Et si on empruntait les lunettes de… Jean-Sébastien Guillermou !

 

ecriture-lunettes
Cher visiteur, prépare tes lunettes en forme de caravelle, nous embarquons pour une aventure palpitante sur les ailes de l’imaginaire !

 

Je sautille partout en ce 7 février car j’ai la joie d’accueillir une paire de lunettes qui défrise les moustaches sur ce blog : celle de Jean-Sébastien Guillermou !

Jean-Sébastien est le talentueux créateur du Monde-Fleur dans lequel se déroule sa trilogie : Les pirates de l’Escroc-Griffe. Ses romans ont été publiés chez Bragelonne en trois tomes successifs puis, dernièrement, sous la forme d’une magnifique intégrale que tu peux admirer ci-dessous.

 

L’intégrale des pirates de l’Escroc-Griffe !

Source : Jean-Sébastien Guillermou

 

Jean-Sébastien est un être étrange : mi-homme, mi-magicien, mi-troubadour de l’extrême. La tête dans les étoiles, le cœur aussi gros qu’une grenouille des sables (trempée dans une carafe d’eau), il est animé par la volonté d’aller au delà des frontières visibles et invisibles de l’être. Ceux et celles qui ont le privilège de le fréquenter lui donnent le titre de Capitaine et il n’a de cesse de le mériter, accompagnant, inspirant, encourageant chaque personne qui croise son chemin à poursuivre ses rêves, à ne jamais abandonner. Son enthousiasme est contagieux et c’est un grand bonheur que de suivre ses péripéties littéraires et ses réflexions débordantes d’humour et de sagesse sur son blog. N’hésite pas à y faire un tour, mon cher visiteur. Tu repartiras vers les horizons qui te tiennent à cœur, les voiles de la créativité gonflées à bloc !

 

Voilà notre Capitaine en chair et en os !

Source : Jean-Sébastien Guillermou

 

Hum. J’en suis toute chose. Passons donc à la matière vivante de cette interview !

 

*Siècle s’approche, les joues rosies d’émotion, pour accueillir son Capitaine à la porte du royaume de Heart Shaped Glasses Theory. Elle se fend d’une triple révérence ornée d’un petit saut et de trois tours sur elle-même. Jean-Sébastien reproduit à son tour cette révérence alambiquée. Ils se sourient de toutes leurs dents et s’inclinent une nouvelle fois avant de s’adresser (enfin) la parole.*

 

Siècle : Hello Jean-Sébastien ! Sois le bienvenu sur HSGT et merci de nous prêter tes jumelles de Capitaine le temps d’une interview débridée !

Jean-Sébastien : Merci ! Heureux d’être avec toi dans cet univers ô combien coloré !

Siècle : Tu sais ce qu’on dit, les esprits déjantés…

Jean-Sébastien : … viennent de contes enchantés ?

Siècle : Évidemment ! Je n’en attendais pas moins de toi !^^ Ma première question, toujours la même, ne surprendra personne : Qui es-tu et à quoi ressemble ta paire de lunettes, celle à travers laquelle tu regardes le monde ?

Jean-Sébastien : Bonne question… Je pense être un conteur de rêves, mes lunettes sont celles d’un géographe de l’imaginaire qui explore des mondes inconnus. De grosses lunettes mécaniques télescopiques, gainées de cuir, qui ressemblent à de vieilles jumelles. Elles me permettent d’observer de loin des créatures exotiques. Le souci, c’est que les verres double-foyer rendent mes pupilles énormes ! Et j’ajoute que ces lunettes ne sont pas très discrètes, car on entend parfois l’engrenage mal huilé pousser des cliquetis plaintifs, ce qui n’est pas l’idéal quand tu découvres un temple perdu dans la jungle, et que tu réalises qu’il est hanté par des créatures qu’il vaut mieux ne pas réveiller…

 

Capitaine Bretelle, « L’Homme-Qui-N’a-Jamais-Réussi-Un-Abordage »


Source – Illustration de Céline Lacomblez

 

Siècle : Diantre. Tu aimes vivre dangereusement, dis-moi ! Me voilà toute fiérote, je n’étais pas loin avec ces jumelles de Capitaine ! Du coup, je suis méga intriguée par cette réponse prometteuse. Aurais-tu la gentillesse d’éclairer ma lanterne ? C’est quoi un conteur de rêves ?

Jean-Sébastien : Je sais qu’on va me juger bon pour la psychiatrie, mais je parle de rêves car je ne choisis pas vraiment de thèmes pour mes histoires. À vrai dire, ce sont les histoires qui me choisissent ! Pour être plus clair, il y a un arc narratif dans les corsaires de l’Ecosphère qui m’est apparu… dans un songe, des années avant l’écriture de ce bouquin. Je me souviens qu’au réveil j’étais troublé car il était question d’une reine en fuite dans les montagnes, et dont la garde royale se sacrifiait héroïquement pour lui faire gagner un peu de temps. Bien sûr, je faisais partie des victimes ! (Rires). Dans mon rêve, les vêtements étaient extrêmement détaillés, à la fois familiers et étranges, une sorte de XIXe siècle alternatif. Tout semblait si réel… Je pense sincèrement que certains rêves nous permettent de parvenir à des états de conscience modifiés, et parfois même d’avoir des souvenirs de vies antérieures… ou d’autres mondes. Aujourd’hui, certains scientifiques se demandent très sérieusement si nous ne sommes pas entourés d’une infinité d’univers… Dans ce cas, cela signifierait que presque tout ce que nous imaginons existe, quelque part ! Un de mes auteurs favoris, Michael Moorcock, va dans ce sens, ses héros rêvent d’anciennes existences… Il a peut-être raison, qui sait ?

Siècle : Ce n’est pas moi qui dirait le contraire. Hum.^^ On va y revenir tout à l’heure à cette question d’Univers (celui qui ouvre la porte ne se plaindra pas de me voir la franchir allègrement^^). Merci pour cette réponse détaillée et passionnante, Jean-Sébastien. J’ai bizarrement entendu parler (au détour du chemin) de ces corsaires de l’Ecosphère que tu évoques ici, et même d’une trilogie burlesque et palpitante parue chez Bragelonne, ces dernières années. Les pirates de l’Escroc-Griffe, j’imagine que ça te dit quelque chose ? Tu nous ferais un pitch inédit sauvage et rêveur (oui, oui, tout ça à la fois) de ton roman ?

Jean-Sébastien : Les pirates de L’Escroc-Griffe, c’est un hommage déjanté. La rencontre improbable entre l’Ile au Trésor de Robert Louis Stevenson, et les aventures du baron de Munchaüsen de Terry Gilliam. Une trilogie épique, comique, et même un peu mystique vers la fin…

Siècle : Quelle définition élégante. C’est tout toi !^^

Jean-Sébastien : Merci ! ^^

 

Le Monde-Fleur, l’univers des Mers Turquoise

Source : Jean-Sébastien Guillermou

 

Siècle : Dis-moi, je m’interrogeais, à la suite de ce fameux rêve évoqué plus haut, comment s’est construit ton univers ?

Jean-Sébastien : Ce rêve est intervenu au milieu d’une phase de construction qui a duré… de nombreuses années. Avant même d’écrire le début d’une histoire, j’ai besoin de connaître un minimum l’univers dans lequel vont évoluer les personnages, son histoire, mais aussi ses religions, son économie, sa géographie, sans oublier bien sûr la technologie… Créer des mondes est une activité qui me plait autant que l’écriture en elle-même, car cela demande une certaine rigueur… même dans le cadre d’un univers aussi déjanté que celui des Mers Turquoise ! C’est un long travail, parfois ingrat, mais à mes yeux essentiel. C’est pour moi une forme de respect envers mes lecteurs. L’idée, c’est de leur dire « vous voulez une vraie aventure ? Eh bien profitons-en pour partir VRAIMENT dans un coin très étrange de l’univers »… Enfin, j’essaie !

Siècle : Tu réussis, même !^^

Jean-Sébastien : Je suis touché, merci ! (bande ses chevilles avec mithril pour éviter qu’elles n’explosent).

Siècle : Ah la la…^^ L’un des joyaux de ton roman, c’est ta galerie de personnages incroyables. Je suis curieuse et je te pose trois mini-questions à ce sujet ! Pour commencer, quel est ton personnage préféré dans l’équipage de l’Escroc-Griffe et pourquoi ?

Jean-Sébastien : Une question cruelle… Même si j’ai une tendresse particulière pour le professeur Van Stoorwan, archéologue improbable de l’équipage, je pense que c’est, mais tu dois t’en douter, Goowan, l’homme-iguane. C’est un sage, et je l’aime parce que même si ce n’est pas un être humain, il incarne ce qu’il y a de meilleur en chacun de nous. C’est vraiment l’ami que j’aurais aimé avoir quand j’étais adolescent, et un peu (beaucoup) perdu…

 

Goowan, l’homme-iguane

Source – Illustration de Céline Lacomblez

 

Siècle : Je te comprends parfaitement et j’enchaîne sans attendre sur une deuxième question : quel est le personnage sans qui l’Escroc-Griffe aurait forcément coulé depuis belle lurette ?

Jean-Sébastien : C’est tout simplement mon héros, Caboche. Dans la toute première version il était insupportable ! Mes proches disaient qu’ils avaient envie de lui coller des gifles, c’était un peu le faire-valoir écervelé du capitaine Bretelle. À cette époque le capitaine Bretelle était au cœur de l’histoire, mais au fil des versions Caboche s’est tellement étoffé qu’il est devenu la pièce centrale de la trilogie. Aujourd’hui, quand un lecteur me dit qu’il a été touché par Caboche, je suis fier du parcours de mon orphelin !

Siècle : Et quel est le personnage qui porte le message le plus fort, à tes yeux ? (dans ou hors équipage officiel ;-) )

Jean-Sébastien : Dans l’équipage, Goowan bien sûr, car j’ai toujours adoré au cinéma les films comme Enemy, Danse avec les loups ou le Dernier Samouraï, quand le héros adopte un peu (beaucoup) les coutumes d’une civilisation étrangères qui va l’accueillir. Dans la trilogie, c’est le cas, on sent que la philosophie de mon homme-iguane déteint sur l’équipage, Bretelle et Caboche en particulier. En dehors de l’équipage, je pense naturellement à Mange-Sang, le roi-tyran des Mers Turquoise, mais je ne peux pas en dire plus sans révéler des éléments essentiels de l’intrigue…

 

Caboche !

Source – Illustration de Céline Lacomblez

 

Siècle : Héhé, je vois ce que tu veux dire et une goutte de teasing, c’est parfait pour la route ! Aujourd’hui, avec un peu de recul, cette aventure à bord de l’Escroc-Griffe, que t’aura-t-elle appris ? Qu’en auras-tu retiré ?

Jean-Sébastien : Ça peut paraître cliché de dire ça, mais c’est une aventure qui a changé ma vie à tout jamais. J’ai quand même lâché un métier d’enseignant pour écrire à temps complet, ce qui était un pari un peu fou ! Au final, je ne le regrette pas. Je ne suis qu’un tout petit auteur au milieu de la grande famille de l’imaginaire, mais c’est déjà un bonheur incroyable de pouvoir écrire quotidiennement. J’ai appris la patience, surtout dans les moments de doute lors des soumissions éditoriales. Quand mon éditeur m’a dit « oui », les mois suivants je n’ai pas pu m’empêcher de me poser des questions. Avait-il changé d’avis entre temps ? Les attentes ne sont jamais simples à gérer pour les auteurs qui sont, dans le monde réel, des créatures maladroites qui doutent beaucoup… J’ai retiré de cette aventure une plus grande confiance en moi, le sentiment de m’épanouir dans l’écriture, et donc dans ma vie. Pendant longtemps je me suis demandé si écrire était compatible avec un sentiment de plénitude (je médite quotidiennement), il y a peu j’ai réalisé qu’au contraire, écrire était finalement ma façon à moi de trouver une place dans ce vaste univers… J’aime raconter des histoires depuis toujours, c’est ainsi, je dois l’accepter.

Siècle : Merci pour cette magnifique réponse, cher Jean-Sébastien. C’est vraiment merveilleux de lire tout ce que l’écriture t’a apporté à titre personnel.
Et maintenant, une question qui m’amuse beaucoup. Il y a peu de temps, tu faisais ton coming out sur les réseaux sociaux : six mois pour rédiger le synopsis de ton prochain one shot (roman en un tome unique) et une nuit pour concocter celui d’une seconde trilogie dans l’univers de tes pirates.^^ Mais que s’est-il passé ? Les muses ont-elles toujours le dernier mot ?

 

Ecrivain, illustrateur, artiste, qui que tu sois, be prepared… or not !

Source – Copyright, 2009 The Advanced Magazine Publishers Inc./Les Arènes

 

Jean-Sébastien : Hahahaha ! Oui, j’en ai bien peur… Je tiens tout d’abord à dire que je ne renie pas le projet de one shot ! Je l’écrirai un jour… mais c’est encore trop tôt. Un soir dans le train, l’idée d’une nouvelle trilogie dans l’univers des pirates s’est imposée comme une évidence, et effectivement, en une nuit, j’ai écrit trois synopsis, avec un plaisir fou. Je pense que j’avais envie d’écrire ce projet de one shot pour de mauvaises raisons, je voulais changer de style, écrire des choses plus sombres, plus adultes… en fait j’avais des choses à prouver ! Et puis est venue cette idée de trilogie, avec cet univers que j’ai du mal à quitter, le sentiment de ne pas l’avoir assez exploré. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de lecteurs ont semblé soulagé ! Je pense comme eux qu’il aurait été dommage de ne pas aller au bout de ce voyage, même si les personnages, le royaume et l’époque seront différents. Et puis, une seconde trilogie m’évite d’infliger six tomes au lecteur, puisque les deux trilogies seront indépendantes. Enfin, presque…

Siècle : Je souris de toutes mes dents !

Jean-Sébastien : Heureux je suis !

Siècle : Et tu n’es pas le seul… écrire là où son cœur donne la pulsation juste…

Jean-Sébastien : C’est joliment dit !

Siècle : Je m’incline et t’offre une nouvelle révérence ! Et puisqu’on parle de justesse… nous allons passer à la partie en forme d’étoile de cette interview (je t’avais dit que j’y reviendrai^^). Sur ton blog, tu nous parles de la voie du dao et de l’art d’être kintsugi. Je crois également savoir que tu pratiques le bouddhisme, la méditation quotidienne et que les questions de développement personnel/spirituel t’intéressent profondément. Tu nous en dis un mot ?

 

Kintsugi power !

Source

 

Jean-Sébastien : Révérence à toi également ! (^^). Je considère que mon écriture est un artisanat, mais l’Ecriture avec un grand E est un art, un « dao » comme diraient les Japonais. À vrai dire, n’importe quelle activité humaine peut être considérée ainsi, au Japon existe même un art de la composition florale ! Le bouddhisme est venu à un moment important de ma vie, lors des soumissions éditoriales dont on parlait plus haut. J’étais stressé, migraineux, en plein doute existentiel. Je me posais des questions sur le sens de l’univers, et ma place dans celui-ci. Est-ce que je n’avais pas passé une décennie à écrire des livres pour rien ? Depuis toujours, j’étais passionné par la science et la spiritualité, mais je ne trouvais pas de sagesse susceptible de concilier les deux, jusqu’au jour où je suis tombé les livres de Matthieu Ricard, le moine bouddhiste et traducteur officiel du Dalaï-Lama, qui a eu des échanges passionnants avec des scientifiques et des philosophes. J’ai découvert la culture tibétaine et la méditation, qui m’a fait beaucoup de bien. Je me suis mis à fréquenter des centres bouddhistes dans différentes régions de France… et je suis « devenu bouddhiste », même si l’expression n’est pas adéquate, car la prise de refuge n’est pas un « baptême ». Le bouddhisme, c’est une spiritualité très difficile à résumer en langage occidental, un mélange harmonieux de philosophie, de science et de religion. Une science contemplative. « Science » car dans le bouddhisme il n’y a pas « d’âme » ou de dieu créateur comme dans les trois monothéismes. Il y a une démarche très rationnelle car on doit toujours développer une pensée critique et ne rien accepter aveuglément. « Religion » car il y a l’idée qu’un flux de conscience survit après la mort, et surtout celle d’un humanisme pacifique qui respecte toute forme de vie… sans faire de prosélytisme pour le bouddhisme !

Siècle : Ne t’inquiète pas, c’est super intéressant de t’entendre en parler. Merci !

Jean-Sébastien : Pour répondre à ta question, pour moi, l’Univers et nos consciences se façonnent mutuellement, c’est la condition même de leur coexistence. L’Univers, c’est ce jeu d’interdépendance entre tous les êtres. J’aime beaucoup la métaphore de l’arc-en-ciel, qui apparait… et qui pourtant n’a pas de substance. Il n’ « existe » que parce que certaines conditions sont réunies. De la même façon, nous n’existons que par et pour les autres, rien d’autre n’a de sens. En ce qui concerne mon cheminement, je pense que cette spiritualité m’a apporté plus de sérénité. Essayer de rester dans l’instant présent pousse à moins céder à la colère, l’angoisse ou à de faux besoins, surtout dans un monde aussi complexe que le nôtre. C’est pour cette raison que je fais souvent des parallèles sur le blog entre l’écriture et la philosophie orientale, je trouve que considérer l’Écriture comme un art est profondément enrichissant.

Siècle : Un très grand merci à toi pour cette réponse si authentique et si émouvante. <3

Jean-Sébastien : Je t’en prie <3

 

Apprendre le vrai sens de la méditation…

Source

 

Siècle : Un petit brin de poésie dans la prochaine question. ^^ Quel est ton plus grand rêve à venir/avenir quand tu te penches sur le miroir des souhaits ?

Jean-Sébastien : Difficile à dire car je suis vraiment heureux, j’ai tout ce que je désire, du moins l’essentiel, j’ai donc de moins en moins d’attentes. Mes rêves concernent surtout mes proches et moins proches, en particulier mes nombreux amis auteurs pas encore publiés de CoCyclics, un forum d’écriture que tu connais un peu, il me semble… Je pense très fort à eux et leur souhaite le bonheur d’une publication, et surtout le bonheur tout court…

Siècle : Des paroles bien sages, mon Capitaine ! ;-)

 

*Nouvel échange de révérences rocambolesques… Décidément, ces auteurs de l’imaginaire, ils sont complètement frappadingues. Aucun garde-fou, aucune pudeur ne les arrêtent !*

 

Siècle : Une dernière question pour la route. En fait, c’est plutôt un jeu. Je te donne deux ou trois mots et tu me dis en une (seule) phrase spontanée (sans trop réfléchir), ce que cette expression ou ce nom t’évoque. Tu es partant ?

Jean-Sébastien : C’est parti !

Siècle : Go go go ! Si je te dis : Océan ?

Jean-Sébastien : Liberté.

Siècle : Gastéropode poilu ?

Jean-Sébastien : Loufoque ! Hahahaha !

 

Bien sûr que ça existe les gastéropodes poilus, cher visiteur, tsss tsss !

Source

 

Siècle : Le mot le plus important ?

Jean-Sébastien : Compassion.

Siècle : Époustouflant. Je suis émue comme une petite cuillère empathe. Un immense merci de nous avoir prêté ta paire de lunettes méca-télescopique, mon cher Jean-Sébastien. Heart Shaped Glasses Theory te remet solennellement une cassette en métal comprenant les items suivants : des lunettes en forme de cœur, un flacon de fous-rires extra-condensés (attention, pas plus d’une goutte à la fois !) et une boussole qui indique toujours ton étoile favorite.

Jean-Sébastien : Génial ! C’est Noël avant l’heure, merci pour tous ces cadeaux que je vais garder précieusement. Et merci à toi pour ton blog que j’ai tant plaisir à lire, ça fait du bien un tel concentré de bonheur !

Siècle : Je te retourne le compliment ! Merci à toi pour tant de générosité, c’est un plaisir toujours renouvelé de te lire et de suivre tes aventures ! Tu portes bien ton titre, mon Capitaine ! ;-)

Jean-Sébastien : Je suis très touché, merci !!!

 

*Siècle et son Capitaine se noient mutuellement sous une déferlante de petits cœurs !*

  

 

Ce moment de grâce touche à sa fin. Te voilà aussi ému que moi, cher visiteur. Tiens, prends un flacon en forme de gastéropode pour récolter les larmes qui sillonnent tes charmantes joues. C’était trop court ! Je vous avais prévenu, ce merveilleux Capitaine ne laisse personne indifférent !

 

 

Tu peux retrouver Jean-Sébastien sur la Toile par ici :

Jean-Sébastien Guillermou – Blog officiel de l’Escroc-Griffe
Jean-Sébastien Guillermou – Page Facebook
Jean-Sébastien Guillermou – Twitter
Venez dévouvrir les pirates de l’Escroc-Griffe sur le site de Bragelonne !

 

 

Que le nénuphou coule à flots, matelot !

Lumière sur ta journée !

 

8 commentaires sur “Et si on empruntait les lunettes de… Jean-Sébastien Guillermou !

  1. Domi dit :

    Rhoo, voilà comment on passe quelques minutes délicieuses sans l’avoir prévu. Des minutes imprévues de délice, quelle jolie surprise !
    Merci pour cette interview !

    • Siècle Vaëlban dit :

      Tu m’en vois toute pioupiou, ma chère Domi ! Merci de tes mots. <3
      Ravie de t'avoir fait passer quelques minutes savoureuses auprès de notre wonderful Capitaine ! °_°

  2. Malau dit :

    Article réjouissant, et sympathique Capitaine ! Cela donne envie de lire Les pirates de l’Escroc-Griffe !! ☺️
    Merci Siècle, et tournicoti-tournicota, voilà du sirop de myrtilles pour réjouir tes papilles avant de glisser dans les rêves de ta nuit.

    • Siècle Vaëlban dit :

      Du sirop de myrtille, je prends !!!°_°
      Les pirates de l’Escroc-Griffe sont des personnages bariolés et burlesques à découvrir et à déguster, je te le confirme !
      Merci de ton message, Malau. <3

  3. La_louve dit :

    Je vais vraiment finir par les lire, ces pirates… oui je sais, je suis en retard.
    Je m’avoue freinée par le fait que les récits humoristiques ou burlesques sont loin d’être ma tasse de thé. Mais bon, j’ai survécu (ou pas) à Nomorgames et j’en redemande. Alors tout n’est peut-être pas perdu pour moi !

    • Siècle Vaëlban dit :

      Hahaha !^^ Rien n’est perdu pour toi. <3
      Tous les goûts sont dans la nature... il y a des pious fort bien intentionnés qui préfèrent la framboise ou la menthe à la myrtille après tout, va comprendre !^^
      Nomorgames est un récit tragico-burlesque, l’humour fait passer les petites pilules planquées sous la surface (et tu agoniserais peut-être après une lecture globale de la bestiole… donc je ne parlerais pas de survie trop vite…°_°) Quant aux pirates de notre cher Capitaine, il n’y a pas non plus que du burlesque à l’oeuvre, Jean-Sébastien travaille la quête identitaire sous le vernis humoristique. De mon côté, j’aime le fait que l’humour puisse servir à aborder (avec un ton léger) des sujets sérieux, profonds, parfois même dramatiques. Mais c’est aussi vrai que chacun ressent l’humour à sa façon et qu’il y a des choses qui font rire aux larmes les uns et absolument pas les autres. Et inversement. ;-)
      Merci pour ton message, louvinette ! <3

  4. Monsieur Loup dit :

    Cette interview se lit toute seule avec délice ! Et me convainc qu’il faut définitivement que je m’attaque aux Pirates de l’Escroc-Griffe.
    Et puis « écrire était finalement ma façon à moi de trouver une place dans ce vaste univers… J’aime raconter des histoires depuis toujours, c’est ainsi, je dois l’accepter. » Oui. Oui oui oui. Mille fois oui à ça.

    Merci à vous deux ! Ces articles sont toujours une source d’émerveillement *_*

    • Siècle Vaëlban dit :

      J’adore tout autant cette phrase de Jean-Sébastien.°_°
      Merci à toi pour ta lumière et les cadeaux en forme de soleil que tu sèmes sur ce blog, mon cher Prince des Os. <3 <3 <3

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