Et si on empruntait les lunettes de… Jean-Sébastien Guillermou !

 

ecriture-lunettes
Cher visiteur, prépare tes lunettes en forme de caravelle, nous embarquons pour une aventure palpitante sur les ailes de l’imaginaire !

 

Je sautille partout en ce 7 février car j’ai la joie d’accueillir une paire de lunettes qui défrise les moustaches sur ce blog : celle de Jean-Sébastien Guillermou !

Jean-Sébastien est le talentueux créateur du Monde-Fleur dans lequel se déroule sa trilogie : Les pirates de l’Escroc-Griffe. Ses romans ont été publiés chez Bragelonne en trois tomes successifs puis, dernièrement, sous la forme d’une magnifique intégrale que tu peux admirer ci-dessous.

 

L’intégrale des pirates de l’Escroc-Griffe !

Source : Jean-Sébastien Guillermou

 

Jean-Sébastien est un être étrange : mi-homme, mi-magicien, mi-troubadour de l’extrême. La tête dans les étoiles, le cœur aussi gros qu’une grenouille des sables (trempée dans une carafe d’eau), il est animé par la volonté d’aller au delà des frontières visibles et invisibles de l’être. Ceux et celles qui ont le privilège de le fréquenter lui donnent le titre de Capitaine et il n’a de cesse de le mériter, accompagnant, inspirant, encourageant chaque personne qui croise son chemin à poursuivre ses rêves, à ne jamais abandonner. Son enthousiasme est contagieux et c’est un grand bonheur que de suivre ses péripéties littéraires et ses réflexions débordantes d’humour et de sagesse sur son blog. N’hésite pas à y faire un tour, mon cher visiteur. Tu repartiras vers les horizons qui te tiennent à cœur, les voiles de la créativité gonflées à bloc !

 

Voilà notre Capitaine en chair et en os !

Source : Jean-Sébastien Guillermou

 

Hum. J’en suis toute chose. Passons donc à la matière vivante de cette interview !

 

*Siècle s’approche, les joues rosies d’émotion, pour accueillir son Capitaine à la porte du royaume de Heart Shaped Glasses Theory. Elle se fend d’une triple révérence ornée d’un petit saut et de trois tours sur elle-même. Jean-Sébastien reproduit à son tour cette révérence alambiquée. Ils se sourient de toutes leurs dents et s’inclinent une nouvelle fois avant de s’adresser (enfin) la parole.*

 

Siècle : Hello Jean-Sébastien ! Sois le bienvenu sur HSGT et merci de nous prêter tes jumelles de Capitaine le temps d’une interview débridée !

Jean-Sébastien : Merci ! Heureux d’être avec toi dans cet univers ô combien coloré !

Siècle : Tu sais ce qu’on dit, les esprits déjantés…

Jean-Sébastien : … viennent de contes enchantés ?

Siècle : Évidemment ! Je n’en attendais pas moins de toi !^^ Ma première question, toujours la même, ne surprendra personne : Qui es-tu et à quoi ressemble ta paire de lunettes, celle à travers laquelle tu regardes le monde ?

Jean-Sébastien : Bonne question… Je pense être un conteur de rêves, mes lunettes sont celles d’un géographe de l’imaginaire qui explore des mondes inconnus. De grosses lunettes mécaniques télescopiques, gainées de cuir, qui ressemblent à de vieilles jumelles. Elles me permettent d’observer de loin des créatures exotiques. Le souci, c’est que les verres double-foyer rendent mes pupilles énormes ! Et j’ajoute que ces lunettes ne sont pas très discrètes, car on entend parfois l’engrenage mal huilé pousser des cliquetis plaintifs, ce qui n’est pas l’idéal quand tu découvres un temple perdu dans la jungle, et que tu réalises qu’il est hanté par des créatures qu’il vaut mieux ne pas réveiller…

 

Capitaine Bretelle, « L’Homme-Qui-N’a-Jamais-Réussi-Un-Abordage »


Source – Illustration de Céline Lacomblez

 

Siècle : Diantre. Tu aimes vivre dangereusement, dis-moi ! Me voilà toute fiérote, je n’étais pas loin avec ces jumelles de Capitaine ! Du coup, je suis méga intriguée par cette réponse prometteuse. Aurais-tu la gentillesse d’éclairer ma lanterne ? C’est quoi un conteur de rêves ?

Jean-Sébastien : Je sais qu’on va me juger bon pour la psychiatrie, mais je parle de rêves car je ne choisis pas vraiment de thèmes pour mes histoires. À vrai dire, ce sont les histoires qui me choisissent ! Pour être plus clair, il y a un arc narratif dans les corsaires de l’Ecosphère qui m’est apparu… dans un songe, des années avant l’écriture de ce bouquin. Je me souviens qu’au réveil j’étais troublé car il était question d’une reine en fuite dans les montagnes, et dont la garde royale se sacrifiait héroïquement pour lui faire gagner un peu de temps. Bien sûr, je faisais partie des victimes ! (Rires). Dans mon rêve, les vêtements étaient extrêmement détaillés, à la fois familiers et étranges, une sorte de XIXe siècle alternatif. Tout semblait si réel… Je pense sincèrement que certains rêves nous permettent de parvenir à des états de conscience modifiés, et parfois même d’avoir des souvenirs de vies antérieures… ou d’autres mondes. Aujourd’hui, certains scientifiques se demandent très sérieusement si nous ne sommes pas entourés d’une infinité d’univers… Dans ce cas, cela signifierait que presque tout ce que nous imaginons existe, quelque part ! Un de mes auteurs favoris, Michael Moorcock, va dans ce sens, ses héros rêvent d’anciennes existences… Il a peut-être raison, qui sait ?

Siècle : Ce n’est pas moi qui dirait le contraire. Hum.^^ On va y revenir tout à l’heure à cette question d’Univers (celui qui ouvre la porte ne se plaindra pas de me voir la franchir allègrement^^). Merci pour cette réponse détaillée et passionnante, Jean-Sébastien. J’ai bizarrement entendu parler (au détour du chemin) de ces corsaires de l’Ecosphère que tu évoques ici, et même d’une trilogie burlesque et palpitante parue chez Bragelonne, ces dernières années. Les pirates de l’Escroc-Griffe, j’imagine que ça te dit quelque chose ? Tu nous ferais un pitch inédit sauvage et rêveur (oui, oui, tout ça à la fois) de ton roman ?

Jean-Sébastien : Les pirates de L’Escroc-Griffe, c’est un hommage déjanté. La rencontre improbable entre l’Ile au Trésor de Robert Louis Stevenson, et les aventures du baron de Munchaüsen de Terry Gilliam. Une trilogie épique, comique, et même un peu mystique vers la fin…

Siècle : Quelle définition élégante. C’est tout toi !^^

Jean-Sébastien : Merci ! ^^

 

Le Monde-Fleur, l’univers des Mers Turquoise

Source : Jean-Sébastien Guillermou

 

Siècle : Dis-moi, je m’interrogeais, à la suite de ce fameux rêve évoqué plus haut, comment s’est construit ton univers ?

Jean-Sébastien : Ce rêve est intervenu au milieu d’une phase de construction qui a duré… de nombreuses années. Avant même d’écrire le début d’une histoire, j’ai besoin de connaître un minimum l’univers dans lequel vont évoluer les personnages, son histoire, mais aussi ses religions, son économie, sa géographie, sans oublier bien sûr la technologie… Créer des mondes est une activité qui me plait autant que l’écriture en elle-même, car cela demande une certaine rigueur… même dans le cadre d’un univers aussi déjanté que celui des Mers Turquoise ! C’est un long travail, parfois ingrat, mais à mes yeux essentiel. C’est pour moi une forme de respect envers mes lecteurs. L’idée, c’est de leur dire « vous voulez une vraie aventure ? Eh bien profitons-en pour partir VRAIMENT dans un coin très étrange de l’univers »… Enfin, j’essaie !

Siècle : Tu réussis, même !^^

Jean-Sébastien : Je suis touché, merci ! (bande ses chevilles avec mithril pour éviter qu’elles n’explosent).

Siècle : Ah la la…^^ L’un des joyaux de ton roman, c’est ta galerie de personnages incroyables. Je suis curieuse et je te pose trois mini-questions à ce sujet ! Pour commencer, quel est ton personnage préféré dans l’équipage de l’Escroc-Griffe et pourquoi ?

Jean-Sébastien : Une question cruelle… Même si j’ai une tendresse particulière pour le professeur Van Stoorwan, archéologue improbable de l’équipage, je pense que c’est, mais tu dois t’en douter, Goowan, l’homme-iguane. C’est un sage, et je l’aime parce que même si ce n’est pas un être humain, il incarne ce qu’il y a de meilleur en chacun de nous. C’est vraiment l’ami que j’aurais aimé avoir quand j’étais adolescent, et un peu (beaucoup) perdu…

 

Goowan, l’homme-iguane

Source – Illustration de Céline Lacomblez

 

Siècle : Je te comprends parfaitement et j’enchaîne sans attendre sur une deuxième question : quel est le personnage sans qui l’Escroc-Griffe aurait forcément coulé depuis belle lurette ?

Jean-Sébastien : C’est tout simplement mon héros, Caboche. Dans la toute première version il était insupportable ! Mes proches disaient qu’ils avaient envie de lui coller des gifles, c’était un peu le faire-valoir écervelé du capitaine Bretelle. À cette époque le capitaine Bretelle était au cœur de l’histoire, mais au fil des versions Caboche s’est tellement étoffé qu’il est devenu la pièce centrale de la trilogie. Aujourd’hui, quand un lecteur me dit qu’il a été touché par Caboche, je suis fier du parcours de mon orphelin !

Siècle : Et quel est le personnage qui porte le message le plus fort, à tes yeux ? (dans ou hors équipage officiel ;-) )

Jean-Sébastien : Dans l’équipage, Goowan bien sûr, car j’ai toujours adoré au cinéma les films comme Enemy, Danse avec les loups ou le Dernier Samouraï, quand le héros adopte un peu (beaucoup) les coutumes d’une civilisation étrangères qui va l’accueillir. Dans la trilogie, c’est le cas, on sent que la philosophie de mon homme-iguane déteint sur l’équipage, Bretelle et Caboche en particulier. En dehors de l’équipage, je pense naturellement à Mange-Sang, le roi-tyran des Mers Turquoise, mais je ne peux pas en dire plus sans révéler des éléments essentiels de l’intrigue…

 

Caboche !

Source – Illustration de Céline Lacomblez

 

Siècle : Héhé, je vois ce que tu veux dire et une goutte de teasing, c’est parfait pour la route ! Aujourd’hui, avec un peu de recul, cette aventure à bord de l’Escroc-Griffe, que t’aura-t-elle appris ? Qu’en auras-tu retiré ?

Jean-Sébastien : Ça peut paraître cliché de dire ça, mais c’est une aventure qui a changé ma vie à tout jamais. J’ai quand même lâché un métier d’enseignant pour écrire à temps complet, ce qui était un pari un peu fou ! Au final, je ne le regrette pas. Je ne suis qu’un tout petit auteur au milieu de la grande famille de l’imaginaire, mais c’est déjà un bonheur incroyable de pouvoir écrire quotidiennement. J’ai appris la patience, surtout dans les moments de doute lors des soumissions éditoriales. Quand mon éditeur m’a dit « oui », les mois suivants je n’ai pas pu m’empêcher de me poser des questions. Avait-il changé d’avis entre temps ? Les attentes ne sont jamais simples à gérer pour les auteurs qui sont, dans le monde réel, des créatures maladroites qui doutent beaucoup… J’ai retiré de cette aventure une plus grande confiance en moi, le sentiment de m’épanouir dans l’écriture, et donc dans ma vie. Pendant longtemps je me suis demandé si écrire était compatible avec un sentiment de plénitude (je médite quotidiennement), il y a peu j’ai réalisé qu’au contraire, écrire était finalement ma façon à moi de trouver une place dans ce vaste univers… J’aime raconter des histoires depuis toujours, c’est ainsi, je dois l’accepter.

Siècle : Merci pour cette magnifique réponse, cher Jean-Sébastien. C’est vraiment merveilleux de lire tout ce que l’écriture t’a apporté à titre personnel.
Et maintenant, une question qui m’amuse beaucoup. Il y a peu de temps, tu faisais ton coming out sur les réseaux sociaux : six mois pour rédiger le synopsis de ton prochain one shot (roman en un tome unique) et une nuit pour concocter celui d’une seconde trilogie dans l’univers de tes pirates.^^ Mais que s’est-il passé ? Les muses ont-elles toujours le dernier mot ?

 

Ecrivain, illustrateur, artiste, qui que tu sois, be prepared… or not !

Source – Copyright, 2009 The Advanced Magazine Publishers Inc./Les Arènes

 

Jean-Sébastien : Hahahaha ! Oui, j’en ai bien peur… Je tiens tout d’abord à dire que je ne renie pas le projet de one shot ! Je l’écrirai un jour… mais c’est encore trop tôt. Un soir dans le train, l’idée d’une nouvelle trilogie dans l’univers des pirates s’est imposée comme une évidence, et effectivement, en une nuit, j’ai écrit trois synopsis, avec un plaisir fou. Je pense que j’avais envie d’écrire ce projet de one shot pour de mauvaises raisons, je voulais changer de style, écrire des choses plus sombres, plus adultes… en fait j’avais des choses à prouver ! Et puis est venue cette idée de trilogie, avec cet univers que j’ai du mal à quitter, le sentiment de ne pas l’avoir assez exploré. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de lecteurs ont semblé soulagé ! Je pense comme eux qu’il aurait été dommage de ne pas aller au bout de ce voyage, même si les personnages, le royaume et l’époque seront différents. Et puis, une seconde trilogie m’évite d’infliger six tomes au lecteur, puisque les deux trilogies seront indépendantes. Enfin, presque…

Siècle : Je souris de toutes mes dents !

Jean-Sébastien : Heureux je suis !

Siècle : Et tu n’es pas le seul… écrire là où son cœur donne la pulsation juste…

Jean-Sébastien : C’est joliment dit !

Siècle : Je m’incline et t’offre une nouvelle révérence ! Et puisqu’on parle de justesse… nous allons passer à la partie en forme d’étoile de cette interview (je t’avais dit que j’y reviendrai^^). Sur ton blog, tu nous parles de la voie du dao et de l’art d’être kintsugi. Je crois également savoir que tu pratiques le bouddhisme, la méditation quotidienne et que les questions de développement personnel/spirituel t’intéressent profondément. Tu nous en dis un mot ?

 

Kintsugi power !

Source

 

Jean-Sébastien : Révérence à toi également ! (^^). Je considère que mon écriture est un artisanat, mais l’Ecriture avec un grand E est un art, un « dao » comme diraient les Japonais. À vrai dire, n’importe quelle activité humaine peut être considérée ainsi, au Japon existe même un art de la composition florale ! Le bouddhisme est venu à un moment important de ma vie, lors des soumissions éditoriales dont on parlait plus haut. J’étais stressé, migraineux, en plein doute existentiel. Je me posais des questions sur le sens de l’univers, et ma place dans celui-ci. Est-ce que je n’avais pas passé une décennie à écrire des livres pour rien ? Depuis toujours, j’étais passionné par la science et la spiritualité, mais je ne trouvais pas de sagesse susceptible de concilier les deux, jusqu’au jour où je suis tombé les livres de Matthieu Ricard, le moine bouddhiste et traducteur officiel du Dalaï-Lama, qui a eu des échanges passionnants avec des scientifiques et des philosophes. J’ai découvert la culture tibétaine et la méditation, qui m’a fait beaucoup de bien. Je me suis mis à fréquenter des centres bouddhistes dans différentes régions de France… et je suis « devenu bouddhiste », même si l’expression n’est pas adéquate, car la prise de refuge n’est pas un « baptême ». Le bouddhisme, c’est une spiritualité très difficile à résumer en langage occidental, un mélange harmonieux de philosophie, de science et de religion. Une science contemplative. « Science » car dans le bouddhisme il n’y a pas « d’âme » ou de dieu créateur comme dans les trois monothéismes. Il y a une démarche très rationnelle car on doit toujours développer une pensée critique et ne rien accepter aveuglément. « Religion » car il y a l’idée qu’un flux de conscience survit après la mort, et surtout celle d’un humanisme pacifique qui respecte toute forme de vie… sans faire de prosélytisme pour le bouddhisme !

Siècle : Ne t’inquiète pas, c’est super intéressant de t’entendre en parler. Merci !

Jean-Sébastien : Pour répondre à ta question, pour moi, l’Univers et nos consciences se façonnent mutuellement, c’est la condition même de leur coexistence. L’Univers, c’est ce jeu d’interdépendance entre tous les êtres. J’aime beaucoup la métaphore de l’arc-en-ciel, qui apparait… et qui pourtant n’a pas de substance. Il n’ « existe » que parce que certaines conditions sont réunies. De la même façon, nous n’existons que par et pour les autres, rien d’autre n’a de sens. En ce qui concerne mon cheminement, je pense que cette spiritualité m’a apporté plus de sérénité. Essayer de rester dans l’instant présent pousse à moins céder à la colère, l’angoisse ou à de faux besoins, surtout dans un monde aussi complexe que le nôtre. C’est pour cette raison que je fais souvent des parallèles sur le blog entre l’écriture et la philosophie orientale, je trouve que considérer l’Écriture comme un art est profondément enrichissant.

Siècle : Un très grand merci à toi pour cette réponse si authentique et si émouvante. <3

Jean-Sébastien : Je t’en prie <3

 

Apprendre le vrai sens de la méditation…

Source

 

Siècle : Un petit brin de poésie dans la prochaine question. ^^ Quel est ton plus grand rêve à venir/avenir quand tu te penches sur le miroir des souhaits ?

Jean-Sébastien : Difficile à dire car je suis vraiment heureux, j’ai tout ce que je désire, du moins l’essentiel, j’ai donc de moins en moins d’attentes. Mes rêves concernent surtout mes proches et moins proches, en particulier mes nombreux amis auteurs pas encore publiés de CoCyclics, un forum d’écriture que tu connais un peu, il me semble… Je pense très fort à eux et leur souhaite le bonheur d’une publication, et surtout le bonheur tout court…

Siècle : Des paroles bien sages, mon Capitaine ! ;-)

 

*Nouvel échange de révérences rocambolesques… Décidément, ces auteurs de l’imaginaire, ils sont complètement frappadingues. Aucun garde-fou, aucune pudeur ne les arrêtent !*

 

Siècle : Une dernière question pour la route. En fait, c’est plutôt un jeu. Je te donne deux ou trois mots et tu me dis en une (seule) phrase spontanée (sans trop réfléchir), ce que cette expression ou ce nom t’évoque. Tu es partant ?

Jean-Sébastien : C’est parti !

Siècle : Go go go ! Si je te dis : Océan ?

Jean-Sébastien : Liberté.

Siècle : Gastéropode poilu ?

Jean-Sébastien : Loufoque ! Hahahaha !

 

Bien sûr que ça existe les gastéropodes poilus, cher visiteur, tsss tsss !

Source

 

Siècle : Le mot le plus important ?

Jean-Sébastien : Compassion.

Siècle : Époustouflant. Je suis émue comme une petite cuillère empathe. Un immense merci de nous avoir prêté ta paire de lunettes méca-télescopique, mon cher Jean-Sébastien. Heart Shaped Glasses Theory te remet solennellement une cassette en métal comprenant les items suivants : des lunettes en forme de cœur, un flacon de fous-rires extra-condensés (attention, pas plus d’une goutte à la fois !) et une boussole qui indique toujours ton étoile favorite.

Jean-Sébastien : Génial ! C’est Noël avant l’heure, merci pour tous ces cadeaux que je vais garder précieusement. Et merci à toi pour ton blog que j’ai tant plaisir à lire, ça fait du bien un tel concentré de bonheur !

Siècle : Je te retourne le compliment ! Merci à toi pour tant de générosité, c’est un plaisir toujours renouvelé de te lire et de suivre tes aventures ! Tu portes bien ton titre, mon Capitaine ! ;-)

Jean-Sébastien : Je suis très touché, merci !!!

 

*Siècle et son Capitaine se noient mutuellement sous une déferlante de petits cœurs !*

  

 

Ce moment de grâce touche à sa fin. Te voilà aussi ému que moi, cher visiteur. Tiens, prends un flacon en forme de gastéropode pour récolter les larmes qui sillonnent tes charmantes joues. C’était trop court ! Je vous avais prévenu, ce merveilleux Capitaine ne laisse personne indifférent !

 

 

Tu peux retrouver Jean-Sébastien sur la Toile par ici :

Jean-Sébastien Guillermou – Blog officiel de l’Escroc-Griffe
Jean-Sébastien Guillermou – Page Facebook
Jean-Sébastien Guillermou – Twitter
Venez dévouvrir les pirates de l’Escroc-Griffe sur le site de Bragelonne !

 

 

Que le nénuphou coule à flots, matelot !

Lumière sur ta journée !

 

Et si on empruntait les lunettes de… Elie Edme !

 


Salutations, cher visiteur !

Comment vas-tu ? Merveilleusement bien ? Tu m’en vois ravie !^^

Nous voilà de retour chez les Créateurs de tous poils. Le temps d’une interview, nous allons emprunter la paire de lunettes d’un créateur unique que je suis très heureuse de recevoir sur Heart Shaped Glasses Theory. Comme tu le sais, on peut être créateur de bien des façons : artiste, illustrateur, écrivain, créateur de soi-même, d’un concept, d’un blog, d’une histoire, d’une pratique…

Elie Edme est un créateur-explorateur du corps conscient, du corps global, un pratiquant passionné, un chercheur et un enseignant dans les arts du corps et de l’adaptation. Si tu le souhaites, cher visiteur, tu pourras découvrir (et même, pourquoi pas, expérimenter°_°) sa méthode du Corps Global à travers son site internet, son blog et sa chaîne Youtube.

Mais avant toute chose, commençons par des présentations dans les règles de la myrtille. (Blueberry forever !)

 

Elie Edme

Source : Elie Edme

 

*Mes lunettes en forme de cœur perchées sur le bout du nez, j’accueille Elie qui franchit les portes de mon royaume d’un pas virevoltant.*

 

Siècle : Cher visiteur, voici Elie, charmant zébulon aux neurones supra-connectés et au cœur d’enfant. Cher Elie, voici mon visiteur authentique, curieux et bienveillant qui s’installe dans les gradins pour assister à notre rencontre (pas de pression, hein !^^) Bienvenue sur Heart Shaped Glasses Theory et merci de nous prêter ta paire de lunettes le temps d’un tour de manège !

Elie : Merci à toi de me proposer ce tour !

 

C’est parti !

Source

 

Siècle :  Avec plaisir ! Et justement, à propos de lunettes, elles ressemblent à quoi celles que tu pioches dans le chapeau d’allégeance tous les matins ?

Elie : Ce sont des lunettes invisibles, sans formes ni couleurs, comme insaisissables !

Siècle : Génial ! Des lunettes qui te permettent d’avancer incognito, en somme ! Je te pose, en guise d’entrée, la merveilleuse question qui nous hante tous, à savoir : qui es-tu ?

Elie : Ah ! Vaste question… Mais pas si compliqué d’y répondre. Je m’appelle Elie et au centre de ma vie, il y a la passion (voir même plutôt l’obsession) pour le développement du potentiel de l’être humain. Concrètement, cela passe par la pratique et l’enseignement des arts du corps et de l’esprit. Bien que j’ai d’autres projets (secrets ^^) en cours de préparation, mon véhicule de transmission s’appelle aujourd’hui Corps Global. C’est une perspective multiple de la pratique corporelle qui ne s’intéresse pas à une discipline corporelle particulière mais opère plutôt une synthèse équilibrée entre les trois grands « archétypes » présents dans le domaine des arts du corps : les arts méditatifs (Voie du Guérisseur), les arts du mouvement (Voie du Danseur) et les arts martiaux (Voie du Guerrier).

Cette recherche et ce désir de transmettre me sont venus très tôt, comme une flamme, comme un brasier intérieur même, qui s’est imposé à moi, comme une vocation, comme un appel. Donc je me définirais comme un pratiquant qui aime par-dessus tout transmettre sa passion. Mais bon, c’est vraiment pour simplifier, parce qu’on est jamais que le rôle ou le masque que l’on se donne !

Siècle : Impressionnant ! Tu es donc un chercheur irréductible et passionné (la classe !) Tu nous parles de cette recherche comme d’un brasier, une flamme qui s’est imposée à toi. Est-ce que tu pourrais me donner trois motivations fondamentales, trois flammes majeures qui te guident jour après jour (tu sais, ces petites bêtes qui te tirent du lit le matin et font du trampoline sur ta tête, histoire que tu dépotes à plein gaz) ?

 

Trois flammes majeures : croître, se dépasser, se sentir vivant !

Source

 

Elie : La première motivation, c’est de croître. Par la pratique, par l’enseignement, par la rencontre, par l’apprentissage permanent. La deuxième motivation, c’est de me dépasser, ne pas accepter mes limites comme des barrières insurmontables mais comme des obstacles pour grandir. La troisième motivation, c’est de profiter, de me sentir vivant, de jouir de la vie et de tout ce qu’elle m’apporte de joie et de peine, de compréhension et de confusion, d’ordre et de chaos.

Siècle : Que du positif ! J’adore, j’adore, j’adore ! (Hum, hum, du calme, ma petite Siècle, pas d’excès d’enthousiasme, on a une interview à mener, que diable !) Tu nous parles en premier lieu de pratique. La pratique, pour toi, elle permet quoi ? De te changer toi ? De changer le monde ?

 

Peut-on changer le monde avec sa pratique personnelle ?

Source – Corps Global

 

Siècle : Une vision des choses intéressante. Du coup, pour arriver à cette connaissance précise de toi, de tes motivations, de tes flammes intérieures, j’imagine que tu as traversé bien des étapes, je me trompe ? Ma curiosité est aiguisée comme une aiguille de compétition. Tu nous racontes un peu ton histoire ?

Elie : J’ai été porté très tôt par la pratique du corps.

Ma recherche est partie d’une souffrance et d’une violence. C’était une nécessité, une histoire de survie en quelque sorte. Le rapport à la violence (la mienne et celle de l’autre) ont été des thèmes centraux sur mon chemin. Très jeune je me suis senti victime, obligé de subir, comme si je n’avais pas en moi les capacités de faire face. Je me suis retrouvé plusieurs fois dans des situations d’agression qui m’ont beaucoup marqué. Jamais rien de grave physiquement, mais chaque situation a laissé une trace psychologiquement.

L’Aïkido puis après le Systema ont joué le rôle de thérapies vis-à-vis de cette problématique. Alors que je pratiquais en croyant vouloir apprendre à me défendre, j’y rejouais en fait mes fantasmes de combat où je devenais le héros de ma propre légende et pourfendais, au dojo ou à la salle d’entraînement, mes dragons intérieurs. Ces démons étaient, en fait, toutes ces situations que j’avais vécu et dans lesquelles je n’avais pas pu agir, j’avais perdu le contrôle, j’avais été obligé de subir.

 

Combattre le dragon

 

Source

J’ai commencé l’Aïkido à 7 ans et c’est un art que j’ai pratiqué jusqu’à mes 19 ans. J’ai voulu même l’enseigner durant mon adolescence (c’est pour te dire que ce désir d’enseigner m’est venu jeune). Mais malgré la passion et l’intensité que je pouvais mettre dans cette pratique, j’ai été appelé ailleurs. Arrivé à un certain point, l’Aïkido m’avait apporté tout ce je pouvais en retirer. Beaucoup de fantasmes sur la violence ont pu être rejoués sur les tatamis, mais cela ne me suffisait plus de fantasmer l’opposition, de l’imaginer plutôt que de la vivre (en Aïkido, dans la plupart des styles tout du moins, l’opposition et la résistance combative et par conséquent chaotique n’est jamais abordée. Ce qui laisse donc très peu de place à l’aléatoire et l’imprévisible qui constitue pourtant le cœur de la confrontation physique).

J’avais besoin d’expérimenter davantage le contact physique dans un cadre combatif. Et c’est par le Systema que j’y suis arrivé (le Systema est un art martial russe où les frappes sont portées sans protection mais intelligemment pour que le pratiquant puisse s’y habituer sans être traumatisé). J’y ai énormément appris. Pas le combat. Non. Mais une connaissance de mon propre rapport à la violence et à mes peurs. Et d’une telle façon que j’ai pu grandir face à elles.

 

La Voie du Guerrier 


Source

• Gérez mieux le stress et apprivoisez votre propre violence dans un cadre sécurisé, afin de mieux accueillir celle de l’autre dans un lâcher-prise pragmatique.
• Éveillez votre combativité et cultivez une attitude indomptable qui sera votre alliée la plus fidèle pour faire face avec détermination aux défis de tous les jours.
• Établissez vos frontières personnelles et grandissez en confiance pour vous adapter le plus fluidement possible aux situations chaotiques que la vie vous présente.

Elie Edme – Méthode Corps Global

 

Au bout de tant d’années de pratique et d’autres expériences martiales beaucoup plus ponctuelles (car l’Aïkido et le Systema, je les ai pratiqué 12 ans dans un cas et plus de 4 ans pour l’autre et de manière extrêmement intensive puisque j’avais commencé à l’enseigner sur la fin chez mon professeur de l’époque), j’ai réalisé ce qui se jouait dans ma démarche. Quand j’ai accepté qu’en fait ce que je rejouais et cherchais à transmuter, c’était mon histoire personnelle, j’ai été presque comme dégoûté par les arts martiaux.

A quoi bon tout cela ? me suis-je dit. A quoi bon apprendre à se défendre ? Se défendre contre quoi ? Je prenais de plus en plus de distance … Ça devenait épuisant d’être dans la protection tout le temps… était-ce cela la vie ?

Mais prendre conscience ne suffisait pas pour régler le problème, il me fallait autre chose, il fallait que j’agisse, dans le réel. C’est là que je me suis ouvert aux pratiques de santé (Qi Gong, Méditation, etc.) et un peu plus tard encore aux arts du mouvement (callisthénie, acrobaties, etc.). J’ai donc quitté le monde des arts martiaux pour un temps afin de me consacrer à ces autres pratiques.

Et c’est là que ça devient intéressant. Malgré une ouverture à la « spiritualité » et à des pratiques éloignées de la martialité, mon histoire me poursuivait, je me retrouvais toujours dans ces situations de violence, d’altercations, malgré tous les « nettoyages » que je pouvais faire.

Et puis… il y eut Corps Global ! :D

 

 

Siècle : Corps Global, justement, parlons-en ! Au début de cette interview, tu nous dis que c’est (aujourd’hui) ton véhicule de transmission, qu’il s’agit d’une perspective multiple de la pratique corporelle… j’ai été particulièrement interpellée par tes trois Voies, celles du « Guérisseur », du « Danseur » et du « Guerrier ».

Tu nous expliques comment ça marche ?

 

La Voie du Danseur

Source

• Redécouvrez le plaisir d’habiter votre corps, de vous sentir puissant, d’actualiser votre potentiel et de profiter plus pleinement de votre expérience physique.
• Construisez un corps fonctionnel en sollicitant l’ensemble des qualités athlétiques majeures telles que souplesse, force, endurance, coordination, agilité, etc.
• Développez une véritable intelligence du mouvement, polyvalente et transposable à n’importe quelle activité physique ou quotidienne.

Elie Edme – Méthode Corps Global

 

Elie : Au cours de mes recherches débridées sur tout ce qui a trait au corps, je me suis aperçu des liens, des interelations et interdépendances entre les différentes pratiques existantes. Ce qui m’a marqué durant mon parcours, c’est que chaque spécialiste de sa discipline la défendait comme un dogme. Or, ce qui m’intéressait n’était pas une discipline en particulier, mais le corps et le mouvement lui-même. Bien sûr, les disciplines sont intéressantes et la spécialisation nécessaire pour aller creuser en profondeur dans un sujet donné. Mais ce n’était pas ce qui m’appelait. Ce qui me passionne c’est la synergie entre les disciplines, comment elles se nourrissent les unes les autres, comment chacune apporte aux autres. C’est comme ça qu’est née cette approche des trois voies. Dans le but de développer un rapport au corps harmonieux, équilibré, qui permette à la fois un développement de compétences réelles et sérieuses tout en préservant le corps sur le court, moyen et long terme. Tire trop dans un sens (en te spécialisant trop) et tu déséquilibres le tout (ton corps et ton esprit, les deux étant inséparables en réalité).

La beauté de ce véhicule de transmission, c’est qu’il permet de s’adapter aux besoins et aux aspirations particulières de chaque personne sans lui faire perdre la perspective d’ensemble, perspective qui lui permettra de développer un équilibre vers plus de vitalité. Ce qui m’intéresse, c’est d’amplifier chez moi, dans ma pratique et chez les personnes à qui j’enseigne le sentiment d’être vivant !

 

La Voie du Guérisseur

Source

• Favorisez le fonctionnement optimal de votre corps et construisez une architecture interne pour rayonner de vitalité au coeur de votre quotidien.

• Partez à la découverte de la sensation et vivez des états de bien-être de plus en plus profonds, ancrés dans le corps et apaisant les mouvements intempestifs de l’esprit.

• Connectez-vous au mystère de la conscience au travers de l’expérience physique pour vivre votre vie avec davantage de fluidité au lieu de vous opposer à son courant.

Elie Edme – Méthode Corps Global

 


Les trois voies sont comme des poupées russes…

Avec le Guérisseur tu apprends à mieux sentir ton corps, jusqu’à pouvoir travailler tes tensions chroniques (ou provoquées par les autres aspects de la pratique) et t’en libérer progressivement. Le Danseur t’enseigne à utiliser ton corps dans l’espace (soulever ton poids de corps, explorer le mouvement, etc.) afin de créer un corps polyvalent et résilient (comme ça, tu peux explorer ensuite n’importe quelle activité physique de ton choix en ayant des repères solides de lecture du mouvement, de préparation physique et de coordination). Et puis en plus de cela, ta capacité à bouger est le premier gage de santé (selon moi). Donc en préservant cette capacité à faire usage de ton corps, tu entretiens ta jeunesse et te prépare une plus belle vieillesse. Et enfin, le Guerrier permet de se confronter à la situation de mouvement la plus chaotique qui soit : le combat. Je l’aborde de manière progressive et intelligente, pas comme une brute. Le but, c’est de faire tomber les fantasmes et de rendre le mouvement encore plus fonctionnel. Avec le combat, on ne peut pas se mentir, les masques sont obligés de tomber car on est confronté à notre vulnérabilité. Même les combattants les plus chevronnés savent qu’ils peuvent perdre en 3 secondes face à quelqu’un de moins bon qu’eux. Il y a tellement de paramètres qui nous dépassent.

Siècle : Bel éclairage, je te remercie. Tu disais plus haut que, très vite, tu as voulu enseigner. J’imagine (je me trompe peut-être^^) qu’il y a des chercheurs/praticiens qui ne sont pas pour autant des enseignants. D’où te vient ce goût de la transmission ? Pourquoi est-ce important pour toi d’enseigner ?

Elie : Oui, c’est très juste. D’ailleurs ce n’est pas parce qu’on est virtuose dans une pratique donnée que l’on est bon enseignant dans cette même pratique. La pratique est un chemin extrêmement solitaire. J’ai toujours aimé ça, et depuis mes treize ans, j’ai toujours eu un semblant de pratique personnelle. La transmission est un moyen de redonner aux autres ce que la pratique m’a apporté et ce qu’elle continue de m’apporter. Oui, c’est bien de pratiquer dans son coin et de progresser, de se dépasser et de repousser les limites de son exploration, mais à quoi bon si ce n’est pour le transmettre en même temps ? J’aurais le sentiment que ma pratique aurait été vaine… Et puis enseigner, surtout pour le pratiquant passionné que je suis, permet aussi de progresser dans sa propre pratique, donc c’est le double effet Kiss Kool :-D

 

Transmettre à travers des vidéos…

Source – Corps Global

 

Je te dis cela mais je ne considère pas que tous les pratiquants doivent transmettre. Je sais juste d’expérience qu’enseigner te permet d’affiner ta pratique et d’y être aussi plus efficace. Enseigner est une vocation pour moi. Donc, en fait, j’ai beau te donner des explications sur le pourquoi du comment, en réalité, je ne peux que m’en remettre au mystère et à la magie du chemin pour expliquer pourquoi j’ai choisi d’enseigner.

Siècle : Parfait. Une dernière question pour la route. En fait, c’est plutôt un jeu. Je te donne deux ou trois mots et tu me dis en une (seule) phrase spontanée (sans trop réfléchir), ce que cette expression ou ce nom t’évoque. Tu es partant ?

Elie : Yes !

Siècle : Alors, allons-y. Si je te dis : accomplissement ?

Elie : Dépassement de soi.

Siècle : Ton parfum de glace préféré ?

Elie : Caramel beurre salé.

Siècle : Le mot le plus important ?

Elie : Résilience.

Siècle : Splendide ! Merci de nous avoir prêté ta paire de lunettes invisibles (et pas si insaisissable que ça, au final^^), mon cher Elie. J’ai appris tout un tas de trucs aujourd’hui ! Heart Shaped Glasses Theory te remet cérémonieusement une cassette en ivoire comprenant les items suivants : une paire de lunettes en forme de cœur, un kimono rose à paillettes et un badge proclamant la vérité suivante : « La myrtille, c’est cent fois mieux que le vanille ! »

Elie : Triple lol !^^

 

*Dans un éclat de rire magistral, Elie enfile son kimono rose à paillettes (qui lui va comme un gant) avant de sortir de mon royaume en effectuant un triple salto arrière. L’effet de la myrtille, très certainement.*

 

Equilibre

Source : Elie Edme

 

Ah, cet Elie virevoltant ! Quelle belle interview, j’en suis toute émue. J’espère que tu t’es amusé autant que moi, cher visiteur !

 

 

Pour retrouver Elie Edme sur la Toile, c’est par là que ça se passe :

Elie Edme – Corps Global – Site officiel
Elie Edme – Corps Global – Page Facebook
Elie Edme – Corps Global – Chaîne Youtube

D’un point de vue pratique, Corps Global, c’est des cours, des ateliers et des stages ainsi que du coaching individuel, ouvert à tous, du complet néophyte au chercheur plus expérimenté. Le prochain atelier aura lieu le samedi 28 janvier 2017 de 13h à 16h dans le centre de Paris.

Toutes les informations ici !

 

                                             

 

Lumière sur ta journée !

Et si on empruntait les lunettes de… Cindy Van Wilder !

 

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Cher visiteur, je te salue !

Aujourd’hui, je suis joie, car je reçois pour la première fois d’autres paires de lunettes que les miennes sur HSGT – et quelles paires de lunettes ! Accroche-toi à tes moustaches, prépare-toi à rencontrer la seule, l’unique, la merveilleuse Cindy Van Wilder.

 

Cindy Van Wilder

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Source : Cindy Van Wilder

 

Qui est Cindy Van Wilder ? Question facile. Une auteur de talent à la plume à la fois aiguisée et enchanteresse. Cindy n’a pas peur d’oser. Dans ses romans, elle explore plus d’un univers, des thèmes durs et sensibles, et des ambiances où le merveilleux et le parfois grandiose se mêlent au vulnérable, à l’intime, au caché. Les ombres de l’être affleurent dans ses personnages qui combattent pour leur droit d’exister. Il y a de la poésie dans ses mots, celle de la plume, mais aussi celle du cœur ouvert.

Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite à découvrir la trilogie des Outrepasseurs parue chez Gulfstream et dont le premier tome, Les Héritiers, a remporté le prix des Imaginales 2014 (catégorie jeunesse). Cindy est également l’auteur de Memorex, un thriller haletant et sans concessions, paru chez Gulfstream en 2016.

 

Les Outrepasseurs, tome 1 et 2 !

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Source : Cindy Van Wilder et Gulfstream

 

Parce que nous sommes chanceux, en 2017, Cindy publiera deux nouveaux romans : Ferenusia, spin off de la série des Outrepasseurs qui a des furieuses allures de tome 4, là aussi aux éditions Gulfstream. Et son dernier projet contemporain que j’attends, pour tout vous dire, avec grande impatience : Ce soir, le ciel nous appartient, cette fois-ci aux éditions Scrineo.

 

Le Libérateur

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Source : Cindy Van Wilder et Gulfstream

 

Maintenant que te voilà préparé à la rencontre qui se profile, cher visiteur, je chausse mes lunettes en forme de cœur pour accueillir Cindy.

*La voilà qui entre dans mon royaume de son pas fier et altier.*

Siècle : Bonjour Cindy ! Merci de nous prêter tes lunettes le temps d’une interview !

Cindy : Avec grand plaisir :)

Siècle : Je vais commencer par te poser une question de base. Simple formalité indolore (ou presque), ne t’inquiète pas ! Qui es-tu et à quoi ressemble ta paire de lunettes, celle à travers laquelle tu regardes le monde ?

Cindy : Je suis une rêveuse, qui n’a pas pour autant oublié ses pieds sur terre. Mes lunettes ne sont ni roses, ni noires, un mélange de blanc (pour l’écoute envers les autres) et de gris (pour respecter toute la nuance du réel autour de nous). Mes verres ne sont ni carrés ni ronds, mais un large rectangle pour absorber le plus possible. :)

Siècle : Une réponse comme je les aime ! C’est un plaisir d’emprunter tes lunettes panoramiques pour plonger dans ton univers. Entrons dans le coeur du sujet. Te souviens-tu de la première fois où tu as eu le sentiment de « vraiment écrire » une histoire jusqu’au bout (même un texte très court) ?

Cindy : Bonne question… J’ai eu ce sentiment, non pas sur un texte fini, mais sur des passages du premier « vrai » roman dans lequel je me suis investie, à savoir donc le Tome 1 des Outrepasseurs. J’ai l’habitude de comparer ces moments, où tout semble couler de source, où il n’y a plus que le texte qui compte, à des moments de transe. Et c’est vraiment ce que j’ai ressenti sur ce roman. Après, il y a toujours des jours sans, des moments où tu batailles avec les mots, avec toi-même aussi – tu voudrais exprimer tellement de choses mais tu ne trouves pas la manière, tout te semble bancal. Donc, quand ces moments de grâce arrivent, hé bien, tu en profites à fond (et tu les gardes en mémoire pour plus tard – la preuve que oui, tu peux écrire).

Siècle : Il est vrai que les jours derrière le clavier ne se ressemblent pas et qu’il est précieux de garder en tête qu’on a pu écrire et qu’on le pourra encore. Dis-moi, le premier jet des Outrepasseurs, c’était il y a combien de temps ?

Cindy : Le NaNo 2008 ! Et oui, ça remonte quand même !

Siècle : Je suis curieuse (ça n’étonnera personne) : de quoi parlait ton texte lors de ces moments de grâce ?

Cindy : ZE bonne question ^^ Je pense qu’il devait s’agir du premier passage où le Chasseur apparaît, la première fois où je me suis dit que j’allais peut-être réussir à trouver la voix de ce personnage disons tellement controversé. ^^

 

Controversé un peu comme ça ?

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Source –  ©Susan Seddon Boulet

 

*Cher visiteur, notre interview est momentanément interrompue par l’irruption d’un invité inattendu*

« Votre naissance se déroule dans les cris de douleur et le sang. Vous, mortels, ne connaissez pas d’autre manière de venir au monde. Vous êtes des créatures si étranges. Si fascinantes également. Vous n’osez croiser mon regard : vous mettrait-il mal à l’aise ? Ressaisissez-vous ! Mon histoire débute à peine. En plein cœur de Féerie, quand cette dernière régnait encore sur la terre. Alors que vos ancêtres se dressaient sur leurs jambes chancelantes, encore à moitié animaux, les miens chantaient et dansaient sous le regard bienveillant des dieux d’antan. Nous étions beaux, forts et puissants. Nous avions l’éternité devant nous et le monde nous appartenait. Du moins l’avons nous cru. »

(Le Chasseur dans… les Outrepasseurs, Tome 3, Le Libérateur, Chapitre 2)

*Hum, il semblerait que notre invité se soit évaporé de son propre chef. Tant mieux, il n’a pas l’air commode. Bref, reprenons.*

 

Siècle : Tu nous en dis un poil plus sur ce personnage controversé ? Pourquoi est-il si spécial à tes yeux ?

Cindy : D’abord parce qu’il est aux antipodes de ce que je suis ou encore de ce que je pouvais me représenter comme personnage. Il est cruel, il n’écoute que ses désirs, ses impulsions, c’est quelqu’un qui se fiche de blesser les autres tant que lui obtient ce qu’il veut. Ce qui était intéressant, c’est de voir son évolution, comment le lien qu’il développe avec X (je ne vais pas le mentionner sous peine de spoiler) le transforme lui aussi. Y’a un côté « rédemption de bad boy » même si le Chasseur est réellement un criminel. Après, c’est aussi un éternel malheureux, une âme en peine. Ce qui est surtout visible sur l’évolution de la saga. Au final, je ne sais pas lequel des deux, de moi ou de lui, s’avère le plus cruel ! :)

 

*L’air se rafraichit, le vent souffle, un rire malveillant s’immisce dans ma conversation avec Cindy. Ah non, pas encore !*

« La curiosité brille dans vos yeux. Vous vous demandez de quelle manière ma chute s’est produite. Quand ai-je quitté les miens et n’ai-je plus jamais regardé en arrière ? Quand je suis devenu ce que je suis, à présent : un prédateur sans pitié, un monstre ? Je devine vos suppositions, les hypothèses que vous élaborez dans votre petit crâne de mortel. Votre appétit s’aiguise, votre satisfaction aussi. Chère petite âme, comme vous brûlez de connaître ma déchéance ! Vous permettra-t-elle de mieux supporter votre vie misérable et dénuée d’intérêt ? Vous endormirez-vous mieux le soir en pensant à moi ? Comme c’est touchant ! Vous vous en défendez, bien entendu. Vous n’êtes pas de ce bois-là. Silence ! Sinon, je mettrai un terme définitif à votre hypocrisie. Souvenez-vous que je suis un être amoral. Et dangereux. »

(Le Chasseur dans… les Outrepasseurs, Tome 3, Le Libérateur, Chapitre 7)

*Un origami ensorcelé ou deux, et la présence magnétique s’évapore. Pfiouuuu ! Sacré gaillard, tout de même !°_°*

 

Siècle : Un personnage savoureux, ce Chasseur. On en redemanderait presque au dessert…

 

Et comme ça… controversé ? °_°

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Source –  ©Susan Seddon Boulet

 

Siècle : Hum. Revenons à nos fés, pardon, à notre interview. Pourquoi as-tu commencé à écrire et pourquoi écris-tu aujourd’hui ? Est-ce que tes motivations ont changé entre ta première histoire et celle sur laquelle tu travailles actuellement ?

Cindy : Je ne dirais pas qu’elles ont changé, mais elles se sont certainement affinées. Je pense qu’on écrit d’abord pour soi (cliché mais vrai). Pour cette voix qui nous susurre à l’oreille, ces images qui s’imposent à nous, ce fourmillement dans les doigts. Pour le plaisir de voir les personnages, qui nous sont à la fois tellement familiers et étrangers, apparaître.

Ensuite, écrire pour les autres, c’est un choix. Perso, je l’ai fait très vite, je voulais partager mes histoires avec d’autres, c’était un besoin. Comme disent les anglophones : no man is an island. Le mythe de l’écrivain seul dans sa tour d’ivoire, je n’y ai jamais cru. Et dans ce cadre, je n’aurais pas pu mieux tomber que sur CoCyclics.

Siècle : Quand tu dis que c’était un besoin, tu peux préciser ?

Cindy : Besoin de voir les réactions des autres, de se dire que peut-être tu parviens à les distraire, les tenir en haleine, les faire rêver. Et à présent, dans le monde où nous vivons aujourd’hui, j’ai aussi pris conscience de voix qui ne sont pas toujours entendues, mais qui sont bel et bien là. Qui existent. Des voix qui ressemblent parfois à la mienne, parfois pas du tout. Mais tout ce qu’elles ont à dire m’intéresse. Et c’est un travail conscient de ma part de les inclure dans mes histoires autant que je peux.

Siècle : Ah, je suis bien aise que tu ailles dans cette direction là… parce que justement, je voulais t’en parler, de ces voix.^^ J’ai lu tes romans (avec grand plaisir), et cela fait un petit moment que je suis ce qui se passe sur ton blog. Je voudrais m’arrêter sur une question spécifique qui revient souvent dans tes posts. Celle de l’identité. Et plus spécifiquement de l’identité en souffrance, en recherche, et confrontée au regard pas toujours bienveillant des autres. Un sujet que tu as déjà évoqué sur les réseaux, au travers de tes chroniques pour des romans LGBTQIA+ et par le biais de tes personnages et de leurs dilemmes. Tu veux bien nous expliquer pourquoi c’est un thème important pour toi ?

 

Memorex

Adobe Photoshop PDF

Source : Cindy Van Wilder et Gulfstream

 

Cindy : On dit souvent que l’auteur, par le jeu de l’écriture, par le truchement de ses personnages, se cherche soi-même. Dans mon cas, je n’avais pas mesuré à quel point c’est vrai. On se cherche toujours un peu. On se retrouve aussi dans ce qu’on écrit (et c’est parfois même dérangeant de voir à quel point c’est vrai).

Je me suis rendue compte aussi que, depuis quelque temps, j’avais envie de m’ouvrir à d’autres thématiques, d’autres questions qui m’ont toujours attirée plus ou moins inconsciemment. La question de l’identité de genre, de la manière dont on se définit, envers soi et les autres, en fait partie. Et le large spectre que j’ai pu découvrir par ce biais me fascine.

Je parlais de voix tout à l’heure, j’évoquais mes lunettes aux teintes de gris, ce qui reflète justement, à mon sens, la diversité qui existe autour de nous. Une diversité malheureusement encore trop niée au profit de la seule vision que nous impose notre société – hétéro, blanche, cisgenre. Et c’est d’autant plus toxique qu’on nous l’impose dès l’enfance, avant même que nous n’ayons conscience que la réalité, elle, se décline dans une large palette de mots et de couleurs (comme, par exemple, le Rainbow Flag). Donc oui, c’est quelque chose qui me touche, qui me concerne et dont j’entends bien poursuivre l’exploration notamment dans mes écrits.

Siècle : Merci de ta longue réponse. Pour préciser un peu ton point de vue, je me demandais quel rôle peut avoir, d’après toi, le créateur et ici l’écrivain sur ces sujets douloureux ?

Cindy : Pour moi, l’acte d’écrire est aussi militant. Un mot qui peut faire peur, mais qui décrit aussi une réalité. Que nous en ayons conscience ou pas nous transmettons des messages dans nos romans. Nous reflétons notre univers, nos référents. Et dans ce sens, je pense que l’écrivain, surtout quand il écrit en YA (pour un public Young Adult), ce qui est mon cas, peut aussi offrir à ses lecteurs une autre vision que celle qu’on peut leur offrir habituellement. Il/Elle peut leur dire « Je vous entends, je vous vois, vous faites partie de mon monde également ». Et c’est un message très précieux à transmettre, surtout maintenant.

Siècle : Je te remercie beaucoup de partager ta vision avec nous, Cindy. Tu nous montres bien de quelle manière l’écrivain peut (s’il en fait le choix) dégringoler de sa tour d’ivoire pour se retrouver au coeur du réel. Et qu’il choisit, au fond, de qui ou de quoi il se fait le porte parole.

Cindy : C’est moi qui te remercie de me poser cette question et de m’offrir cet espace pour m’exprimer !

 

*Siècle sort un mouchoir avec discrétion pour tapoter les verres de ses lunettes en forme de cœur.*

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Source

 

Siècle : Y a-t-il d’autres thèmes qui te tiennent à coeur et que tu souhaites aborder dans tes romans (d’aujourd’hui et de demain) ?

Cindy : Oh, je pense que les thèmes à explorer sont impossibles à recenser ! Tellement riches, tellement nombreux, et je suis certaine que je ne suis qu’au début de mon cheminement dans ce cadre.

Siècle : Une petite souris m’a d’ailleurs chuchoté à l’oreille que ton #NouveauRoman allait adopter une paire de lunettes bien particulière : celle de personnages qui se cachent d’ordinaire dans les coulisses. Tu veux bien nous en dire un peu plus ?

Cindy : Ah je vois que tu as de très bons informateurs. :D Donc oui, #NouveauRoman, dont le titre provisoire est Ce soir, le ciel nous appartient, va avoir comme fil rouge l’apparence physique. Comme je le disais dans sa vidéo d’intro, mes deux personnages principaux seront gros – ou du moins, ils se percevront comme tels. Et sans spoiler, je peux dire qu’il ne sera en aucun cas question de régime pour eux :D comme ce que l’on voit encore bien trop souvent dès que ce thème est abordé dans les fictions.

 

Ce soir, le ciel nous appartient – Présentation

Source : Cindy Van Wilder – Chaîne Youtube

 

Le message principal de ce roman, c’est vraiment l’acceptation de soi, le body positivity, même si on ne correspond pas aux normes. Bien entendu, j’aborderai aussi d’autres thématiques, et pas toujours liées à l’apparence physique, mais ce thème me tenait particulièrement à coeur. Et surtout pour du Young Adult !

Siècle : En effet, on rejoint bien là ce que tu nous disais plus haut sur le rôle de l’écrivain qui peut choisir de dire « je vous entends et vous faites partie de mon monde également » à des personnes qui se sentent exclues des spotlights et des normes sociales.

Cindy : Exactement.

Siècle : La question traditionnelle que tu attends et à laquelle tu n’échapperas pas : aurais-tu un conseil à donner aux écrivains en herbe ?

Cindy : Les trois que je donne d’habitude en fait. :)

Primo : écrire. Ecrire, écrire, et écrire. Il ne faut pas croire que ce qu’on nomme talent nous tombe tout cuit dans le bec ou que l’inspiration divine va un jour nous apparaître – la réalité de l’écriture est plus prosaïque. C’est en écrivant qu’on devient écrivain.

Donc au taf !

 

Adoptez la Kawaii Keyboard attitude !

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Source

 

Secundo – lire. Développer son sens critique, sa curiosité culturelle, et lire de tout – sortir de sa zone de confort, explorer d’autres horizons.

Tertio enfin – ne pas rester dans sa tour d’ivoire ! Au contraire – avoir autour de soi des gens qui partagent la même passion, le même intérêt ne peut qu’être bénéfique. Pour se soutenir, pour s’entraider, pour se relire aussi. Je sais que je ne suis pas arrivée là sans avoir pu compter sur le soutien de ceux et celles qui me donnent encore de l’énergie à présent.

Siècle : Des conseils à graver dans le marbre, merci Cindy ! Une dernière question pour la route. En fait, c’est plutôt un jeu. Je te donne deux ou trois mots et tu me dis en une (seule) phrase spontanée (sans trop réfléchir), ce que cette expression ou ce nom t’évoque. Tu es partante ?

Cindy : A fond !

Siècle : Alors, c’est parti !^^ Si te te dis : murène à poils longs ?

Cindy : Mon chat, qui est quand même vachement plus gentil qu’une murène ! :D

Siècle : Elliot Wake ?

Cindy : Un auteur qui est définitivement entré dans mon panthéon personnel – lisez Black Iris !!!!

Siècle : Le mot le plus important ?

Cindy : Liberté.

Siècle : Merveilleux. Un immense merci pour nous avoir prêté ta paire de lunettes panoramique, ma chère Cindy. Heart Shaped Glasses Theory te remet solennellement une cassette en bois comprenant les items suivants : des lunettes en forme de coeur, une paire de (super) chaussettes dépareillées et un sachet de myrtilles fraîches.

Cindy : J’adore ! Et miam !

 

Je sais, c’est tellement beau…

Blueberries

Source

 

*Je raccompagne Cindy jusqu’à la porte en sautillant. Elle croule sous le poids d’un sac de myrtilles de 15 kilos, ce qui me satisfait au plus haut point. Il n’est pas dit que la myrtille ne vaincra pas, j’en fais une affaire personnelle ! Le portail de mon royaume se referme derrière elle.*

 

Nous voilà déjà à la fin de cet article, c’est que le temps passe vite en si charmante compagnie.

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Le mois prochain, cher visiteur, ce n’est pas une mais trente paires de lunettes qui débouleront sur ce blog !

 

Accroche-toi à tes mirettes, ça va swinguer !