Atelier Univers – Sculpter sa propre statue

 

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Cher visiteur,

Je suis ravie de te retrouver sur cette page !

 

Le temps est venu d’entrer de plein fouet dans un sujet qui me tient à cœur. Nous allons aborder aujourd’hui un acte créateur de nature plus subtile : la création de soi-même. Je ne te cache pas qu’au moment d’entamer ce babillage vertigineux (et subjectif, garde bien cela en mémoire ;-) ), mes mirettes s’écarquillent quelque peu. Hum. Tout le monde a bien chaussé ses lunettes en forme de cœur ? Sûr et certain ? Bon, d’accord. Ne tergiversons pas plus longtemps. Allons-y !

 

L’Univers !

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Source : Wertn et APOD – Nasa

 

Dans cet article, audacieux visiteur, je vais essayer de t’aider à percevoir la nature de ce drôle de truc qu’on appelle « Univers ». Impossible de te donner une définition carrée, traditionnelle et purement rationnelle. L’Univers s’intéresse à l’essence de ce qui est. Or, tenter de délimiter l’essence de l’être en quelques phrases, c’est un peu comme sauter dans un marais à la faune prolifique après s’être soigneusement badigeonné de miel des pieds à la tête : un poil risqué.

Cela dit, comme tu l’as probablement déjà remarqué, je communique avec toi à l’aide de mots, j’écris sur un blog et il va bien falloir que j’essaye d’approcher la chose armée de mon clavier. °__° Aussi, je vais, au fil de cet article, te donner une multitude d’images métaphoriques, de définitions variées, d’angles de vue différents pour approcher ce concept d’Univers qui n’est pas, en fait, comme tu l’auras saisi, un concept, mais un être.

Disclaimer : c’est évident, mais je le répète quand même (sait-on jamais^^), je n’ai pas le monopole des idées que j’aborde dans cet article, elles ont été abondamment développées par bien d’autres au fil des siècles. Tout ce que je dis est à prendre avec des pincettes : il ne s’agit pas de vérités mais de ma réflexion personnelle.

 

Préambule

Commençons par le commencement. Dans une série de quelques articles (qui seront regroupés sous le titre « Atelier Univers ») je parlerai en long, en large et en travers des Sculpteurs de statue. Alors, je te pose la question à 3000 ksecs : ça veut dire quoi, sculpter sa propre statue ?

 

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Source

 

  • Sculpter sa propre statue

A l’origine, sculpter sa propre statue est une métaphore employée par Plotin, philosophe de l’Antiquité grecque et exégète de Platon, dans son œuvre les Ennéades.

Voici ce qu’il nous dit :

Comment peut-on voir cette beauté de l’âme bonne ? Reviens en toi-même et regarde : si tu ne vois pas encore la beauté en toi, fais comme le sculpteur d’une statue qui doit devenir belle ; il enlève une partie, il gratte, il polit, il essuie jusqu’à ce qu’il dégage de belles lignes dans le marbre ; comme lui, enlève le superflu, redresse ce qui est oblique, nettoie ce qui est sombre pour le rendre brillant, et ne cesse pas de sculpter ta propre statue, jusqu’à ce que l’éclat divin de la vertu se manifeste, jusqu’à ce que tu voies la tempérance siégeant sur un trône sacré. Es-tu devenu cela ? Est-ce que tu vois cela ? Est-ce que tu as avec toi-même un commerce pur, sans aucun obstacle à ton unification, sans que rien d’autre soit mélangé intérieurement avec toi-même ? Es-tu tout entier une lumière véritable, non pas une lumière de dimension ou de forme mesurables qui peut diminuer ou augmenter indéfiniment de grandeur, mais une lumière absolument sans mesure, parce qu’elle est supérieure à toute mesure et à toute quantité ? Te vois-tu dans cet état ? Tu es alors devenu une vision ; aie confiance en toi ; même en restant ici, tu as monté ; et tu n’as pas plus besoin de guide ; fixe ton regard et vois.

Source : Gilles Jobin – Citations

 

Impressionnant, n’est-ce pas ? Dit autrement, sculpter sa propre statue, c’est retirer le superflu, l’artificiel, tout ce qui n’est pas nous pour accéder à l’être véritable. C’est dégager son essence de la gangue que la vie (l’éducation, la société, le quotidien) a tissé autour de ce que nous sommes. C’est éplucher la surface de l’être de ses masques, de ses personas, ceux que nous revêtons pour nous dissimuler (à nous-même) notre propre nature. C’est prendre la voie de l’Univers. Et celle de l’Amour avec un grand A, à commencer par l’Amour de soi.

 

Sculpter sa propre statue, c’est apprendre à s’aimer

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Source : Potdecitations – Benoît Lacroix

 

Oui, oui, je sais, j’emploie des grands mots : Univers, Amour, Véritable ! C’est bien beau tout ça, me diras-tu, mais euh… ça se passe comment en pratique ? Quel est l’Atelier qui nous propose, l’air de rien, de tailler notre statue, d’en ratiboiser la surface à la recherche de l’être véritable ? Et avec quels outils ? Ils sont fournis par le prof ? C’est qui le prof, d’ailleurs ?

Doucement, doucement, je vais y venir dans le corps de cet article, on est toujours dans le préambule là ! Mais en très très gros, l’Atelier, c’est la réalité énergétique. Le professeur attitré, c’est l’Univers, et les outils sont déjà sous ton oreiller, c’est juste qu’ils ont tendance à devenir invisibles au fil du temps.

 

  • La réalité énergétique – l’Atelier des Sculpteurs

La plupart du temps, quand on se demande de quoi est composé un être vivant, disons plutôt un être humain pour ne pas prêter à confusion, on identifie trois parties (en fait, il en existe d’autres, mais je vais rester sur une approche simple ici^^) :

◊ le corps physique (la matière qui nous procure des sensations)
◊ le corps émotionnel (les émotions, les sentiments)
◊ le corps mental (la pensée qui nous permet de manier les idées)

Il existe une quatrième dimension de l’être qui englobe les trois autres et qui se diffuse à travers la sensation, l’émotion, la réflexion : il s’agit du corps spirituel/du plan/de la réalité énergétique (qui nous ouvre les portes de l’Atelier « travaux pratiques » sous la bienveillante supervision de l’Univers).

Peut-être que tu as déjà fait l’expérience suivante, cher visiteur : alors qu’il ne faisait pas froid (35°, c’est dire !), que tu étais tranquillement assis sur ton transat en train de lire un roman, tu as buté sur une phrase particulière et tu as ressenti un frisson profond, une sensation physique avec un arrière-goût d’autre chose. L’autre jour, tu étais au cinéma et, devant tes yeux, un personnage a vécu une situation qui t’a particulièrement touché. Pendant des mois, tu t’es souvenu de cette scène avec émotion, elle s’est gravée à l’intérieur de toi avec une intensité que tu ne t’expliques pas. Alors que tu faisais face à une situation insoluble, tu as été frappé par une illumination : une idée a soudainement jailli dans ton esprit, t’ouvrant une nouvelle manière de considérer les choses.

Lors de chacune de ces expériences, tu as vécu l’expression de ce qu’on appelle la réalité énergétique. Seulement, l’énergie est quelque chose de subtil. Certains la perçoivent de manière innée, mais dans la plupart des cas, on apprend à la percevoir. Par réflexe, nous rangeons ces manifestations dans des cases qui nous sont plus familières. On le fait tellement qu’on finit par oblitérer cette quatrième dimension de l’être. Un peu comme la théorie des lunettes en forme de coeur. Tu sais, au moment où le chapeau d’allégeance se carapate de notre mémoire et qu’on oublie qu’on a le choix ? Eh bien, c’est la même chose ici. Exit l’Atelier des Sculpteurs. Bye bye, Univers. Fais bon voyage !

 

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Source

 

Tant mieux ! me dit-on dans l’oreillette. On est en plein blabla métaphorique là ! Elle est où ta preuve de ce machin énergétique dont tu nous parles ? Ton approche n’est ni rationnelle, ni scientifique ! On dirait un dogme religieux à la sauce hippie ! Franchement, Siècle, tu as fumé la moquette ? Tu te souviens qu’on est au XXIe siècle, ma petite ?

Oui, oui, je m’en souviens à peu près. Et non, je n’ai pas de preuves papier à te fournir illico presto, mon cher visiteur. Il est difficile de prouver une réalité énergétique à travers un prisme rationnel qui utilise le raisonnement pur et la recherche de la vérité avec un grand V. En tout cas, moi, je ne sais pas le faire. Je te fais juste part de ma perception des choses. Libre à toi de t’y intéresser ou d’aller plutôt tricoter des chaussettes dépareillées pour l’hiver. Ce que je comprendrais parfaitement, j’ai une grande tendresse pour  les chaussettes dépareillées.

 

Jamais sans mes chaussettes

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Source

 

  • Univers versus science : une fausse opposition

Ah oui, un petit truc quand même. La voie de l’Univers peut être comprise comme une recherche spirituelle, une volonté d’accéder à son être profond. Ce n’est en aucun cas une approche dogmatique ou religieuse, il n’y a pas d’Eglise, pas de pouvoir temporel auquel se référer. Il s’agit davantage d’une philosophie de vie. Donc rien à voir. ;-)

Ensuite, on imagine souvent que l’énergie s’oppose à l’esprit rationnel, que les perceptions extra-lucides dégainent le mousquet face à l’expérimentation scientifique. Pas du tout. Les plus grands scientifiques se sont intéressés à l’Univers au sens large, à l’Amour avec un grand A, au sens de la vie, à cette toile d’énergie merveilleusement agencée qui lie les êtres entre eux.

A commencer par Albert Einstein qui parle de l’Univers en ces termes là :

 

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Source

Si tu es curieux, tu peux aller regarder d’autres citations de ce grand homme par ici !

 

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Source

 

Et si tu veux chausser une paire de lunette plus actuelle, je t’invite à lire un extrait de l’interview de Joël de Rosnay, ci-dessous :

Je parle en effet de spiritualité et d’émerveillement, deux mots étranges pour un vulgarisateur scientifique. Mais je ne suis pas le premier à être émerveillé par l’unité et l’harmonie de la nature… Einstein, Spinoza, Pythagore ou encore Jacques Monod l’ont été avant moi. Lorsqu’on observe cette perfection, on ne peut que se demander ce qu’il y a derrière. On dirait que tout a été fait pour aboutir à cette harmonie. Pour beaucoup, la réponse à cette question est « Dieu ». Mais je ne suis pas dans une approche religieuse, du rite, du dogme. Néanmoins, comme mes amis Hubert Reeves et Yves Coppens, je m’interroge sur cette forme d’organisation inexpliquée qui pose question. Le scientifique que je suis avoue ne pas connaître la réponse. C’est un « mystère inexplicable, mais présent ». Dans mon livre, je fais référence à la tapisserie de la licorne. La plupart des gens ne voient que le résultat, sublime. Mais les scientifiques ou les philosophes vont voir derrière la tapisserie pour essayer d’interpréter les motifs. Je ressens un sentiment de spiritualité laïque, émergeant de l’unité, qui m’incite à donner du sens à ma vie et à transmettre.

Source : La tribune – Joël de Rosnay

 

Tout ça pour dire qu’il existe bien des vérités authentiques et conciliables, cher visiteur. Même la myrtille a le droit d’exister. Si si, je t’assure.^^

Sur cette noble déclaration, entrons dans le vif du sujet.

 

Suivre la voie de l’Univers, mais pour quoi faire ?

 

  • Ma zone de confort est douillette et confortable, j’y reste !

 

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Un visiteur dissimulé derrière un masque vénitien : C’est assez rigolo ce dont tu parles, Siècle (surtout la partie sur les myrtilles) mais au fond, ma vie ne se passe pas trop mal, j’ai un toit sur la tête, de quoi manger dans mon assiette, une famille et des potes plutôt cools, à quoi cela me servirait-il donc d’aller prendre des cours dans l’Atelier des Sculpteurs ? (Ce soir, il y a le prochain épisode de The Big Bang Theory à la télé en plus, c’est un peu pareil, non ?)

Siècle : Okay, pas de souci, passe une bonne soirée !

Notre visiteur masqué : Non, mais sérieusement, pour quoi faire, l’Univers ?

Siècle : Dis-moi qui tu es et je te dirai pourquoi l’Univers ?

Le visiteur tombe le masque : Je m’appelle Vaëlban, j’ai vingt-neuf ans, j’ai fait des études de…

Siècle : Nan, mais je ne te demande pas ton nom, ton âge ou ce que tu fais dans la vie, ce n’est pas cela qui te définit… je te demande qui tu es ?

Vaëlban : Mais j’en sais rien, moi ! Quelle question pourrie !

Siècle : Tu trouves ? Soit. Je t’en pose une autre. C’est quoi le sens de ta vie, ton but, la raison pour laquelle tu te lèves tous les matins ?

Vaëlban : Euh… pour les muffins du petit déj ? Non, je te taquine, fais pas cette tête, enfin. Je me lève pour aller au boulot, prendre un verre avec des amis, lire un bouquin sympa…

Siècle : Et tu ressens quoi à la fin de ta journée ?

Vaëlban : Je sais pas, ça dépend des jours. Parfois, je trouve que je manque de temps, c’est court, vingt-quatre heures. Mais le plus souvent, j’ai fait des trucs sympas, je suis plutôt satisfait.

Siècle : Donc en fait, si je résume ce que tu viens de me dire, le but de ta vie, c’est un ensemble de journées où tu te sens satisfait ?

Vaëlban : Ouais… mais attends, je partage des trucs avec des gens aussi ! Je sors les poubelles de ma voisine, je joue à la Playstation 3 avec mes neveux, et je file un coup de main aux associations bénévoles de mon quartier !

Siècle : Admettons. Et tout ça te rend heureux ?

Vaëlban : Autre question pourrie, pourquoi je m’étonne. Je suis satisfait de ma vie, c’est déjà bien. Et ça veut dire quoi être heureux, d’abord ? C’est juste un concept vide de sens !

Siècle : Eh bien voilà, tu touches du doigt le nœud du problème. Être heureux, ce n’est pas un concept, ça tient plutôt de l’accomplissement de l’être. Et c’est exactement pour étudier ce sujet de manière expérimentale que faire un tour entre les mains des Sculpteurs de statue te ferait le plus grand bien !

Vaëlban : Siècle, il y a vraiment des jours où tu me sors par les oreilles !dialogue2

Siècle : Dans mes bras, mon grand ! Viens faire un câlin et ça ira mieux ! Et tiens, prends une gradine au passage, tu vas en avoir besoin !

 

  • La quête des chercheurs d’eau

Comme nous le disait fort bien Vaëlban, nous sommes souvent englués dans nos zones de confort, dans des quotidiens qui se répètent, inlassablement, et qui nous laissent satisfaits, à défaut d’extatiques. Nous sommes prudents. Nous nous disons : mieux vaut une vie cadrée, solide, sécurisante, qu’une vie où je traverse déserts sentimentaux, interrogations renversantes et pics d’exaltations grandioses. Nous nous disons aussi : je sais ce que je perds, je ne sais pas ce que je gagne. Ou encore : je suis comme tous les autres, je ne vais pas prendre le risque de faire différemment. Je n’appartiendrais plus si je bifurquais de la voie principale, et j’ai besoin d’appartenir à quelque chose, une communauté, un groupe, car si je n’appartiens plus, au fond, qui suis-je ? (Note bien qu’on en revient au qui suis-je…^^)

Bien entendu, il y a de nombreux humains qui ne sont pas satisfaits de leur quotidien, qui souffrent (consciemment) de l’absence de sens dans leurs vies et qui sont prêts à ne plus appartenir pourvu de savoir qui ils sont. Ils regardent à droite, à gauche, ils cherchent des solutions, mais ils n’en trouvent pas. Parfois, ces humains en quête de sens (que nous appellerons les chercheurs d’eau, au fil de cette rubrique) laissent leurs émotions prendre le contrôle : ils sont envahis par une tristesse latente et lourde, ou bien ils accusent, ils blâment la société, les institutions, le voisin. Pour des prétextes. Ils cherchent une réponse extérieure au sentiment de vacuité intérieure qui les habite.

 

Avoir soif d’essentiel

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Le Petit Prince – Chapitre XXV – Saint-Exupéry

 

– Les hommes, dit le petit prince, ils s’enfournent dans les rapides, mais ils ne savent plus ce qu’ils cherchent. Alors ils s’agitent et tournent en rond…
Et il ajouta :
– Ce n’est pas la peine…
Le puits que nous avions atteint ne ressemblait pas aux puits sahariens. Les puits sahariens sont de simples trous creusés dans le sable. Celui-là ressemblait à un puits de village. Mais il n’y avait là aucun village, et je croyais rêver.
– C’est étrange, dis-je au petit prince, tout est prêt : la poulie, le seau et la corde…
Il rit, toucha la corde, fit jouer la poulie. Et la poulie gémit comme gémit une vieille girouette quand le vent a longtemps dormi.
– Tu entends, dit le petit prince, nous réveillons ce puits et il chante…
Je ne voulais pas qu’il fît un effort :
– Laisse-moi faire, lui dis-je, c’est trop lourd pour toi.
Lentement je hissai le seau jusqu’à la margelle. Je l’y installai bien d’aplomb. Dans mes oreilles durait le chant de la poulie et, dans l’eau qui tremblait encore, je voyais trembler le soleil.
– J’ai soif de cette eau-là, dit le petit prince, donne-moi à boire…
Et je compris ce qu’il avait cherché !
Je soulevai le seau jusqu’à ses lèvres. Il but, les yeux fermés. C’était doux comme une fête. Cette eau était bien autre chose qu’un aliment. Elle était née de la marche sous les étoiles, du chant de la poulie, de l’effort de mes bras. Elle était bonne pour le cœur, comme un cadeau.

Source : Le Petit Prince – Antoine de Saint-Exupéry

 

C’est une des lois de l’Univers et c’est une excellente nouvelle – le monde gris et terne qui nous entoure ne changera pas d’un coup de baguette magique. Il n’y aura pas de chevalier flamboyant pour nous tirer de notre morosité quotidienne. Les soucis que nous identifions dans notre vie ne seront pas résolus par une solution extérieure : la réponse est intérieure. Le monde tel que nous le percevons n’est, au final, que le reflet de notre relation avec nous-même. Si nous n’avons de relation qu’avec l’apparence de nous-même, les couches supérieures de notre oignon, nous évaluons la vie à l’aune de concepts éducatifs, d’une vision de la société et de notre rôle à l’intérieur de celle-ci. Nous jouons avec des formes, des idées et, au final, nous mourrons de soif. Nous avons soif d’essence, d’être, de vérités authentiques, de saveurs nouvelles. Nous aspirons à goûter à la quintessence de ce que nous sommes et, à travers elle, à l’Univers tout entier. Mais pour savourer la relation authentique à soi, il est nécessaire de se connaître. Et sculpter sa propre statue mène à la connaissance du moi véritable. Tu vois où je veux en venir, cher visiteur ?^^

 

  • Obstacle numéro un : la peur de se perdre

Admettons qu’on s’intéresse à ce qui fait le sens de la vie, à la recherche du bonheur, à qui sont les êtres humains sous leurs couches de peaux et d’éducation. Ou bien qu’on ressente le besoin vital d’entrer en relation avec soi-même. Admettons que la voie de l’Univers propose des pistes d’exploration et des outils énergétiques pour les chercheurs d’eau assoiffés que nous sommes. Pourquoi renacle-t-on alors à l’emprunter ?

 

J’ai pas envie d’avoir envie !

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Source – ©Peyo

 

Il y a plusieurs raisons qui nous poussent à détourner le regard de l’Univers. Je m’attarderai ici sur l’un des obstacles clé que nous affrontons : la peur de perdre notre identité.

Notre réflexe premier, animal presque, c’est de survivre, d’asseoir et de protéger notre identité, ou du moins l’image que nous nous faisons de qui nous sommes. Sculpter sa propre statue procède du mouvement inverse. C’est volontairement se dépouiller de son manteau d’apparence, de ce que l’on connait de soi pour aller à la rencontre d’un soi intérieur dont on ne sait, au fond, pas grand-chose. Ce soi est un autre, un inconnu. Nous avons donc une résistance bien naturelle à nous mettre à nu pour découvrir ce qu’il y a en dessous de nos couches de peaux. Nous avons peur de perdre ce que nous avons toujours cru être nous. En fait, nous avons peur de mourir.

Lorsqu’on se dit « j’aimerais changer, j’aimerais voir les choses plus positivement, j’aimerais modifier, supprimer cette réaction, ce schéma que je répète dans ma vie », on est souvent prêt à transformer quelques attitudes en surface. Mais si on veut vraiment changer, il faut se défaire de ses schémas racines. Pour accéder au soi véritable, de petits ajustements ne sont pas suffisants. Il est impossible de renaître sans mourir un peu. Et face à cette perspective, nous passons notre chemin.

Ce qu’il est essentiel de comprendre, et ce que nous dit l’Univers, c’est que : si nous choisissons de sculpter notre statue, nous n’avons pas besoin de savoir à l’avance la forme qui émergera de la pierre. La personne que nous découvrirons au bout du chemin sera parfaite. Parfaite parce qu’authentique. Quitter le paraître pour l’être, ce n’est pas un adieu mais des retrouvailles. Mais, me diras-tu, dans transformation, il y a devenir autre, laisser derrière soi, lâcher prise. Renoncer. Et pour renoncer, il faut avoir confiance. Comment avoir confiance en l’inconnu ? En fait, on ne peut pas avoir confiance dans ce qu’on ne connaît pas et le premier geste du Sculpteur de statue, c’est de sauter dans le vide, de poser un acte de foi.

 

Premiers coups de maillet

 

Ça va, cher visiteur ? Tu t’en sors ? J’ai bien conscience que le sujet n’est pas hyper facile à mâchouiller… on continue encore un peu ? Attends, je vais mettre une image relaxante, histoire de respirer un poil avant la suite.

 

L’Univers – again (mais je ne me lasse pas !°-°)

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Source : Wertn et APOD – Nasa

 

Bien bien bien. Reprenons. Partant du principe que Vaëlban (au hasard), jeune piou innocent parmi les pious, décide de s’inscrire à l’Atelier des Sculpteurs. Brave petit. Il a pris ses outils, son maillet et sa gradine. Il se tient debout devant son bloc en pierre. Il est d’accord pour se dépouiller de ses couches superficielles, et maintenant quoi ?

Vaëlban : C’est vrai ça, parce que faire confiance, poser un acte de foi, sauter dans le vide, c’est supra théorique pour moi ! Comment on fait en vrai ?

Eh bien, on passe un deal avec soi-même, le deal de prendre l’Univers comme professeur, et de suivre ses conseils, de commencer à travailler notre bloc de pierre selon ses indications. Même si on n’a pas l’image du résultat devant les yeux, même si on ne comprend pas très bien pourquoi il faut mettre un coup de maillet ici et pas là.

 

Et voilà les trois premiers coups de maillet que nous indique l’Univers :

 

  • La responsabilité envers soi-même

Premier coup de maillet. J’accepte d’être responsable de tout ce qui m’arrive. Si je suis créateur de la réalité dans laquelle j’évolue, j’en ai semé (même inconsciemment) les graines. Je ne rejette pas sur les autres (que ce soit des personnes ou des institutions) ce qui me fait souffrir. Je suis responsable de la manière dont je reçois ce que la vie m’apporte (le bon et le moins bon). Nous avons fort peu de prise sur le monde extérieur. Il y aura toujours la séparation, la mort, la souffrance. Et si j’attends que cela change, je vais attendre longtemps… Par contre,  je peux décider de transformer ce que je ressens, la manière dont je réagis à ce qu’il m’est donné de vivre : à moi d’en tirer des fruits. Le vrai terrain de bataille, celui où mon action compte, il se trouve à l’intérieur de moi. Attention, ce n’est pas parce que je suis responsable que je suis coupable. Il est aussi mal ajusté de se blâmer et de se rendre coupable de tout, que de rejeter la responsabilité ailleurs. Comme souvent, la justesse se trouve dans l’équilibre. ;-) Premier coup de maillet donc, parce que j’accepte d’être responsable, je m’octroie la possibilité de changer ma vie et de semer de nouvelles graines.

  • Agir/Subir

Deuxième coup de maillet. Dans la lignée directe de la responsabilité, il est important de distinguer si j’agis, si je suis le moteur de ma réalité, si je suis créateur, acteur, dans le mouvement. Ou si je subis le quotidien, mes souffrances, les décisions des autres, certaines valeurs que je me suis imposé (typiquement la mission de devoir dont nous nous chargeons si souvent). Au deuxième coup de maillet, j’entre en action, je prends les rênes et j’avance.

  • Remplir son Lac

 

De l’eau, de l’eau, de l’eau !

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Source : Siècle Vaëlban

 

Troisième coup de maillet. La fameuse (parce que je l’aime beaucoup^^) métaphore du Lac.

Dans cette métaphore, je suis un poisson/dauphin/baleine/créature aquatique (comme tu veux, cher visiteur, choisis ta créature !^^). Et je vis dans un Lac dont je suis le gardien. Autour de moi, il y a de nombreux Lacs habités par de sympathiques bestioles. Parce que je suis un poisson au coeur palpitant, je vais m’assigner (tout seul, comme un grand) la mission d’abreuver les autres Lacs. Pour ce faire, je vais utiliser des tuyaux, des pompes, et toutes mes forces pour siphonner l’eau de mon Lac afin de remplir celui des autres. A chaque difficulté (grande ou petite) rencontrée par le poulpe du coin, je m’empresse de vider mon Lac pour aider poulpinet. Les autres Lacs ont toujours la priorité sur le mien. Vient un moment où mon Lac est asséché et, comme je suis une créature qui a besoin d’eau pour vivre, j’agonise.

Or, l’Univers m’avait donné une mission, pas cinquante mille : j’étais le gardien de mon Lac. On me demandait de faire la nage de la pluie tous les jours pour qu’il reste plein jusqu’à ras bord. Et même que, précise l’Univers en faisant les gros yeux (l’Univers est très très fort pour faire les gros yeux °___°), si j’avais correctement accompli ma mission au lieu de n’en faire qu’à ma tête, si j’avais effectué la nage de la pluie tous les jours avec enthousiasme, mon Lac aurait été tellement plein qu’il aurait débordé, inondant tous les Lacs des alentours au passage. Ces autres Lacs auraient été abreuvés de mon eau excédentaire, et non de celle qui m’est vitale, qui m’appartient, qui m’a été confiée.

Nous sommes tous des Lacs d’énergie. Nous sommes tous responsables de prendre soin d’abord de nos Lacs à nous. Et quand nous en prenons soin, notre énergie augmente, rayonne, et vient nourrir tous ceux qui nous entourent. Mais nous ne devrions jamais nourrir les autres au détriment de nous-même. Nous sommes le premier autre dont nous sommes responsables. Nous sommes les gardiens de nos Lacs. Troisième coup de maillet, adjugé vendu, ou presque. ;-)

 

Choisir l’allégeance à l’Univers et les lunettes-boussoles

 

Vaëlban : C’est vrai qu’ils sont jolis mes trois premiers coups de maillet. Je suis très satisfait ! Et comment ça se passe pour la suite ? Je tâtonne quand même un peu à chaque pas, Siècle. Je suis responsable, d’accord. Je protège mon Lac, ça c’est fait (du moins, je vais essayer°-°), et j’agis. Mais j’agis comment, et dans quelle direction ? Une boussole me serait bien utile pour suivre la voie de l’Univers !

Siècle : En effet, et ça tombe bien, comme je te le disais plus haut, les outils sont déjà sous ton oreiller. Lorsque tu pioches dans le chapeau d’allégeance tous les matins, tu choisis ta paire de lunettes. Tu peux choisir des lunettes en forme de boussole, si tu veux !

  • Comment ça se passe l’allégeance à l’Univers ?

Déjà, ton choix d’allégeance se renouvelle tous les jours, voire toutes les minutes^^ donc il nécessite une certaine volonté. Et de la constance : un seul coup de maillet ne libère pas la statue de sa gangue. ;-)

 

Choisir sa boussole 

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Source – ©Jenndalyn

 

Regarder la vie à travers des lunettes-boussoles, ça veut dire, dans chaque décision du quotidien, minuscule ou énorme, amusante ou difficile, me concernant ou concernant mon action par rapport à autrui, dans chacun de mes choix : identifier la voie de l’Univers, et la suivre. Cet ensemble de micro, moyenne et macro décisions participe à déterminer ce que nous sommes. Le but de l’Univers étant de nous reconnecter à notre être véritable, si nous suivons ses conseils à chaque intersection, nous taillons notre bloc de pierre en direction de nous-même, nous sculptons notre propre statue.

  • Mais comment je sais quel est le choix de l’Univers ?

Avec un peu d’expérience, en travaillant son intuition, on apprend à « tester » à l’intérieur de soi ce qui est juste et ce qui ne l’est pas à un instant T. Le chemin où l’énergie coule, où l’on se sent bien se distingue de celui où les obstacles se multiplient, où notre fatigue s’accroît à chaque pas supplémentaire. Quand tout bloque, on n’est pas sur le chemin de l’Univers. Il s’agit alors de choisir, dans la pratique et de manière systématique, l’option qui sonne juste, même si ce n’est pas notre préférée.

Il est important de distinguer le choix à court terme du choix sur le long terme. Je peux avoir dans l’instant très envie de manger l’intégralité du paquet de bonbons à la myrtille (3 kilos, quand même !°_°), ça me fait plaisir, mais à moyen terme et à long terme, ce n’est pas vraiment le choix juste pour moi. Si je sens que c’est injuste, même si je suis tentée, il serait logique que je m’abstienne ici. Tu vois ce que je veux dire ?

Bien entendu, je te le dis sans attendre, cher visiteur, même quand on suit le chemin de l’Univers avec ses petites mirettes gonflées de cœurs depuis des années, on se plante tout le temps ! Et ce n’est pas grave. L’important ce n’est pas de chuter, c’est de se relever, ce n’est pas de faire un sans-faute accroché à ses lunettes-boussoles comme à une bouée de sauvetage, c’est de renouveler son allégeance. Quand on s’est planté, ou qu’on a pas su résister, il suffit de se dire : okay, c’est pas grave, je ferai mieux la prochaine fois. On transforme ses mécanismes, ses décisions, petit à petit et de manière durable. Pas d’un seul coup en un claquement de doigts. Il faut laisser le temps à l’énergie de creuser un nouveau sillon à l’intérieur de toi.

 

Pas facile de trouver l’équilibre juste !

balance
Source
  • Mais comment je sais quel est le choix de l’Univers, moi ??? – bis repetita

 

Vaëlban : Okay, suivre son intuition, séparer le juste de l’injuste, c’est très bien tout ça, mais c’est encore conceptuel ! Je te rappelle que, moi, je débute ! Je connais pas ces machins énergétiques ! Je ressens rien ! Quand j’ai un frisson, j’ai un frisson, nom d’un schtroumpf ! Comment veux-tu que je distingue une sensation « Univers » d’un simple courant d’air ? Par la pratique, l’expérience, d’accord, mais comment je pratique si je ne sais pas par où commencer ?

Siècle : Hum, je vois ton problème, Vaëlban, ne t’affole pas. Un pas après l’autre. Tout ira bien. Je vais te donner quelques grandes orientations de l’Univers pour t’aider à comprendre un peu mieux ce qui peut être un choix « Univers » et ce qui ne l’est pas.

 

◊ Transformation/Stagnation

L’Univers, c’est la vibration de la vie en mouvement perpétuel, c’est la transformation. Rien n’est figé, tout se transforme, se transmute, se métamorphose. Une situation immobile, stagnante, marécageuse, où l’on s’enlise, ou bien qui se répète sans arrêt, n’est pas la voie de l’Univers.

◊ Amour/Peur

Eh oui, la dichotomie n’est pas où on l’attend sur ce concept-là.^^ En énergétique, le contraire de l’Amour, ce n’est pas la Haine, mais la Peur. Pourquoi ? Parce que l’Amour (au sens divin) correspond à l’ouverture de l’être, à une vibration élevée, une expérience de grâce, à une empathie exponentielle, une acceptation inconditionnelle de ce qui est. La Peur, c’est la fermeture, l’exclusion, la séparation (non seulement avec les autres, mais avec l’autre que nous sommes, avec la partie divine en nous, celle qui nous lie à la toile de l’Univers).

Et j’ai presque envie de te dire : « La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance. » Hum, ça vous dit quelque chose ?^^ C’est très vrai, en tout cas, d’un point de vue Univers.

 

Maître Yoda

Source – ©Star Wars

 

◊ Être/Néant

Une opposition fondamentale. Tout ce qui a trait à l’Être (à la vie, la naissance, la mort, l’essence, la création) est du domaine de l’Univers. On n’oppose pas, par exemple, l’être au mal. Le bien/mal ou les ombres/la lumière font partie intégrante de l’Être. Ce sont des distinctions intéressantes en ce que la transmutation de l’ombre en lumière est un mécanisme de l’Univers (j’y reviendrai au cours de prochains articles) mais les ombres comme la lumière appartiennent à la sphère de l’Être. Ce qui n’est pas Univers, ce qui s’oppose à l’Être, c’est le Néant, l’absence de vie, l’absence d’énergie, le vide.

Il existe, bien entendu, d’autres oppositions conceptuelles, mais commencer avec ces trois-là, c’est déjà pas mal.

 

Ouverture

 

Dans la pratique, face à un choix donné, je peux me demander : que me dit mon intuition ? Est-ce que si je prends l’option A (ou B), je vais me sentir bien, je vais être motivé (dans une perspective de long terme) ? Est-ce que je respecte mes besoins et mes limites en choisissant cette option ? Est-ce que je remplis mon Lac ? Est-ce que c’est juste pour moi ? Je peux aussi essayer d’affiner avec les concepts présentés ci-dessus. En faisant ce choix-là, est-ce que je suis dans l’ouverture, ou dans la fermeture ? Le moteur qui me pousse, est-ce une peur de quelque chose, ou une volonté de partage, de largesse, d’abondance ? Est-ce que je participe à créer, à permettre le rayonnement de l’Être (le mien et celui des autres) ou est-ce que je favorise le Néant ?

Ensuite, il n’y a pas de secret, la pratique, la pratique, la pratique. On affine sa boussole « Univers » en chutant (beaucoup) et en se relevant (tout autant) !

 

Caramba, encore raté !

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Source – ©Hergé

 

Parce que je t’aime beaucoup, mon cher visiteur, je vais te faire une confidence : il existe un outil fabuleux qui illumine le travail des Sculpteurs de statue : l’émerveillement. Mais comme j’ai déjà beaucoup babillé aujourd’hui, je t’en parlerai en détail le mois prochain. ;-)

D’ici là, je te souhaite des tigres protecteurs à l’œil affuté, quatre gerbes de bambous blancs et un nectar de folie distillé dans un minuscule flacon en forme d’étoile.

 

Lumière sur ta journée !

 

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Si cet article t’a intrigué, que tu as un peu de temps devant toi et que tu as envie d’en savoir plus sur l’Univers, je t’invite à emprunter d’autres paires de lunettes que les miennes et à regarder cette longue et magnifique vidéo sur la puissance de l’intention.

 

La puissance de l’intention

Source : Youtube – Documentaire – La puissance de l’intention

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16 commentaires sur “Atelier Univers – Sculpter sa propre statue

  1. Marie Laure dit :

    Passionnant, sujet complexe s’il en est , que tu rends accessible, clair et vibrant. Avec toutes ces pointes d’humour qui allègent et font sourire. Je suis heureuse de voir mises en écrits des réflexions que nous avons souvent échangées. Cela permet d’y revenir, une manducation nécessaire pour polir sa statue et ne pas perdre le fil. Tout ceci sonne « juste » à mes oreilles énergétiques. Déjà envie de lire la suite.
    Félicitations et respect.

    • Siècle Vaëlban dit :

      Merci beaucoup ! C’est vrai qu’il s’agit d’un sujet périlleux à aborder et c’est intéressant pour moi aussi de le formuler à l’écrit. Et de le partager. ;-)

  2. Louve dit :

    La réalité énergétique, ça n’aurait pas un petit goût de trèfle, dis moi ?
    Merci pour ce (long) article ! J’ai hâte de lire le prochain pour poursuivre ma découverte de la sculpture !

    • Siècle Vaëlban dit :

      Comme tu goûtes bien à la réalité énergétique !^^ Oui, tout à fait, on est dans le trèfle jusqu’au cou avec l’Univers ! Ravie que tu aies apprécié la lecture de ce (long°_°) article. On continuera à manier la gradine le mois prochain chez les Sculpteurs. Tu verras, la sculpture du merveilleux, c’est un peu vertigineux, mais c’est également ludique. ;-)

  3. Mouton dit :

    La vérité n’est pas ailleurs, elle est dans le Cœur ! Merci pour ce très bel article, Siècle <3

  4. Aemarielle dit :

    Comment? Moi, une Dame de Pique, enfiler des lunettes en forme de cœur ? Mais quelle idée! Quel affront! Rien que pour ça, je vous le dis, je vais les enfiler, juste pour montrer à quel point je les porte bien! ^^
    (Plus sérieusement, je sentais bien que cet article me toucherait très fort! Mais je me retrouve aussi dans un passage où tu parles des gens qui changent juste quelques éléments en surface, sans oser aller au plus profond. J’aime bien cette idée de sculpter sa propre statue, je trouve l’image particulièrement parlante)

    • Siècle Vaëlban dit :

      Sois la très bienvenue, ma chère Aemarielle ! Heureuse que cet article te touche. L’image de la statue me plaît dans le sens où elle dit, au final, que se construire, c’est s’épurer de tout ce qui n’est pas soi pour être, et non ajouter de l’avoir, de la matière en supplément. Et je te rassure tout de suite, tu n’es pas obligée de choisir, tu peux cumuler les paires de lunettes, et même avoir deux verres qui n’ont pas la même forme : un pique/un coeur (au hasard) ?^^

  5. Florie dit :

    Quel bel article! Je trouve qu’il sonne très juste tout en restant abordable, avec des petites touches d’humour que je reconnais bien. L’idée de changer en surface sans toucher au plus profond est très juste — peut-être aussi que c’est une question de temps : on commence par la surface, puis on se découvre de plus en plus en profondeur. En tout cas j’aime beaucoup la métaphore avec la sculpture, elle est très parlante. Je viens de finir de lire « le pouvoir de l’instant présent » d’Eckhart Tolle et je trouve que ton approche de la dimension énergétique fait beaucoup écho avec les concepts qu’il essaye d’exprimer dans son livre :)
    Merci beaucoup d’avoir pris le temps de rédiger ce long billet en tout cas, il fait réfléchir je trouve ^^

    • Siècle Vaëlban dit :

      Je suis très heureuse si cet article peut apporter des pistes de réflexion. Merci pour ton retour, Florie. <3
      En effet, je te rejoins là dessus, on commence souvent pas les premières couches, celles qui sont le plus en surface, afin d'accéder à celles d'en dessous. Tout l'enjeu étant de ne pas s'arrêter à ces premières couches en les confondant avec les dernières.^^ Ce que j'appelle "réalité énergétique" relève d'un large domaine, étudié et abordée par un grand nombre de personnes aujourd'hui. Parfois, les images ou le vocabulaire diffèrent, mais il s'agit sur le fond des mêmes sujets. Le "pouvoir de l'instant présent" entre tout à fait dans ce prisme énergétique. Je suis notamment sensible à l'idée que l'essence de la vie ne repose ni dans le passé, ni dans le futur, mais dans la capacité à goûter ce qui est maintenant : le seul espace où l'être existe véritablement.

  6. Rosine dit :

    Un nouvel »hobby » : je viens de m’inscrire à l’atelier de sculpture !!!! Merci et à bientôt !!
    Rosine

    • Siècle Vaëlban dit :

      Sois la très bienvenue, Rosine !
      Voici un maillet, une gradine et une paire de lunettes en forme de coeur pour cet Atelier décapant ! ;-)

  7. Monsieur Loup dit :

    Manier la gradine n’aura jamais été aussi révélateur.
    En tout cas tes mots me font l’effet de plumes duveteuses tout autour du cœur et au creux du ventre, tu touches quelque chose de juste et précieux.
    Je suis très curieux de découvrir tes autres articles sur le sujet, du coup.

    • Siècle Vaëlban dit :

      Le maniement de la gradine recèle bien des surprises, cher Prince des Os. Et si tu le « ressens » (via des chatouilles duveteuses^^), c’est juste parfait. <3
      J'espère que les prochains articles dans l'Atelier de l'Univers continueront de te chatouiller et de t'intriguer. ;-)

  8. Escrocgriffe dit :

    Merci pour ce passionnant article, c’est émouvant de te lire, de savoir que tu suis un cheminement dans lequel je me reconnais beaucoup ;) Comme le dit le vieux proverbe bouddhiste, « qui parcourt une voie les parcourt toutes » ;) Je pense que ta réflexion est essentielle pour qui veut atteindre le bonheur. J’aime beaucoup ce que tu dis sur la responsabilité envers soi-même, le fait d’arrêter d’en vouloir à l’Univers. De la même façon j’ai apprécié que tu parles de s’occuper de son propre lac d’énergie. Je suis sincèrement convaincu qu’on ne peut pas aider les autres tant qu’on ne s’est pas libéré soi-même. Il faut être patient, car cela peut prendre une vie entière… si ce n’est plusieurs ;) Mais ça en vaut la peine.

    Merci encore pour ce beau billet, je suis heureux pour toi <3

    • Siècle Vaëlban dit :

      Merci pour ton message, mon cher Capitaine !
      En effet, nous sommes sur des chemins à la fois différents (de forme) et pourtant semblables… toutes les routes (à travers soi) mènent à l’Univers, ou quelque chose dans ce goût là.^^
      La métaphore du Lac reste une des images qui m’a le plus aidé à prendre conscience de cette responsabilité que nous avons envers nous-même. Heureuse qu’elle te parle.
      Et je partage totalement ton avis : le chemin en vaut grave la peine. <3

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