Astrographe – Conversations avec Dieu

 

Hello hello, cher visiteur,

Que tes pensées soient rayonnantes et tes rêves délicieux !

 

Aujourd’hui, dans l’Astrographe du merveilleux, je voudrais te parler d’un ouvrage très spécial et qui tient lieu de livre de chevet à de nombreux troubadours sur la route de l’Univers.

Il s’agit de la trilogie de Neale Donald Walsch : Conversations avec Dieu. Cette trilogie aurait tout aussi bien pu s’intituler : Conversations avec la Source, Conversations avec la Vie, Conversations avec ma part divine ou encore Conversations avec l’Univers, mais au moment où Neale rédige son ouvrage, son référentiel principal est le prisme chrétien d’où l’utilisation du mot « Dieu ».

 

Conversations avec Dieu

Source

 

Cette trilogie se présente sous la forme d’un dialogue entre Neale et son interlocuteur divin, dialogue qui commence dans les conditions suivantes :

« Neale Donald Walsch approche la cinquantaine et fait le bilan de sa vie : il vient de perdre son travail, ses mariages se sont soldés par des échecs et sa santé est défaillante. Pris de colère, il écrit une lettre pleine de doutes à Dieu. Et là, le miracle se produit.  «Dieu» lui répond de façon claire et compréhensible. Un entretien qui durera plusieurs années, où les questions les plus intimes et les plus énigmatiques trouveront réponse : pourquoi suis-je si malheureux ? Pourquoi l’homme doit-il souffrir ? Qu’est-ce que le bien et le mal ?

Constitué de trois tomes indissociables, Conversations avec Dieu aborde des sujets essentiels comme l’amour, le bien et le mal, la sexualité, la politique, les guerres, l’éducation…, et éclaire d’un jour nouveau les injustices, les inégalités et les jeux de pouvoir qui divisent les hommes depuis la nuit des temps. »

Conversations avec Dieu n’est pas un ouvrage religieux, ou dogmatique. Au contraire, c’est un livre qui invite à se questionner, à rechercher sa propre vérité, un livre qui nous propose des éclairages époustouflants sur le sens de la vie, du monde, de ce que nous expérimentons et des raisons pour lesquelles nous choisissons de l’expérimenter. On peut, bien entendu, percevoir ce texte comme une réflexion à haute teneur spirituelle (ce qu’il est), mais aussi comme une paire de lunettes qui invite au cheminement personnel, à la découverte de soi. Une paire de lunettes qui nous interroge (pas toujours de manière agréable, mais toujours de manière renversante°_°) sur ce que nous vivons, ce que nous voulons vraiment et l’adéquation ou l’inadéquation (vis-à-vis de nous-même) avec laquelle nous menons notre vie.

Pour rédiger ce texte, Neale a recours à l’écriture automatique. Il pose une question. « Dieu » répond. J’imagine que ce processus peut te paraître déroutant, mon cher visiteur, un peu bizarre sur les bords même. Et pourtant. La voix de Neale n’est pas la même que celle de son interlocuteur, c’est clair comme ciel. Mais je t’invite à ne pas me croire sur parole et à te faire une idée par toi-même. Le jeu en vaut la chandelle, et plutôt mille fois qu’une.

 

D’une chandelle à l’autre…

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Voilà une petite liste des raisons pour lesquelles découvrir Conversations avec Dieu a été/est pour moi un cadeau méga-magique de l’Univers (merci Univers !^^) :

♥ – La voix de « Dieu » est fluide, limpide. Evidente. Elle résonne avec une justesse incroyable à mon oreille de chercheuse d’eau, elle « met en lumière » des intuitions que j’avais depuis longtemps avec une limpidité absolue. Et pourtant, on touche parfois à des concepts philosophico-métaphysiques de haute volée.

♥ – Les doutes, la colère, les souffrances exprimés par Neale débordent d’humanité, de l’envie de faire mieux, de trouver du sens, de combattre les injustices. Les épreuves qu’il rencontre ont un caractère universel. On s’y retrouve totalement. Et les réponses que propose Dieu ouvrent des portes pour vivre autrement, comprendre et transformer nos problèmes et en faire des flamants roses danseurs de flamenco, ou quelque chose dans ce goût-là. Comme j’aime à le répéter : ce n’est pas un problème, c’est une opportunité sacrément bien masquée.

♥ – Lire Conversations avec Dieu dès que je rencontre une question, un embranchement, une difficulté m’aide à me recentrer, à trouver l’apaisement, à me poser la question de ce que je veux vraiment, et à choisir, à m’aligner (voire me ré-ré-ré-ré-ré-ré-aligner) avec moi-même en conséquence.

♥ – Dans Conversations avec Dieu, l’Univers nous dit (je reformule l’idée ici) : « à chaque instant de ta vie, il t’appartient de poser ton allégeance, de piocher ta paire de lunettes, d’arroser et de planter la graine de « qui tu veux être », il t’appartient de choisir. Tout est entre tes mains. Et si tu veux aller à la rencontre de ta part divine, du toi véritable, il n’y a qu’une seule règle, il n’y a qu’une seule question à te poser, à chaque seconde : que ferait l’Amour, ici ? »

 

Oui, même les flamants roses dansent le flamenco !^^

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 Les questions abordées dans cette trilogie couvrent un vaste panel.

On commence par l’angle personnel, individuel même : pourquoi je souffre (physiquement, psychologiquement, spirituellement) ? Comment fonctionnent les relations humaines et pourquoi échouent-elles ou sont-elles cause de souffrance ? (c’est une question très importante pour Neale et on y reviendra plusieurs fois). Pourquoi je n’arrive pas à créer l’abondance financière que j’espère ?

Deuxième angle : on s’intéresse à des questions morales : le bien et le mal, la vie et la mort. A des questions sociales, politiques, économiques, écologiques, structurelles (dans le tome 2, « Dieu » répond concrètement à ces questions et propose des solutions pragmatiques aux maux de la société, c’est juste passionnant à lire).

Troisième angle  : on aborde la nature métaphysique de l’Univers (un sujet quelque peu vertigineux^^). Pourquoi sommes-nous là ? Que sommes-nous ? Quelle est la nature de ce qu’on appelle « Dieu » ou l’Univers ? Et comment fonctionne une société d’êtres hautement évolués ? (Ce que nous ne sommes pas. Nous sommes une société primitive au niveau de la conscience).

Dernier point, et je m’arrête là : le premier tome de cette trilogie compte 20 années bien sonnées et, pourtant, son contenu est tout à fait d’actualité. On parle aujourd’hui d’élargissement, de basculement, de grand changement, d’ascension, d’éveil de la conscience, et c’est bien à ce phénomène extraordinaire que cette trilogie se consacre.

 

+++

 

Si tu as envie d’en découvrir un peu plus sur le phénomène d’éveil de conscience, je te propose de regarder la vidéo-témoignage de Christophe Allain, clairvoyant et chercheur en Spiritualité ayant expérimenté un éveil de Kundalini/conscience et qui partage son expérience avec une clarté merveilleuse. Sans surprise, il y a des liens étroits entre ce qu’il nous raconte ici et l’ouvrage de Neale Donald Walsch. ;-)

 

Christophe Allain – Un éveil de conscience

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Lumière sur ta journée !

Une étoile de plus dans l’Astrographe – Deuxième mise au point

 

createurs-astrographe

Honorable visiteur, mes hommages !

 

Aujourd’hui, court article chez les créateurs de tous poils ! Je dépose une étoile supplémentaire dans l’Astrographe, mais pas n’importe laquelle ! Cette étoile, c’est une nébuleuse qui répond au merveilleux nom de Shibalba…

Connais-tu le fabuleux film de Darren Aronofsky : The Fountain ?

 

The Fountain

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Si tu ne le connais pas, c’est une chance, car tu as l’opportunité de le découvrir pour la première fois !°_°

 

Quelle histoire ?

En résumé (court et succinct pour éviter de trop en dire ^^) : The Fountain nous raconte le combat millénaire d’un homme pour sauver la femme qu’il aime, mais aussi son voyage intérieur, initiatique, face à l’inéluctabilité de la mort.

Ce film est composé de trois récits entrelacés qui se déroulent dans :

◊ le cadre de l’Espagne des conquistadors

◊ le présent (avec une mise en avant du paradigme scientifique de notre société)

◊ une dimension spirituelle expérimentée par le personnage principal lorsqu’il est en transe méditative

Ces trois récits peuvent être perçus comme une seule et même histoire qui comporterait trois réalités, trois manières de percevoir la mort (et donc la vie), finalement trois manières d’aimer.

 

The Fountain

Source

 

Pourquoi ranger soigneusement The Fountain dans l’Astrographe des créateurs ?

Je te propose trois raisons !

 

Contempler

Œuvre poétique (à haute portée spirituelle), The Fountain allie le fond du propos à un esthétisme visuel d’une grande beauté. On peut presque défiler une à une les scènes du film qui sont autant de tableaux au graphisme élaboré. Chaque détail est pensé, agencé avec soin dans un équilibre des formes, des matières et des symboles (il y en a partout !) qui fait de ce visionnage une contemplation. On dit souvent que le beau nourrit l’âme et c’est vraiment le cas ici. La richesse visuelle de ce film joue avec la notion de perfection, d’harmonie, à un très haut niveau. La lumière, l’or, nimbe et sacralise chaque minute du film de ses riches nuances : blancheur aveuglante de l’astre que l’on regarde en face, soleil chaud du midi, dorures patinées par le temps, flammes des bougies, éclats rougeoyants, presque sombres, du couchant. Le processus entier est beau, chaque étape, chaque instant. La forme au service du fond. Et quel fond !

 

The Fountain

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Voyager

Choisir de s’immerger dans The Fountain, c’est partir en voyage aux côtés de Tom dont l’objectif premier est de vaincre la mort. Darren Aronofsky entremêle intimement le thème de l’Amour à celui de la Mort et ces deux « entités » (presque palpables) ne cesseront de dialoguer au fil de l’histoire : confrontation, fuite, combat, acceptation, réconciliation, déni, sublimation. Lorsqu’on embarque dans l’étonnant vaisseau-bulle de The Fountain, on a pour seuls compagnons un très vieil arbre qui a traversé les âges, un livre dont il manque la dernière page (et qu’on a pour mission de terminer), et le fantôme d’une femme vêtue de blanc. Le vaisseau-bulle se dirige vers la nébuleuse, Shibalba, mais Shibalba s’apprête à mourir. C’est inévitable. Quel est donc le sens de ce voyage dont on connait déjà la fin ? On se pose la question avec Tom : pourquoi donc avons-nous embarqué dans ce satané vaisseau-bulle ?

 

The Fountain

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S’émouvoir

Le jeu d’acteur dans The Fountain est à la hauteur de la recherche esthétique et des thématiques abordées par Daronofsky. Hugh Jackman nous invite à revisiter la palette des émotions humaines. Et, parce que la quête du protagoniste principal touche à des réalités universelles (qui ne se pose jamais la question d’aimer et de perdre ?), on retrouve ses propres errances dans les siennes, on partage sa colère, ses questionnements, sa passion d’aventurier et son amour pour cette femme, cet arbre, cette étoile qui, quelque part, semble incarner tous les êtres aimés que nous sommes sur le point de perdre.

Honorable visiteur, je te laisse en tête à tête avec la bande-annonce de The Fountain.

 

The Fountain

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Lumière sur ta journée !

 

 

Astrographe – Le jour où je me suis aimé pour de vrai

 

Hello hello, merveilleux visiteur !

Après deux articles dans l’Atelier durant lesquels j’ai babillé copieusement sur l’art de sculpter sa propre statue et pourquoi c’est carrément chouette d’apprendre à s’émerveiller, je te propose un digestif léger (aromatisé à la myrtillle, cela va de soi^^).

 

Une graine de merveilleux à planter dans le sablier de l’être !

Source

 

Peut-être connais-tu déjà le très beau texte de Kim McMillen. Il a notamment été lu par Charlie Chaplin le jour de ses 70 ans. Je te laisse le déguster…

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris qu’en toutes circonstances,
J’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
L’Estime de soi.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
L’Authenticité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
La Maturité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
Le Respect.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
L’Amour propre.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct,
ce que j’aime quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
La Simplicité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
Et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert…
L’Humilité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois et cela s’appelle…
La Plénitude.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est…
Le Savoir vivre.

 

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent les étoiles.

 

Kim McMillen

 

Du chaos naissent les étoiles

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Lumière sur ta journée !

 

30 paires de lunettes à la question : Pourquoi racontons-nous des histoires ?

Cher visiteur,

Nous voilà réunis, toi, Vaëlban et trente paires de lunettes anonymes qui ont bien voulu participer à la cause du jour. Paires de lunettes anonymes, mes hommages. Je vous salue et je vous remercie !

Aujourd’hui, nous allons sortir l’Astrographe de sa boîte, l’essuyer avec un chiffon doux et le pointer tout droit sur une poignée de Charmeurs de mots ! Hop, en voilà un penché sur son clavier, un chat sur les genoux ! Repéré ! J’en vois un autre qui note une idée révolutionnaire dans son carnet de moleskine. Là ! Un troisième Charmeur s’est réfugié sous la douche pour imaginer son chapitre 42 (ne me demande pas pourquoi, mais Muse a un truc avec l’eau… il paraît, on m’a dit, je crois).

Bref. Hum. Comme tu ne l’ignores pas, pétulant visiteur, je suis commanditée par le Dieu des Pious qui souhaite faire des expériences rigolotes sur ce blog. Et, comme j’ai des volontaires, c’est l’occasion rêvée de sauter dans la bouilloire de l’improvisation créative à pieds joints (ou, en l’occurrence, à pattes palmées) !

 

Si ça se trouve, le Dieu des Pious ressemble à ça !°_°

Source

 

Expérimentation du jour, bonjour !

 

Commençons par le commencement.^^

 

  • La question, la question, la question !

La question à laquelle nous allons (arbitrairement) nous intéresser est la suivante : Pourquoi racontons-nous des histoires ?

Etudions la bestiole de plus près :

⇒ L’adverbe « Pourquoi » nous invite à chercher les raisons, les causes, les motifs qui nous amènent à raconter des histoires.

⇒ Voici ensuite quelques synonymes du verbe « raconter » afin de mieux cerner ses implications : raconter, c’est narrer, exposer, relater, détailler, confier, dépeindre avec des mots, décrire, rendre compte, débagouler, révéler…

⇒ Enfin, le terme « histoire », tel que je l’entends ici, répond à la définition suivante : un récit portant sur des événements ou des personnages réels ou imaginaires.

Donc, si je reformule la question autrement, ça pourrait donner : Quelles sont les raisons pour lesquelles nous débagoulons des récits mettant en scène des personnages imaginaires ? Par exemple.^^

 

Raconter une histoire, c’est tisser un envoûtement

Source

 

  • Mais à qui je la pose, ma question ?

Vaëlban : Bah oui, parce que, ma petite Siècle, tu as oublié de définir qui est concerné par le « nous » dans ta question !

Siècle : Tsss tsss, je n’ai pas « oublié », mon grand, c’est juste que ça me paraissait évident. Nous : toi, moi et les autres. Tous ceux qui racontent des histoires, en somme.

On raconte des histoires (à commencer par la sienne^^) de mille et une manières. Et même si on peut faire appel à de nombreux médias créatifs aussi divers que variés pour raconter une histoire, bien souvent, on utilise les mots pour en établir la structure première. Par la suite, on choisit, par exemple, d’habiller cette structure d’images et de musique (les films, les chansons, les illustrations…). Les histoires deviendront alors un travail collaboratif entre plusieurs créateurs qui auront chacun leurs raisons propres d’y participer.

Dans le cadre d’un récit écrit (roman, nouvelle, etc…), notre histoire aura le langage pour unique parure. Rien d’autre que le langage. Le reste se passe dans l’imaginaire du lecteur. La place de l’écrivain face aux histoires s’avère donc un peu particulière. L’écrivain est le seul créateur de son récit littéraire qu’il supervise de A à Z (dans sa tête !°_°). Sa démarche s’articule autour de la volonté de dire une histoire, elle a pour objectif de produire une histoire. Ma question du « Pourquoi », tu comprendras que j’ai bien envie de la poser à des écrivains !

 

Les mots créateurs

Source
  • Des subjectivités multiples et authentiques

Je pourrais aussi bien te faire part de ma réponse (j’en toucherai peut-être un mot tout à l’heure) mais ça ne serait qu’une paire de lunettes possible parmi tant d’autres. Je pourrais également te conseiller de lire l’excellent article de Dorian Lake sur l’écriture (d’ailleurs, je te le recommande). Mais ce qui m’importe, ici, c’est de multiplier les subjectivités et les vérités authentiques. Je suis particulièrement intéressée par la paire de lunettes de ceux qui passent à l’acte, qui écrivent (à la force du poignet, dans le sang, la sueur et les bulles). De ceux qui, jour après jour, s’attèlent à leurs claviers, enfilent la panoplie du conteur, mettent en scène intrigues et personnages, cogitent, agencent, imaginent, lient, dénouent, tissent des histoires. Ma question, je la pose donc à trente écrivains, trente amoureux des histoires plongés jusqu’au cou dans la marmite des mots. Et je les attrape principalement sur CoCyclics, comme tu t’en doutes. Merci à eux de s’être laisser attrapés. ;-)

A l’aube de cette expérimentation, frémissante comme une horrible petite chose noire et gluante, je m’interroge : les réponses récoltées formeront-elles un joyeux patchwork ou y aura-t-il une cohérence intérieure qui s’en dégagera ? Est-ce que les écrivains racontent des histoires pour eux ? Ou pour les autres ? Pour quelque chose d’autre ? Seront-ils désarçonnés par la question ou, au contraire, la réponse sera-t-elle évidente, coulera-t-elle de source ? Sera-t-elle humoristique, sérieuse, intellectuelle, émotionnelle, courte, longue, imagée, factuelle ? Est-ce qu’il y a une réponse qui va revenir à plusieurs reprises ?

Ah oui, parce que je ne te l’ai pas encore avoué, cher visiteur, mais pour compliquer l’affaire, j’ai posé une contrainte majeure à nos invités ! Il leur faut répondre en une seule phrase (oui, je suis cruelle parfois°_°). Impossible, par conséquent, de lister, d’organiser ses raisons, d’argumenter longuement. Il faut choisir, compacter, cibler. Pas facile, hein ? Et je te le confirme : ils ont souffert.

 

Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir répondre à sa fichue question ? ><


Source

Il est temps, courageux visiteur. Enfile ton maillot de bain, nous plongeons au fin fond de la marmite !^^

 

Expérimentation en cours de lancement, prêt, feu, go !

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Depuis toujours, j’ai l’idée farfelue qu’un univers raconté et partagé apparaît dans une dimension parallèle, et que pour ancrer dans l’espace-temps ces personnages qui m’accompagnent depuis longue date, je dois écrire leur histoire, l’extirper de ma tête pour qu’enfin, quelque part-nulle-part-ailleurs, hier-aujourd’hui-demain, ils existent à leur tour (save a universe, write a story :p). »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour nourrir ma louve intérieure »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires pour renouer avec l’enfant en moi, tisser un univers où tout est possible, dire l’amour, la joie, la colère aussi, et jouer, jouer encore avec les mots et les rêves, dans une jubilation effervescente. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Tout d’abord pour apprendre, des informations, des sentiments, des leçons de vie et beaucoup d’autres choses encore que nous ne pouvons pas forcément vivre par nous-même au jour le jour ; pour créer des liens sociaux, capter l’attention de son prochain en lui narrant quelqu’aventure qui l’intriguera sûrement ; pour rêver à ces choses qui pourraient exister, entretenir notre imagination et ainsi nous permettre, en tant qu’espèce de voir toujours plus loin et d’avancer dans le chemin de la vie, d’imaginer des solutions aux obstacles que nous rencontrons ; mais enfin et surtout, pour nous amuser, pour passer le temps, briser l’ennui, combler le vide de nos existences dont nous n’avons parfois que trop conscience ! »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On raconte des histoires parce que, sinon, les voix dans nos têtes se sentiraient un peu seules ! »

 

Que ne ferions nous pas pour les voix dans nos têtes

                

Source et Source

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« En partageant un récit, l’auteur partage un voyage, un univers, des personnages qui vont (ou non) créer du lien avec ceux qui le lisent, il va les toucher, les émouvoir, et de fait vivre quelque chose avec eux par l’intermédiaire du médium que représente cette « histoire » : donc je crois qu’il y aura autant de réponses différentes à cette question que de conteurs mais, si on raconte des histoires, c’est avant tout il me semble pour générer une forme de connexion avec les autres. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce qu’un jour on s’est dit « Et si… ? » et qu’on a eu envie de partager nos hypothèses farfelues avec d’autres… »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour ne pas se perdre et se découvrir dans le regard des autres, pour s’offrir sans retenue ni crainte et peut être ainsi réussir à faire accepter la part d’ombre qui sommeille en chacun et chérir nos forces cachées. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« J’ignore toujours pourquoi je raconte des histoires, j’en ai débuté une, un jour, et je me suis retrouvée à m’y accrocher avec les dents jusqu’à ce qu’elle soit terminée… avant de recommencer ; et de recommencer encore. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Nous racontons des histoires pour nous évader et transmettre des valeurs qui nous tiennent à cœur. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires (oralement ou par écrit) parce que la création de personnages, et, dans une moindre mesure, d’univers, est la meilleure façon que je connaisse de stimuler l’imagination dont j’ai besoin pour bâtir et améliorer les relations entre les êtres humains de la vraie vie, et par là, apporter ma contribution à l’évolution positive de cette réalité imparfaite. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Libérer la vapeur de ma cocotte-minute à histoires me procure du bien-être, me permet des voyages, des rencontres extraordinaires, voire même des incursions dans l’Univers vaëlbanais, et puis, comme j’écris aussi pour des lecteurs, je suis devenue accroc à leur fabriquer des lunettes tout embuées de jus de mangue et de sang frais ; j’adore quand ils les chaussent avec plaisir. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour ne pas imploser. »

 

Chaud devant !

Source

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires parce que si je ne les fais pas sortir de ma tête elles s’accumulent jusqu’à débordement. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Mes histoires parlaient, et parlent encore, de mes peurs, de mes espoirs, de mes passions, des questions que je me pose et pour lesquelles je n’arrive pas à trouver de réponse, poser ces questions au travers de personnages peut m’aider à trouver des réponses, mes histoires m’apprennent aussi des choses sur moi-même, parfois. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour donner au monde la forme que l’on voudrait qu’il ait. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« L’esprit renferme en gestation des sentiments, des idées, des réflexions, des situations qui murissent et prolifèrent, parfois plus vite que l’on ne peut les exprimer dans sa société, tant et si bien qu’elles peuvent déborder de l’individu : on appelle cela raconter des histoires. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Nous, je ne sais point, mais si je raconte des histoires : c’est pour vivre plusieurs vies. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« J’aime certes voir la réaction des gens, mais avant tout, j’aime la sensation de la construction, comme la satisfaction qui suit la résolution d’une énigme ou d’un problème : créer un univers, la manière presque logique de relier les fils et dont les choses s’emboîtent ; écrire est ma manière de mettre en forme et de pousser le mécanisme jusqu’au point de fonctionnement. »

 

Jubiler en concoctant la mécanique des histoires

Source

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On écrit pour oublier qu’on est mortel »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On raconte des histoires pour revêtir simultanément toutes les peaux qui auraient pu nous appartenir, pour déployer son empathie et se connecter à la Toile de l’Univers, pour prendre conscience de l’extraordinaire diversité qui nous entoure, pour se retrouver en devenant créateur de soi-même. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Sans doute parce qu’elles tourbillonnent dans notre esprit, encore et encore, et qu’elles nous empêchent de dormir tant que nous ne les avons pas couchées sur papier, sur musique, sur toile, ou sur tout autre support… »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce que le réel, c’est comme un appartement vide, et qu’il faut bien le meubler pour qu’il soit commode et accueillant, pour qu’il se remplisse de belles choses sur lesquelles poser le regard et méditer ; et ça, chacun le fait en (se) racontant des histoires, parfois juste dans sa tête et parfois en les écrivant, en les dessinant ou en les filmant, parce que sans elles, l’Humain ne serait qu’un automate et la vie simplement fonctionnelle – ce qui serait dommage, quand même ! »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires pour faire partie du monde. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce qu’une créature psychopathe que nous nommons traditionnellement Muse nous pointe un flingue sur la tempe en nous désignant notre clavier avec un petit sourire en coin. »

 

Si cette image t’émeut au plus haut point, tu es écrivain°_°

Source

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires pour créer « quelque chose », assembler et faire exister tous les petits morceaux qui traînaient dans un coin de ma tête, une idée, un thème, un simple mot qui fait office de premier domino et aboutit à une histoire qui me parle et que je peux partager. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« En racontant mes histoires, je laisse ma voix s’exprimer, je lui accorde son espace de liberté à elle que je tais trop souvent, je partage mon rêve personnel avec d’autres dans l’espoir – un peu vain peut-être – d’en voir émerger de nouveaux. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce que c’est un besoin essentiel et qu’il est impossible de résister aux regards des personnages lorsqu’ils viennent frapper à notre porte pour nous demander de transcrire leur histoire. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« En ce qui me concerne, j’écris pour explorer, voyager, découvrir le monde à travers d’autres lunettes que les miennes (en l’occurrence celles de mes personnages) et tenter de susciter des émotions chez ceux qui me lisent (frissons, émerveillement, etc.). »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On raconte des histoires parce qu’on ne meurt jamais tant qu’on vit dans les livres. »

 

Retour sur expérimentation

 

Nous y voilà. Défrisante, cette plongée dans le chapeau d’allégeance, n’est-ce pas ? Ca en fait des paires de lunettes multicolores !^^ Je suis certaine, cher visiteur, que tu en tireras tes propres fruits. En ce qui me concerne, je note trois raisons qui flottent à la surface de la marmite entre deux palmes vertes.

 

Source

 

1/Pour de nombreux écrivains, raconter des histoires semble être une nécessité, un besoin, un débordement incontrôlé, presque une absence de choix. Un peu comme si ce n’était pas l’écrivain qui décidait de raconter des histoires, mais les histoires elle-mêmes qui décidaient d’être racontées en choisissant leur écrivain. Faites vos emplettes, Mesdames, nous avons de tout !

2/Raconter des histoires nourrit les écrivains, en leur offrant un espace de liberté, de rêve, de voyage, d’imaginaire et de créativité intérieure qui leur fait du bien, voire les aide à se connaître.

3/Raconter des histoires, c’est aussi une manière d’appartenir au monde, de se connecter aux autres, de contribuer à la société, de générer du lien.

Pfiiiiouuuuu… Une chouette expérimentation que cette incursion dans les « Pourquoi » subjectifs de chacun, je recommencerai ! Sur ce, je vais re-re-re-re-re-relire les réponses de mes camarades écrivains et méditer dessus en bonne compagnie : à ma droite, le Dieu des Pious, à ma gauche, un seau de myrtilles fraîches ! (Happy me^^)

 

Formidable visiteur, je me fends d’une révérence et je te salue !

 

 

Vaëlban : Hey Siècle, attends une seconde ! Et ta réponse à toi ?

Siècle : Je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler.

Vaëlban : Nom d’un marsupioulami joufflu, je n’y crois pas, tu as esquivé la question !

Siècle : Pas du tout, je me suis juste interviewée, anonymement, avec les 29 autres.

Vaëlban : C’est malin, tiens ! Et ta réponse alors, c’est laquelle ?°_°

Siècle : Franchement, facile. Puisque je babille sur ce blog jusqu’à plus soif, tu n’auras pas de mal à me reconnaître. ;-)

Vaëlban : Mais enfin, Siècle, fais pas ton crocodile mou, dis-moi !

Siècle : Lumière sur ta journée, mon grand !!!

Trois étoiles de plus dans l’Astrographe – Première mise au point

 

createurs-astrographeCher visiteur,

J’espère que tu passes une excellente journée !

Aujourd’hui, nous allons pointer l’Astrographe sur un trio créatif. Qu’est-ce qu’un trio créatif, Siècle, me diras-tu ? Tout simplement : trois créations, trois créateurs, trois créatures (ou un peu des trois) que je te propose de découvrir à travers ce post.

 

1 – Captain Fantastic

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Source : Allociné

Captain Fantastic est un film dramatique américain écrit et réalisé par Matt Ross, sorti dans les salles de cinéma en 2016.

En voici un pitch succinct : Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un couple a consacré sa vie toute entière à éduquer ses six jeunes enfants. Ils ambitionnent d’en faire des philosophes-rois.
Leur éducation prend place dans la nature, à travers le travail manuel, la lecture, la discussion, le partage et les taches communautaires. Le développement de leurs aptitudes physiques se couple d’un apprentissage artistique et intellectuel de haut niveau. Ils savent chasser, se battre, vivre en autarcie, débattre, réfléchir, argumenter, faire de la musique, du yoga, danser.
Mais ils ne savent rien de la vie dans le monde, des codes de communication propres à leur génération. Un drame les oblige à quitter leur isolement et à découvrir cette fameuse « société » qu’ils ne connaissent qu’à travers les livres, à rencontrer les autres au sens large du terme.
Le Capitaine fantastique de cette histoire, c’est leur père, ce chef de famille aux choix de vie si authentiques et en même temps si extrêmes. Aller à la rencontre du monde extérieur aux côtés de ses enfants va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et à remettre en cause tout ce qu’il leur a appris.

 

Captain Fantastic – Bande Annonce

Source : Youtube

Captain Fantastic est un film marquant, tout en nuances et en finesse. Les points de vue s’affrontent, mais il n’y a pas de gagnant, pas de méchant affiché. Juste des subjectivités qui campent sur leurs positions. Quelle est la meilleure éducation possible ? A quoi prépare-t-on un enfant qui grandit ? Quelle vision de la vie transmettre ? Et jusqu’où faut-il aller pour tenir ses convictions ?
Les divergences d’opinions des protagonistes nous entraînent dans une montée en escalade, émouvante et conflictuelle. On emprunte tour à tour des paires de lunettes radicalement opposées et on se retrouve déchiré, comme le Capitaine de notre histoire, comme ses enfants, entre des vérités contradictoires et qui pourtant coexistent.
La grande qualité de ce film, c’est sa capacité à nous immerger, par l’empathie, dans les dilemmes qui agitent les personnages. C’est une histoire qui questionne notre société, mais qui le fait de manière intelligente. Un film qui nous parle de vie, d’amour, de mort, des tabous que nous cultivons et des choix qui reflètent ce que nous sommes ou ce que nous espérons devenir.
Ajoutons à cela, un jeu d’acteurs d’une grande justesse. Viggo Mortensen mène sa barque, ou plutôt son bus en l’occurrence, d’une main de maître. Découvrir ce film, c’est embarquer pour un voyage qui parle autant au cœur qu’à l’esprit et qui nous propose de regarder dans le miroir. Charge à chacun d’y jeter un oeil timide ou d’y plonger à plein nez.

 

2 – Wait But Why (english readers only)

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Source : Wait but Why

Je vais à présent ajuster le télescope sur un site internet que je t’invite à découvrir, cher visiteur, mais seulement si tu lis l’anglais. J’en profite pour faire un aparté : il m’arrivera de pointer l’Astrographe sur quelques créations en langue anglaise et j’agite d’ores et déjà un chapeau empli d’excuses plates et longues comme des anguilles à ceux qui ne parlent pas cette langue. Si c’est ton cas, n’hésite pas à passer directement à notre troisième étoile du jour. ;-)

Le site Wait but Why a été créé par Tim Urban et Andrew Finn en 2013. A travers des posts plus ou moins longs (comprendre parfois très très longs), Tim Urban développe une réflexion documentée autour d’un sujet qui a piqué sa curiosité – et ils sont nombreux.
Il s’intéresse à des thèmes aussi complexes que l’Intelligence Artificielle, l’exploration spatiale ou la cryogénisation. Aussi pragmatiques que le doux art de la procrastination sur lequel il a d’ailleurs participé à un TED Talk en février 2016.
J’ajouterais que ses posts sont agrémentés de délicieux petits dessins qui valent le détour. Même chose pour les nobles créatures qu’il met en scène : the Instant Gratification Monkey and the Panic Monster notamment, mais pas seulement.
Son blog est aujourd’hui suivi par des centaines de milliers de personnes (au moins). Récemment, Tim Urban a utilisé la popularité de Wait but Why pour faire une expérience amusante. Au mois d’août 2016, il a organisé une IRL géante entre les lecteurs de son blog. En l’espace d’un week-end, 3500 personnes ont participé à 400 événements dans 168 villes et 48 pays. Comme quoi, le pouvoir de l’individu amplifié par internet et les réseaux sociaux… mais bref, je m’éloigne du sujet.^^

 

Ted Talk sur la procrastination (sous-titres en français)

Source : Youtube

Les articles de Wait but Why sont toujours intéressants à découvrir : le ton à la fois humoristique et passionné de Tim Urban en rend la lecture très agréable. Tim cherche vraiment à creuser le fond de ses raisonnements. On peut ne pas les partager, au final, mais l’ensemble des liens et des informations qu’il collecte lors de ses recherches constitue une vraie mine d’or qui nous fait voyager d’un bout à l’autre de la Toile. Un autre aspect appréciable de ce blog, c’est la qualité de son lectorat et des commentaires en bas d’article. Sur un sujet traité par Tim Urban, on a facilement une centaine d’autres paires de lunettes qui partagent avec nous leur vision des choses de manière souvent argumentée.

Je n’en dis pas plus, cher visiteur, et je te laisse quelques liens à découvrir, si tu le souhaites… ;-)

  • La procrastination et autres insanités humaines :

Why procrastinators procrastinate, et aussi Taming the Mammoth: Why You Should Stop Caring What Other People Think et enfin Why I am always late.

  • L’Intelligence Artificielle :

Avant d’entrer dans le détail des articles sur l’Intelligence Artificielle, un petit détour par the Fermi paradoxe s’impose. Pour entrer dans le vif du sujet, lire The AI Revolution: The Road to Superintelligence suivi de The AI Revolution: Our Immortality or Extinction. Toujours là ? Tu en veux encore ? Alors Why Cryonics Makes Sense est fait pour toi.

  • Elon Musk, Tesla et Space X :

Une série d’articles consacrés à Elon Musk et qui abordent plus largement l’énergie solaire, les voitures électriques et la conquête spatiale. On commence avec Elon Musk: The World’s Raddest Man, suivi de How Tesla Will Change The World pour terminer sur How (and Why) SpaceX Will Colonize Mars si on est motivé car ce sont vraiment des articles très longs (mais passionnants^^).

  • Sur une note plus légère :

Voilà un article qui s’amuse à te montrer l’Histoire de la Terre et des civilisations en mettant le temps en perspective. C’est ici : Putting time in perspective. Une autre mise en abîme amusante sur les chiffres dans l’article From 1 to 1 million.

 

3 – Android Jones

 

Et voilà le troisième créateur de notre trio pour en prendre plein les mirettes ! Connaissez vous Android Jones ?

 

Electric Love

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©Android Jones, Source : Sol Purpose

Android Jones est un artiste extraordinaire. Difficile de qualifier son travail visuel qui est à la fois graphique, digital, chamanique, électronique, cosmique, musical, onirique et indéniablement psychédélique. Totalement renversant. Périlleux de parler de sa créativité avec justesse, je préfère donc relayer les mots de Sol Purpose (excellent site, par ailleurs, n’hésitez pas à l’explorer ;-) ) que vous retrouverez ici : Sol Purpose à propos d’Android Jones.

Pour ceux qui se demandent le pourquoi du comment de ses créations, le sens de la démarche artistique derrière les oeuvres, Android Jones publie un manifeste sur son site dans lequel il nous dit :

« I have seen things in this life that I am incapable of translating into words. In my practice I have visited realms where the imagination ends, and the terrifying beauty of infinity unfolds over and over again.
If I could distill into words exactly what motivates me to create the art that I make than it would not be worth making it. Instead I have chosen the Pen.
Honestly I don’t know why I make this art, or what compels me to keep creating it; it’s a mystery I intend to pursue for the rest of my life, and each image brings me closer to the Ultimate Truth.” – Android Jones, 2013

Je me permets une traduction en français (sois indulgent, s’il te plaît, je ne suis pas traductrice de métier °_°)

« Dans cette vie, j’ai vu des choses que je suis incapable de traduire en mots. A travers ma pratique (sous entendu de création), j’ai visité des royaumes où l’imagination s’achève, et où la terrifiante beauté de l’infini se déploie encore et encore.
Si je pouvais distiller à travers les mots ce qui me motive précisément à créer l’art que je crée, ça ne vaudrait pas la peine de le créer. A la place, j’ai choisi le crayon (ou le pinceau, sous entendu l’outil de création).
Honnêtement, je ne sais pas pourquoi je crée ces oeuvres, ou ce qui me pousse à continuer de les créer ; c’est un mystère que j’ai l’intention de continuer d’explorer pour le restant de mes jours, et chaque image me rapproche de l’Ultime Vérité. » – Android Jones, 2013

Cher visiteur, si tu prends le temps de te promener dans le cosmos d’Android Jones, ici et là, tu t’aventureras en terre d’émerveillement, où le sublime confère à l’indicible, où le digital rejoint l’animal et le spirituel se fond dans la matière des rêves. Se perdre dans l’univers de Jones, c’est passer entre les mondes et les miroirs, toucher l’infini du bout des doigts et ne pas en ressortir tout à fait indemne.

Je te laisse en tête à tête avec une dernière image… Lumière sur ta journée !

 

Boom Shiva

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©Android Jones, Source : Sol Purpose