intéressante, cette expérience. La parole des gens est d’or <3

  5. Milora dit :

    Oh, joli article, tout poétique, Siècle ! (tout comme ton blog, que je découvre ;) )

    J’ai eu un coup de coeur pour certaines des réponses, que j’ai envie d’encadrer. Mention spéciale à :

    « Parce qu’un jour on s’est dit « Et si… ? » et qu’on a eu envie de partager nos hypothèses farfelues avec d’autres… »

    « On raconte des histoires pour revêtir simultanément toutes les peaux qui auraient pu nous appartenir, pour déployer son empathie et se connecter à la Toile de l’Univers, pour prendre conscience de l’extraordinaire diversité qui nous entoure, pour se retrouver en devenant créateur de soi-même. »

    et:
    « On raconte des histoires parce qu’on ne meurt jamais tant qu’on vit dans les livres. »
    Elle est très belle (et si vraie), celle-là ! <3

    Et puis parce je suis contente de découvrir que je ne suis pas la seule à avoir ce petit délire spatio-temporel inavouable caché quelque part au fond de moi :
    « Depuis toujours, j’ai l’idée farfelue qu’un univers raconté et partagé apparaît dans une dimension parallèle, et que pour ancrer dans l’espace-temps ces personnages qui m’accompagnent depuis longue date, je dois écrire leur histoire, l’extirper de ma tête pour qu’enfin, quelque part-nulle-part-ailleurs, hier-aujourd’hui-demain, ils existent à leur tour (save a universe, write a story :p). »
    xD

    *s'en va explorer le reste du blog*

    • Siècle Vaëlban dit :

      Merci pour ton message, ma chère Milora ! Et ravie de te voir par ici. ;-)
      Ce fut un plaisir de découvrir toutes ces belles réponses de tant de conteurs différents… c’est juste merveilleux d’écrire des histoires, au fond.
      (Je connais même des gens exceptionnels qui font des rêves qui sont, en fait, des histoires démentielles habillées en rêve)

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