Astrographe – Le jour où je me suis aimé pour de vrai

 

Hello hello, merveilleux visiteur !

Après deux articles dans l’Atelier durant lesquels j’ai babillé copieusement sur l’art de sculpter sa propre statue et pourquoi c’est carrément chouette d’apprendre à s’émerveiller, je te propose un digestif léger (aromatisé à la myrtillle, cela va de soi^^).

 

Une graine de merveilleux à planter dans le sablier de l’être !

Source

 

Peut-être connais-tu déjà le très beau texte de Kim McMillen. Il a notamment été lu par Charlie Chaplin le jour de ses 70 ans. Je te laisse le déguster…

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris qu’en toutes circonstances,
J’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
L’Estime de soi.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle n’étaient rien d’autre qu’un signal lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle…
L’Authenticité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
La Maturité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à percevoir l’abus dans le fait de forcer une situation ou une personne, dans le seul but d’obtenir ce que je veux, sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
Le Respect.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
L’Amour propre.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé d’avoir peur du temps libre
Et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct,
ce que j’aime quand cela me plaît et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle…
La Simplicité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
Et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert…
L’Humilité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois et cela s’appelle…
La Plénitude.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est…
Le Savoir vivre.

 

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter.
Du chaos naissent les étoiles.

 

Kim McMillen

 

Du chaos naissent les étoiles

Source

 

Lumière sur ta journée !

 

Et si on empruntait les lunettes de… Elie Edme !

 


Salutations, cher visiteur !

Comment vas-tu ? Merveilleusement bien ? Tu m’en vois ravie !^^

Nous voilà de retour chez les Créateurs de tous poils. Le temps d’une interview, nous allons emprunter la paire de lunettes d’un créateur unique que je suis très heureuse de recevoir sur Heart Shaped Glasses Theory. Comme tu le sais, on peut être créateur de bien des façons : artiste, illustrateur, écrivain, créateur de soi-même, d’un concept, d’un blog, d’une histoire, d’une pratique…

Elie Edme est un créateur-explorateur du corps conscient, du corps global, un pratiquant passionné, un chercheur et un enseignant dans les arts du corps et de l’adaptation. Si tu le souhaites, cher visiteur, tu pourras découvrir (et même, pourquoi pas, expérimenter°_°) sa méthode du Corps Global à travers son site internet, son blog et sa chaîne Youtube.

Mais avant toute chose, commençons par des présentations dans les règles de la myrtille. (Blueberry forever !)

 

Elie Edme

Source : Elie Edme

 

*Mes lunettes en forme de cœur perchées sur le bout du nez, j’accueille Elie qui franchit les portes de mon royaume d’un pas virevoltant.*

 

Siècle : Cher visiteur, voici Elie, charmant zébulon aux neurones supra-connectés et au cœur d’enfant. Cher Elie, voici mon visiteur authentique, curieux et bienveillant qui s’installe dans les gradins pour assister à notre rencontre (pas de pression, hein !^^) Bienvenue sur Heart Shaped Glasses Theory et merci de nous prêter ta paire de lunettes le temps d’un tour de manège !

Elie : Merci à toi de me proposer ce tour !

 

C’est parti !

Source

 

Siècle :  Avec plaisir ! Et justement, à propos de lunettes, elles ressemblent à quoi celles que tu pioches dans le chapeau d’allégeance tous les matins ?

Elie : Ce sont des lunettes invisibles, sans formes ni couleurs, comme insaisissables !

Siècle : Génial ! Des lunettes qui te permettent d’avancer incognito, en somme ! Je te pose, en guise d’entrée, la merveilleuse question qui nous hante tous, à savoir : qui es-tu ?

Elie : Ah ! Vaste question… Mais pas si compliqué d’y répondre. Je m’appelle Elie et au centre de ma vie, il y a la passion (voir même plutôt l’obsession) pour le développement du potentiel de l’être humain. Concrètement, cela passe par la pratique et l’enseignement des arts du corps et de l’esprit. Bien que j’ai d’autres projets (secrets ^^) en cours de préparation, mon véhicule de transmission s’appelle aujourd’hui Corps Global. C’est une perspective multiple de la pratique corporelle qui ne s’intéresse pas à une discipline corporelle particulière mais opère plutôt une synthèse équilibrée entre les trois grands « archétypes » présents dans le domaine des arts du corps : les arts méditatifs (Voie du Guérisseur), les arts du mouvement (Voie du Danseur) et les arts martiaux (Voie du Guerrier).

Cette recherche et ce désir de transmettre me sont venus très tôt, comme une flamme, comme un brasier intérieur même, qui s’est imposé à moi, comme une vocation, comme un appel. Donc je me définirais comme un pratiquant qui aime par-dessus tout transmettre sa passion. Mais bon, c’est vraiment pour simplifier, parce qu’on est jamais que le rôle ou le masque que l’on se donne !

Siècle : Impressionnant ! Tu es donc un chercheur irréductible et passionné (la classe !) Tu nous parles de cette recherche comme d’un brasier, une flamme qui s’est imposée à toi. Est-ce que tu pourrais me donner trois motivations fondamentales, trois flammes majeures qui te guident jour après jour (tu sais, ces petites bêtes qui te tirent du lit le matin et font du trampoline sur ta tête, histoire que tu dépotes à plein gaz) ?

 

Trois flammes majeures : croître, se dépasser, se sentir vivant !

Source

 

Elie : La première motivation, c’est de croître. Par la pratique, par l’enseignement, par la rencontre, par l’apprentissage permanent. La deuxième motivation, c’est de me dépasser, ne pas accepter mes limites comme des barrières insurmontables mais comme des obstacles pour grandir. La troisième motivation, c’est de profiter, de me sentir vivant, de jouir de la vie et de tout ce qu’elle m’apporte de joie et de peine, de compréhension et de confusion, d’ordre et de chaos.

Siècle : Que du positif ! J’adore, j’adore, j’adore ! (Hum, hum, du calme, ma petite Siècle, pas d’excès d’enthousiasme, on a une interview à mener, que diable !) Tu nous parles en premier lieu de pratique. La pratique, pour toi, elle permet quoi ? De te changer toi ? De changer le monde ?

 

Peut-on changer le monde avec sa pratique personnelle ?

Source – Corps Global

 

Siècle : Une vision des choses intéressante. Du coup, pour arriver à cette connaissance précise de toi, de tes motivations, de tes flammes intérieures, j’imagine que tu as traversé bien des étapes, je me trompe ? Ma curiosité est aiguisée comme une aiguille de compétition. Tu nous racontes un peu ton histoire ?

Elie : J’ai été porté très tôt par la pratique du corps.

Ma recherche est partie d’une souffrance et d’une violence. C’était une nécessité, une histoire de survie en quelque sorte. Le rapport à la violence (la mienne et celle de l’autre) ont été des thèmes centraux sur mon chemin. Très jeune je me suis senti victime, obligé de subir, comme si je n’avais pas en moi les capacités de faire face. Je me suis retrouvé plusieurs fois dans des situations d’agression qui m’ont beaucoup marqué. Jamais rien de grave physiquement, mais chaque situation a laissé une trace psychologiquement.

L’Aïkido puis après le Systema ont joué le rôle de thérapies vis-à-vis de cette problématique. Alors que je pratiquais en croyant vouloir apprendre à me défendre, j’y rejouais en fait mes fantasmes de combat où je devenais le héros de ma propre légende et pourfendais, au dojo ou à la salle d’entraînement, mes dragons intérieurs. Ces démons étaient, en fait, toutes ces situations que j’avais vécu et dans lesquelles je n’avais pas pu agir, j’avais perdu le contrôle, j’avais été obligé de subir.

 

Combattre le dragon

 

Source

J’ai commencé l’Aïkido à 7 ans et c’est un art que j’ai pratiqué jusqu’à mes 19 ans. J’ai voulu même l’enseigner durant mon adolescence (c’est pour te dire que ce désir d’enseigner m’est venu jeune). Mais malgré la passion et l’intensité que je pouvais mettre dans cette pratique, j’ai été appelé ailleurs. Arrivé à un certain point, l’Aïkido m’avait apporté tout ce je pouvais en retirer. Beaucoup de fantasmes sur la violence ont pu être rejoués sur les tatamis, mais cela ne me suffisait plus de fantasmer l’opposition, de l’imaginer plutôt que de la vivre (en Aïkido, dans la plupart des styles tout du moins, l’opposition et la résistance combative et par conséquent chaotique n’est jamais abordée. Ce qui laisse donc très peu de place à l’aléatoire et l’imprévisible qui constitue pourtant le cœur de la confrontation physique).

J’avais besoin d’expérimenter davantage le contact physique dans un cadre combatif. Et c’est par le Systema que j’y suis arrivé (le Systema est un art martial russe où les frappes sont portées sans protection mais intelligemment pour que le pratiquant puisse s’y habituer sans être traumatisé). J’y ai énormément appris. Pas le combat. Non. Mais une connaissance de mon propre rapport à la violence et à mes peurs. Et d’une telle façon que j’ai pu grandir face à elles.

 

La Voie du Guerrier 


Source

• Gérez mieux le stress et apprivoisez votre propre violence dans un cadre sécurisé, afin de mieux accueillir celle de l’autre dans un lâcher-prise pragmatique.
• Éveillez votre combativité et cultivez une attitude indomptable qui sera votre alliée la plus fidèle pour faire face avec détermination aux défis de tous les jours.
• Établissez vos frontières personnelles et grandissez en confiance pour vous adapter le plus fluidement possible aux situations chaotiques que la vie vous présente.

Elie Edme – Méthode Corps Global

 

Au bout de tant d’années de pratique et d’autres expériences martiales beaucoup plus ponctuelles (car l’Aïkido et le Systema, je les ai pratiqué 12 ans dans un cas et plus de 4 ans pour l’autre et de manière extrêmement intensive puisque j’avais commencé à l’enseigner sur la fin chez mon professeur de l’époque), j’ai réalisé ce qui se jouait dans ma démarche. Quand j’ai accepté qu’en fait ce que je rejouais et cherchais à transmuter, c’était mon histoire personnelle, j’ai été presque comme dégoûté par les arts martiaux.

A quoi bon tout cela ? me suis-je dit. A quoi bon apprendre à se défendre ? Se défendre contre quoi ? Je prenais de plus en plus de distance … Ça devenait épuisant d’être dans la protection tout le temps… était-ce cela la vie ?

Mais prendre conscience ne suffisait pas pour régler le problème, il me fallait autre chose, il fallait que j’agisse, dans le réel. C’est là que je me suis ouvert aux pratiques de santé (Qi Gong, Méditation, etc.) et un peu plus tard encore aux arts du mouvement (callisthénie, acrobaties, etc.). J’ai donc quitté le monde des arts martiaux pour un temps afin de me consacrer à ces autres pratiques.

Et c’est là que ça devient intéressant. Malgré une ouverture à la « spiritualité » et à des pratiques éloignées de la martialité, mon histoire me poursuivait, je me retrouvais toujours dans ces situations de violence, d’altercations, malgré tous les « nettoyages » que je pouvais faire.

Et puis… il y eut Corps Global ! :D

 

 

Siècle : Corps Global, justement, parlons-en ! Au début de cette interview, tu nous dis que c’est (aujourd’hui) ton véhicule de transmission, qu’il s’agit d’une perspective multiple de la pratique corporelle… j’ai été particulièrement interpellée par tes trois Voies, celles du « Guérisseur », du « Danseur » et du « Guerrier ».

Tu nous expliques comment ça marche ?

 

La Voie du Danseur

Source

• Redécouvrez le plaisir d’habiter votre corps, de vous sentir puissant, d’actualiser votre potentiel et de profiter plus pleinement de votre expérience physique.
• Construisez un corps fonctionnel en sollicitant l’ensemble des qualités athlétiques majeures telles que souplesse, force, endurance, coordination, agilité, etc.
• Développez une véritable intelligence du mouvement, polyvalente et transposable à n’importe quelle activité physique ou quotidienne.

Elie Edme – Méthode Corps Global

 

Elie : Au cours de mes recherches débridées sur tout ce qui a trait au corps, je me suis aperçu des liens, des interelations et interdépendances entre les différentes pratiques existantes. Ce qui m’a marqué durant mon parcours, c’est que chaque spécialiste de sa discipline la défendait comme un dogme. Or, ce qui m’intéressait n’était pas une discipline en particulier, mais le corps et le mouvement lui-même. Bien sûr, les disciplines sont intéressantes et la spécialisation nécessaire pour aller creuser en profondeur dans un sujet donné. Mais ce n’était pas ce qui m’appelait. Ce qui me passionne c’est la synergie entre les disciplines, comment elles se nourrissent les unes les autres, comment chacune apporte aux autres. C’est comme ça qu’est née cette approche des trois voies. Dans le but de développer un rapport au corps harmonieux, équilibré, qui permette à la fois un développement de compétences réelles et sérieuses tout en préservant le corps sur le court, moyen et long terme. Tire trop dans un sens (en te spécialisant trop) et tu déséquilibres le tout (ton corps et ton esprit, les deux étant inséparables en réalité).

La beauté de ce véhicule de transmission, c’est qu’il permet de s’adapter aux besoins et aux aspirations particulières de chaque personne sans lui faire perdre la perspective d’ensemble, perspective qui lui permettra de développer un équilibre vers plus de vitalité. Ce qui m’intéresse, c’est d’amplifier chez moi, dans ma pratique et chez les personnes à qui j’enseigne le sentiment d’être vivant !

 

La Voie du Guérisseur

Source

• Favorisez le fonctionnement optimal de votre corps et construisez une architecture interne pour rayonner de vitalité au coeur de votre quotidien.

• Partez à la découverte de la sensation et vivez des états de bien-être de plus en plus profonds, ancrés dans le corps et apaisant les mouvements intempestifs de l’esprit.

• Connectez-vous au mystère de la conscience au travers de l’expérience physique pour vivre votre vie avec davantage de fluidité au lieu de vous opposer à son courant.

Elie Edme – Méthode Corps Global

 


Les trois voies sont comme des poupées russes…

Avec le Guérisseur tu apprends à mieux sentir ton corps, jusqu’à pouvoir travailler tes tensions chroniques (ou provoquées par les autres aspects de la pratique) et t’en libérer progressivement. Le Danseur t’enseigne à utiliser ton corps dans l’espace (soulever ton poids de corps, explorer le mouvement, etc.) afin de créer un corps polyvalent et résilient (comme ça, tu peux explorer ensuite n’importe quelle activité physique de ton choix en ayant des repères solides de lecture du mouvement, de préparation physique et de coordination). Et puis en plus de cela, ta capacité à bouger est le premier gage de santé (selon moi). Donc en préservant cette capacité à faire usage de ton corps, tu entretiens ta jeunesse et te prépare une plus belle vieillesse. Et enfin, le Guerrier permet de se confronter à la situation de mouvement la plus chaotique qui soit : le combat. Je l’aborde de manière progressive et intelligente, pas comme une brute. Le but, c’est de faire tomber les fantasmes et de rendre le mouvement encore plus fonctionnel. Avec le combat, on ne peut pas se mentir, les masques sont obligés de tomber car on est confronté à notre vulnérabilité. Même les combattants les plus chevronnés savent qu’ils peuvent perdre en 3 secondes face à quelqu’un de moins bon qu’eux. Il y a tellement de paramètres qui nous dépassent.

Siècle : Bel éclairage, je te remercie. Tu disais plus haut que, très vite, tu as voulu enseigner. J’imagine (je me trompe peut-être^^) qu’il y a des chercheurs/praticiens qui ne sont pas pour autant des enseignants. D’où te vient ce goût de la transmission ? Pourquoi est-ce important pour toi d’enseigner ?

Elie : Oui, c’est très juste. D’ailleurs ce n’est pas parce qu’on est virtuose dans une pratique donnée que l’on est bon enseignant dans cette même pratique. La pratique est un chemin extrêmement solitaire. J’ai toujours aimé ça, et depuis mes treize ans, j’ai toujours eu un semblant de pratique personnelle. La transmission est un moyen de redonner aux autres ce que la pratique m’a apporté et ce qu’elle continue de m’apporter. Oui, c’est bien de pratiquer dans son coin et de progresser, de se dépasser et de repousser les limites de son exploration, mais à quoi bon si ce n’est pour le transmettre en même temps ? J’aurais le sentiment que ma pratique aurait été vaine… Et puis enseigner, surtout pour le pratiquant passionné que je suis, permet aussi de progresser dans sa propre pratique, donc c’est le double effet Kiss Kool :-D

 

Transmettre à travers des vidéos…

Source – Corps Global

 

Je te dis cela mais je ne considère pas que tous les pratiquants doivent transmettre. Je sais juste d’expérience qu’enseigner te permet d’affiner ta pratique et d’y être aussi plus efficace. Enseigner est une vocation pour moi. Donc, en fait, j’ai beau te donner des explications sur le pourquoi du comment, en réalité, je ne peux que m’en remettre au mystère et à la magie du chemin pour expliquer pourquoi j’ai choisi d’enseigner.

Siècle : Parfait. Une dernière question pour la route. En fait, c’est plutôt un jeu. Je te donne deux ou trois mots et tu me dis en une (seule) phrase spontanée (sans trop réfléchir), ce que cette expression ou ce nom t’évoque. Tu es partant ?

Elie : Yes !

Siècle : Alors, allons-y. Si je te dis : accomplissement ?

Elie : Dépassement de soi.

Siècle : Ton parfum de glace préféré ?

Elie : Caramel beurre salé.

Siècle : Le mot le plus important ?

Elie : Résilience.

Siècle : Splendide ! Merci de nous avoir prêté ta paire de lunettes invisibles (et pas si insaisissable que ça, au final^^), mon cher Elie. J’ai appris tout un tas de trucs aujourd’hui ! Heart Shaped Glasses Theory te remet cérémonieusement une cassette en ivoire comprenant les items suivants : une paire de lunettes en forme de cœur, un kimono rose à paillettes et un badge proclamant la vérité suivante : « La myrtille, c’est cent fois mieux que le vanille ! »

Elie : Triple lol !^^

 

*Dans un éclat de rire magistral, Elie enfile son kimono rose à paillettes (qui lui va comme un gant) avant de sortir de mon royaume en effectuant un triple salto arrière. L’effet de la myrtille, très certainement.*

 

Equilibre

Source : Elie Edme

 

Ah, cet Elie virevoltant ! Quelle belle interview, j’en suis toute émue. J’espère que tu t’es amusé autant que moi, cher visiteur !

 

 

Pour retrouver Elie Edme sur la Toile, c’est par là que ça se passe :

Elie Edme – Corps Global – Site officiel
Elie Edme – Corps Global – Page Facebook
Elie Edme – Corps Global – Chaîne Youtube

D’un point de vue pratique, Corps Global, c’est des cours, des ateliers et des stages ainsi que du coaching individuel, ouvert à tous, du complet néophyte au chercheur plus expérimenté. Le prochain atelier aura lieu le samedi 28 janvier 2017 de 13h à 16h dans le centre de Paris.

Toutes les informations ici !

 

                                             

 

Lumière sur ta journée !

30 paires de lunettes à la question : Pourquoi racontons-nous des histoires ?

Cher visiteur,

Nous voilà réunis, toi, Vaëlban et trente paires de lunettes anonymes qui ont bien voulu participer à la cause du jour. Paires de lunettes anonymes, mes hommages. Je vous salue et je vous remercie !

Aujourd’hui, nous allons sortir l’Astrographe de sa boîte, l’essuyer avec un chiffon doux et le pointer tout droit sur une poignée de Charmeurs de mots ! Hop, en voilà un penché sur son clavier, un chat sur les genoux ! Repéré ! J’en vois un autre qui note une idée révolutionnaire dans son carnet de moleskine. Là ! Un troisième Charmeur s’est réfugié sous la douche pour imaginer son chapitre 42 (ne me demande pas pourquoi, mais Muse a un truc avec l’eau… il paraît, on m’a dit, je crois).

Bref. Hum. Comme tu ne l’ignores pas, pétulant visiteur, je suis commanditée par le Dieu des Pious qui souhaite faire des expériences rigolotes sur ce blog. Et, comme j’ai des volontaires, c’est l’occasion rêvée de sauter dans la bouilloire de l’improvisation créative à pieds joints (ou, en l’occurrence, à pattes palmées) !

 

Si ça se trouve, le Dieu des Pious ressemble à ça !°_°

Source

 

Expérimentation du jour, bonjour !

 

Commençons par le commencement.^^

 

  • La question, la question, la question !

La question à laquelle nous allons (arbitrairement) nous intéresser est la suivante : Pourquoi racontons-nous des histoires ?

Etudions la bestiole de plus près :

⇒ L’adverbe « Pourquoi » nous invite à chercher les raisons, les causes, les motifs qui nous amènent à raconter des histoires.

⇒ Voici ensuite quelques synonymes du verbe « raconter » afin de mieux cerner ses implications : raconter, c’est narrer, exposer, relater, détailler, confier, dépeindre avec des mots, décrire, rendre compte, débagouler, révéler…

⇒ Enfin, le terme « histoire », tel que je l’entends ici, répond à la définition suivante : un récit portant sur des événements ou des personnages réels ou imaginaires.

Donc, si je reformule la question autrement, ça pourrait donner : Quelles sont les raisons pour lesquelles nous débagoulons des récits mettant en scène des personnages imaginaires ? Par exemple.^^

 

Raconter une histoire, c’est tisser un envoûtement

Source

 

  • Mais à qui je la pose, ma question ?

Vaëlban : Bah oui, parce que, ma petite Siècle, tu as oublié de définir qui est concerné par le « nous » dans ta question !

Siècle : Tsss tsss, je n’ai pas « oublié », mon grand, c’est juste que ça me paraissait évident. Nous : toi, moi et les autres. Tous ceux qui racontent des histoires, en somme.

On raconte des histoires (à commencer par la sienne^^) de mille et une manières. Et même si on peut faire appel à de nombreux médias créatifs aussi divers que variés pour raconter une histoire, bien souvent, on utilise les mots pour en établir la structure première. Par la suite, on choisit, par exemple, d’habiller cette structure d’images et de musique (les films, les chansons, les illustrations…). Les histoires deviendront alors un travail collaboratif entre plusieurs créateurs qui auront chacun leurs raisons propres d’y participer.

Dans le cadre d’un récit écrit (roman, nouvelle, etc…), notre histoire aura le langage pour unique parure. Rien d’autre que le langage. Le reste se passe dans l’imaginaire du lecteur. La place de l’écrivain face aux histoires s’avère donc un peu particulière. L’écrivain est le seul créateur de son récit littéraire qu’il supervise de A à Z (dans sa tête !°_°). Sa démarche s’articule autour de la volonté de dire une histoire, elle a pour objectif de produire une histoire. Ma question du « Pourquoi », tu comprendras que j’ai bien envie de la poser à des écrivains !

 

Les mots créateurs

Source
  • Des subjectivités multiples et authentiques

Je pourrais aussi bien te faire part de ma réponse (j’en toucherai peut-être un mot tout à l’heure) mais ça ne serait qu’une paire de lunettes possible parmi tant d’autres. Je pourrais également te conseiller de lire l’excellent article de Dorian Lake sur l’écriture (d’ailleurs, je te le recommande). Mais ce qui m’importe, ici, c’est de multiplier les subjectivités et les vérités authentiques. Je suis particulièrement intéressée par la paire de lunettes de ceux qui passent à l’acte, qui écrivent (à la force du poignet, dans le sang, la sueur et les bulles). De ceux qui, jour après jour, s’attèlent à leurs claviers, enfilent la panoplie du conteur, mettent en scène intrigues et personnages, cogitent, agencent, imaginent, lient, dénouent, tissent des histoires. Ma question, je la pose donc à trente écrivains, trente amoureux des histoires plongés jusqu’au cou dans la marmite des mots. Et je les attrape principalement sur CoCyclics, comme tu t’en doutes. Merci à eux de s’être laisser attrapés. ;-)

A l’aube de cette expérimentation, frémissante comme une horrible petite chose noire et gluante, je m’interroge : les réponses récoltées formeront-elles un joyeux patchwork ou y aura-t-il une cohérence intérieure qui s’en dégagera ? Est-ce que les écrivains racontent des histoires pour eux ? Ou pour les autres ? Pour quelque chose d’autre ? Seront-ils désarçonnés par la question ou, au contraire, la réponse sera-t-elle évidente, coulera-t-elle de source ? Sera-t-elle humoristique, sérieuse, intellectuelle, émotionnelle, courte, longue, imagée, factuelle ? Est-ce qu’il y a une réponse qui va revenir à plusieurs reprises ?

Ah oui, parce que je ne te l’ai pas encore avoué, cher visiteur, mais pour compliquer l’affaire, j’ai posé une contrainte majeure à nos invités ! Il leur faut répondre en une seule phrase (oui, je suis cruelle parfois°_°). Impossible, par conséquent, de lister, d’organiser ses raisons, d’argumenter longuement. Il faut choisir, compacter, cibler. Pas facile, hein ? Et je te le confirme : ils ont souffert.

 

Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir répondre à sa fichue question ? ><


Source

Il est temps, courageux visiteur. Enfile ton maillot de bain, nous plongeons au fin fond de la marmite !^^

 

Expérimentation en cours de lancement, prêt, feu, go !

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Depuis toujours, j’ai l’idée farfelue qu’un univers raconté et partagé apparaît dans une dimension parallèle, et que pour ancrer dans l’espace-temps ces personnages qui m’accompagnent depuis longue date, je dois écrire leur histoire, l’extirper de ma tête pour qu’enfin, quelque part-nulle-part-ailleurs, hier-aujourd’hui-demain, ils existent à leur tour (save a universe, write a story :p). »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour nourrir ma louve intérieure »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires pour renouer avec l’enfant en moi, tisser un univers où tout est possible, dire l’amour, la joie, la colère aussi, et jouer, jouer encore avec les mots et les rêves, dans une jubilation effervescente. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Tout d’abord pour apprendre, des informations, des sentiments, des leçons de vie et beaucoup d’autres choses encore que nous ne pouvons pas forcément vivre par nous-même au jour le jour ; pour créer des liens sociaux, capter l’attention de son prochain en lui narrant quelqu’aventure qui l’intriguera sûrement ; pour rêver à ces choses qui pourraient exister, entretenir notre imagination et ainsi nous permettre, en tant qu’espèce de voir toujours plus loin et d’avancer dans le chemin de la vie, d’imaginer des solutions aux obstacles que nous rencontrons ; mais enfin et surtout, pour nous amuser, pour passer le temps, briser l’ennui, combler le vide de nos existences dont nous n’avons parfois que trop conscience ! »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On raconte des histoires parce que, sinon, les voix dans nos têtes se sentiraient un peu seules ! »

 

Que ne ferions nous pas pour les voix dans nos têtes

                

Source et Source

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« En partageant un récit, l’auteur partage un voyage, un univers, des personnages qui vont (ou non) créer du lien avec ceux qui le lisent, il va les toucher, les émouvoir, et de fait vivre quelque chose avec eux par l’intermédiaire du médium que représente cette « histoire » : donc je crois qu’il y aura autant de réponses différentes à cette question que de conteurs mais, si on raconte des histoires, c’est avant tout il me semble pour générer une forme de connexion avec les autres. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce qu’un jour on s’est dit « Et si… ? » et qu’on a eu envie de partager nos hypothèses farfelues avec d’autres… »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour ne pas se perdre et se découvrir dans le regard des autres, pour s’offrir sans retenue ni crainte et peut être ainsi réussir à faire accepter la part d’ombre qui sommeille en chacun et chérir nos forces cachées. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« J’ignore toujours pourquoi je raconte des histoires, j’en ai débuté une, un jour, et je me suis retrouvée à m’y accrocher avec les dents jusqu’à ce qu’elle soit terminée… avant de recommencer ; et de recommencer encore. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Nous racontons des histoires pour nous évader et transmettre des valeurs qui nous tiennent à cœur. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires (oralement ou par écrit) parce que la création de personnages, et, dans une moindre mesure, d’univers, est la meilleure façon que je connaisse de stimuler l’imagination dont j’ai besoin pour bâtir et améliorer les relations entre les êtres humains de la vraie vie, et par là, apporter ma contribution à l’évolution positive de cette réalité imparfaite. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Libérer la vapeur de ma cocotte-minute à histoires me procure du bien-être, me permet des voyages, des rencontres extraordinaires, voire même des incursions dans l’Univers vaëlbanais, et puis, comme j’écris aussi pour des lecteurs, je suis devenue accroc à leur fabriquer des lunettes tout embuées de jus de mangue et de sang frais ; j’adore quand ils les chaussent avec plaisir. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour ne pas imploser. »

 

Chaud devant !

Source

 

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires parce que si je ne les fais pas sortir de ma tête elles s’accumulent jusqu’à débordement. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Mes histoires parlaient, et parlent encore, de mes peurs, de mes espoirs, de mes passions, des questions que je me pose et pour lesquelles je n’arrive pas à trouver de réponse, poser ces questions au travers de personnages peut m’aider à trouver des réponses, mes histoires m’apprennent aussi des choses sur moi-même, parfois. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Pour donner au monde la forme que l’on voudrait qu’il ait. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« L’esprit renferme en gestation des sentiments, des idées, des réflexions, des situations qui murissent et prolifèrent, parfois plus vite que l’on ne peut les exprimer dans sa société, tant et si bien qu’elles peuvent déborder de l’individu : on appelle cela raconter des histoires. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Nous, je ne sais point, mais si je raconte des histoires : c’est pour vivre plusieurs vies. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« J’aime certes voir la réaction des gens, mais avant tout, j’aime la sensation de la construction, comme la satisfaction qui suit la résolution d’une énigme ou d’un problème : créer un univers, la manière presque logique de relier les fils et dont les choses s’emboîtent ; écrire est ma manière de mettre en forme et de pousser le mécanisme jusqu’au point de fonctionnement. »

 

Jubiler en concoctant la mécanique des histoires

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Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On écrit pour oublier qu’on est mortel »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On raconte des histoires pour revêtir simultanément toutes les peaux qui auraient pu nous appartenir, pour déployer son empathie et se connecter à la Toile de l’Univers, pour prendre conscience de l’extraordinaire diversité qui nous entoure, pour se retrouver en devenant créateur de soi-même. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Sans doute parce qu’elles tourbillonnent dans notre esprit, encore et encore, et qu’elles nous empêchent de dormir tant que nous ne les avons pas couchées sur papier, sur musique, sur toile, ou sur tout autre support… »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce que le réel, c’est comme un appartement vide, et qu’il faut bien le meubler pour qu’il soit commode et accueillant, pour qu’il se remplisse de belles choses sur lesquelles poser le regard et méditer ; et ça, chacun le fait en (se) racontant des histoires, parfois juste dans sa tête et parfois en les écrivant, en les dessinant ou en les filmant, parce que sans elles, l’Humain ne serait qu’un automate et la vie simplement fonctionnelle – ce qui serait dommage, quand même ! »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires pour faire partie du monde. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce qu’une créature psychopathe que nous nommons traditionnellement Muse nous pointe un flingue sur la tempe en nous désignant notre clavier avec un petit sourire en coin. »

 

Si cette image t’émeut au plus haut point, tu es écrivain°_°

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Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Je raconte des histoires pour créer « quelque chose », assembler et faire exister tous les petits morceaux qui traînaient dans un coin de ma tête, une idée, un thème, un simple mot qui fait office de premier domino et aboutit à une histoire qui me parle et que je peux partager. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« En racontant mes histoires, je laisse ma voix s’exprimer, je lui accorde son espace de liberté à elle que je tais trop souvent, je partage mon rêve personnel avec d’autres dans l’espoir – un peu vain peut-être – d’en voir émerger de nouveaux. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« Parce que c’est un besoin essentiel et qu’il est impossible de résister aux regards des personnages lorsqu’ils viennent frapper à notre porte pour nous demander de transcrire leur histoire. »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« En ce qui me concerne, j’écris pour explorer, voyager, découvrir le monde à travers d’autres lunettes que les miennes (en l’occurrence celles de mes personnages) et tenter de susciter des émotions chez ceux qui me lisent (frissons, émerveillement, etc.). »

Pourquoi racontons-nous des histoires ?

« On raconte des histoires parce qu’on ne meurt jamais tant qu’on vit dans les livres. »

 

Retour sur expérimentation

 

Nous y voilà. Défrisante, cette plongée dans le chapeau d’allégeance, n’est-ce pas ? Ca en fait des paires de lunettes multicolores !^^ Je suis certaine, cher visiteur, que tu en tireras tes propres fruits. En ce qui me concerne, je note trois raisons qui flottent à la surface de la marmite entre deux palmes vertes.

 

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1/Pour de nombreux écrivains, raconter des histoires semble être une nécessité, un besoin, un débordement incontrôlé, presque une absence de choix. Un peu comme si ce n’était pas l’écrivain qui décidait de raconter des histoires, mais les histoires elle-mêmes qui décidaient d’être racontées en choisissant leur écrivain. Faites vos emplettes, Mesdames, nous avons de tout !

2/Raconter des histoires nourrit les écrivains, en leur offrant un espace de liberté, de rêve, de voyage, d’imaginaire et de créativité intérieure qui leur fait du bien, voire les aide à se connaître.

3/Raconter des histoires, c’est aussi une manière d’appartenir au monde, de se connecter aux autres, de contribuer à la société, de générer du lien.

Pfiiiiouuuuu… Une chouette expérimentation que cette incursion dans les « Pourquoi » subjectifs de chacun, je recommencerai ! Sur ce, je vais re-re-re-re-re-relire les réponses de mes camarades écrivains et méditer dessus en bonne compagnie : à ma droite, le Dieu des Pious, à ma gauche, un seau de myrtilles fraîches ! (Happy me^^)

 

Formidable visiteur, je me fends d’une révérence et je te salue !

 

 

Vaëlban : Hey Siècle, attends une seconde ! Et ta réponse à toi ?

Siècle : Je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler.

Vaëlban : Nom d’un marsupioulami joufflu, je n’y crois pas, tu as esquivé la question !

Siècle : Pas du tout, je me suis juste interviewée, anonymement, avec les 29 autres.

Vaëlban : C’est malin, tiens ! Et ta réponse alors, c’est laquelle ?°_°

Siècle : Franchement, facile. Puisque je babille sur ce blog jusqu’à plus soif, tu n’auras pas de mal à me reconnaître. ;-)

Vaëlban : Mais enfin, Siècle, fais pas ton crocodile mou, dis-moi !

Siècle : Lumière sur ta journée, mon grand !!!