Atelier Univers – Sculpter sa propre statue

 

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Cher visiteur,

Je suis ravie de te retrouver sur cette page !

 

Le temps est venu d’entrer de plein fouet dans un sujet qui me tient à cœur. Nous allons aborder aujourd’hui un acte créateur de nature plus subtile : la création de soi-même. Je ne te cache pas qu’au moment d’entamer ce babillage vertigineux (et subjectif, garde bien cela en mémoire ;-) ), mes mirettes s’écarquillent quelque peu. Hum. Tout le monde a bien chaussé ses lunettes en forme de cœur ? Sûr et certain ? Bon, d’accord. Ne tergiversons pas plus longtemps. Allons-y !

 

L’Univers !

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Source : Wertn et APOD – Nasa

 

Dans cet article, audacieux visiteur, je vais essayer de t’aider à percevoir la nature de ce drôle de truc qu’on appelle « Univers ». Impossible de te donner une définition carrée, traditionnelle et purement rationnelle. L’Univers s’intéresse à l’essence de ce qui est. Or, tenter de délimiter l’essence de l’être en quelques phrases, c’est un peu comme sauter dans un marais à la faune prolifique après s’être soigneusement badigeonné de miel des pieds à la tête : un poil risqué.

Cela dit, comme tu l’as probablement déjà remarqué, je communique avec toi à l’aide de mots, j’écris sur un blog et il va bien falloir que j’essaye d’approcher la chose armée de mon clavier. °__° Aussi, je vais, au fil de cet article, te donner une multitude d’images métaphoriques, de définitions variées, d’angles de vue différents pour approcher ce concept d’Univers qui n’est pas, en fait, comme tu l’auras saisi, un concept, mais un être.

Disclaimer : c’est évident, mais je le répète quand même (sait-on jamais^^), je n’ai pas le monopole des idées que j’aborde dans cet article, elles ont été abondamment développées par bien d’autres au fil des siècles. Tout ce que je dis est à prendre avec des pincettes : il ne s’agit pas de vérités mais de ma réflexion personnelle.

 

Préambule

Commençons par le commencement. Dans une série de quelques articles (qui seront regroupés sous le titre « Atelier Univers ») je parlerai en long, en large et en travers des Sculpteurs de statue. Alors, je te pose la question à 3000 ksecs : ça veut dire quoi, sculpter sa propre statue ?

 

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Source

 

  • Sculpter sa propre statue

A l’origine, sculpter sa propre statue est une métaphore employée par Plotin, philosophe de l’Antiquité grecque et exégète de Platon, dans son œuvre les Ennéades.

Voici ce qu’il nous dit :

Comment peut-on voir cette beauté de l’âme bonne ? Reviens en toi-même et regarde : si tu ne vois pas encore la beauté en toi, fais comme le sculpteur d’une statue qui doit devenir belle ; il enlève une partie, il gratte, il polit, il essuie jusqu’à ce qu’il dégage de belles lignes dans le marbre ; comme lui, enlève le superflu, redresse ce qui est oblique, nettoie ce qui est sombre pour le rendre brillant, et ne cesse pas de sculpter ta propre statue, jusqu’à ce que l’éclat divin de la vertu se manifeste, jusqu’à ce que tu voies la tempérance siégeant sur un trône sacré. Es-tu devenu cela ? Est-ce que tu vois cela ? Est-ce que tu as avec toi-même un commerce pur, sans aucun obstacle à ton unification, sans que rien d’autre soit mélangé intérieurement avec toi-même ? Es-tu tout entier une lumière véritable, non pas une lumière de dimension ou de forme mesurables qui peut diminuer ou augmenter indéfiniment de grandeur, mais une lumière absolument sans mesure, parce qu’elle est supérieure à toute mesure et à toute quantité ? Te vois-tu dans cet état ? Tu es alors devenu une vision ; aie confiance en toi ; même en restant ici, tu as monté ; et tu n’as pas plus besoin de guide ; fixe ton regard et vois.

Source : Gilles Jobin – Citations

 

Impressionnant, n’est-ce pas ? Dit autrement, sculpter sa propre statue, c’est retirer le superflu, l’artificiel, tout ce qui n’est pas nous pour accéder à l’être véritable. C’est dégager son essence de la gangue que la vie (l’éducation, la société, le quotidien) a tissé autour de ce que nous sommes. C’est éplucher la surface de l’être de ses masques, de ses personas, ceux que nous revêtons pour nous dissimuler (à nous-même) notre propre nature. C’est prendre la voie de l’Univers. Et celle de l’Amour avec un grand A, à commencer par l’Amour de soi.

 

Sculpter sa propre statue, c’est apprendre à s’aimer

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Source : Potdecitations – Benoît Lacroix

 

Oui, oui, je sais, j’emploie des grands mots : Univers, Amour, Véritable ! C’est bien beau tout ça, me diras-tu, mais euh… ça se passe comment en pratique ? Quel est l’Atelier qui nous propose, l’air de rien, de tailler notre statue, d’en ratiboiser la surface à la recherche de l’être véritable ? Et avec quels outils ? Ils sont fournis par le prof ? C’est qui le prof, d’ailleurs ?

Doucement, doucement, je vais y venir dans le corps de cet article, on est toujours dans le préambule là ! Mais en très très gros, l’Atelier, c’est la réalité énergétique. Le professeur attitré, c’est l’Univers, et les outils sont déjà sous ton oreiller, c’est juste qu’ils ont tendance à devenir invisibles au fil du temps.

 

  • La réalité énergétique – l’Atelier des Sculpteurs

La plupart du temps, quand on se demande de quoi est composé un être vivant, disons plutôt un être humain pour ne pas prêter à confusion, on identifie trois parties (en fait, il en existe d’autres, mais je vais rester sur une approche simple ici^^) :

◊ le corps physique (la matière qui nous procure des sensations)
◊ le corps émotionnel (les émotions, les sentiments)
◊ le corps mental (la pensée qui nous permet de manier les idées)

Il existe une quatrième dimension de l’être qui englobe les trois autres et qui se diffuse à travers la sensation, l’émotion, la réflexion : il s’agit du corps spirituel/du plan/de la réalité énergétique (qui nous ouvre les portes de l’Atelier « travaux pratiques » sous la bienveillante supervision de l’Univers).

Peut-être que tu as déjà fait l’expérience suivante, cher visiteur : alors qu’il ne faisait pas froid (35°, c’est dire !), que tu étais tranquillement assis sur ton transat en train de lire un roman, tu as buté sur une phrase particulière et tu as ressenti un frisson profond, une sensation physique avec un arrière-goût d’autre chose. L’autre jour, tu étais au cinéma et, devant tes yeux, un personnage a vécu une situation qui t’a particulièrement touché. Pendant des mois, tu t’es souvenu de cette scène avec émotion, elle s’est gravée à l’intérieur de toi avec une intensité que tu ne t’expliques pas. Alors que tu faisais face à une situation insoluble, tu as été frappé par une illumination : une idée a soudainement jailli dans ton esprit, t’ouvrant une nouvelle manière de considérer les choses.

Lors de chacune de ces expériences, tu as vécu l’expression de ce qu’on appelle la réalité énergétique. Seulement, l’énergie est quelque chose de subtil. Certains la perçoivent de manière innée, mais dans la plupart des cas, on apprend à la percevoir. Par réflexe, nous rangeons ces manifestations dans des cases qui nous sont plus familières. On le fait tellement qu’on finit par oblitérer cette quatrième dimension de l’être. Un peu comme la théorie des lunettes en forme de coeur. Tu sais, au moment où le chapeau d’allégeance se carapate de notre mémoire et qu’on oublie qu’on a le choix ? Eh bien, c’est la même chose ici. Exit l’Atelier des Sculpteurs. Bye bye, Univers. Fais bon voyage !

 

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Source

 

Tant mieux ! me dit-on dans l’oreillette. On est en plein blabla métaphorique là ! Elle est où ta preuve de ce machin énergétique dont tu nous parles ? Ton approche n’est ni rationnelle, ni scientifique ! On dirait un dogme religieux à la sauce hippie ! Franchement, Siècle, tu as fumé la moquette ? Tu te souviens qu’on est au XXIe siècle, ma petite ?

Oui, oui, je m’en souviens à peu près. Et non, je n’ai pas de preuves papier à te fournir illico presto, mon cher visiteur. Il est difficile de prouver une réalité énergétique à travers un prisme rationnel qui utilise le raisonnement pur et la recherche de la vérité avec un grand V. En tout cas, moi, je ne sais pas le faire. Je te fais juste part de ma perception des choses. Libre à toi de t’y intéresser ou d’aller plutôt tricoter des chaussettes dépareillées pour l’hiver. Ce que je comprendrais parfaitement, j’ai une grande tendresse pour  les chaussettes dépareillées.

 

Jamais sans mes chaussettes

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Source

 

  • Univers versus science : une fausse opposition

Ah oui, un petit truc quand même. La voie de l’Univers peut être comprise comme une recherche spirituelle, une volonté d’accéder à son être profond. Ce n’est en aucun cas une approche dogmatique ou religieuse, il n’y a pas d’Eglise, pas de pouvoir temporel auquel se référer. Il s’agit davantage d’une philosophie de vie. Donc rien à voir. ;-)

Ensuite, on imagine souvent que l’énergie s’oppose à l’esprit rationnel, que les perceptions extra-lucides dégainent le mousquet face à l’expérimentation scientifique. Pas du tout. Les plus grands scientifiques se sont intéressés à l’Univers au sens large, à l’Amour avec un grand A, au sens de la vie, à cette toile d’énergie merveilleusement agencée qui lie les êtres entre eux.

A commencer par Albert Einstein qui parle de l’Univers en ces termes là :

 

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Source

Si tu es curieux, tu peux aller regarder d’autres citations de ce grand homme par ici !

 

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Source

 

Et si tu veux chausser une paire de lunette plus actuelle, je t’invite à lire un extrait de l’interview de Joël de Rosnay, ci-dessous :

Je parle en effet de spiritualité et d’émerveillement, deux mots étranges pour un vulgarisateur scientifique. Mais je ne suis pas le premier à être émerveillé par l’unité et l’harmonie de la nature… Einstein, Spinoza, Pythagore ou encore Jacques Monod l’ont été avant moi. Lorsqu’on observe cette perfection, on ne peut que se demander ce qu’il y a derrière. On dirait que tout a été fait pour aboutir à cette harmonie. Pour beaucoup, la réponse à cette question est « Dieu ». Mais je ne suis pas dans une approche religieuse, du rite, du dogme. Néanmoins, comme mes amis Hubert Reeves et Yves Coppens, je m’interroge sur cette forme d’organisation inexpliquée qui pose question. Le scientifique que je suis avoue ne pas connaître la réponse. C’est un « mystère inexplicable, mais présent ». Dans mon livre, je fais référence à la tapisserie de la licorne. La plupart des gens ne voient que le résultat, sublime. Mais les scientifiques ou les philosophes vont voir derrière la tapisserie pour essayer d’interpréter les motifs. Je ressens un sentiment de spiritualité laïque, émergeant de l’unité, qui m’incite à donner du sens à ma vie et à transmettre.

Source : La tribune – Joël de Rosnay

 

Tout ça pour dire qu’il existe bien des vérités authentiques et conciliables, cher visiteur. Même la myrtille a le droit d’exister. Si si, je t’assure.^^

Sur cette noble déclaration, entrons dans le vif du sujet.

 

Suivre la voie de l’Univers, mais pour quoi faire ?

 

  • Ma zone de confort est douillette et confortable, j’y reste !

 

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Un visiteur dissimulé derrière un masque vénitien : C’est assez rigolo ce dont tu parles, Siècle (surtout la partie sur les myrtilles) mais au fond, ma vie ne se passe pas trop mal, j’ai un toit sur la tête, de quoi manger dans mon assiette, une famille et des potes plutôt cools, à quoi cela me servirait-il donc d’aller prendre des cours dans l’Atelier des Sculpteurs ? (Ce soir, il y a le prochain épisode de The Big Bang Theory à la télé en plus, c’est un peu pareil, non ?)

Siècle : Okay, pas de souci, passe une bonne soirée !

Notre visiteur masqué : Non, mais sérieusement, pour quoi faire, l’Univers ?

Siècle : Dis-moi qui tu es et je te dirai pourquoi l’Univers ?

Le visiteur tombe le masque : Je m’appelle Vaëlban, j’ai vingt-neuf ans, j’ai fait des études de…

Siècle : Nan, mais je ne te demande pas ton nom, ton âge ou ce que tu fais dans la vie, ce n’est pas cela qui te définit… je te demande qui tu es ?

Vaëlban : Mais j’en sais rien, moi ! Quelle question pourrie !

Siècle : Tu trouves ? Soit. Je t’en pose une autre. C’est quoi le sens de ta vie, ton but, la raison pour laquelle tu te lèves tous les matins ?

Vaëlban : Euh… pour les muffins du petit déj ? Non, je te taquine, fais pas cette tête, enfin. Je me lève pour aller au boulot, prendre un verre avec des amis, lire un bouquin sympa…

Siècle : Et tu ressens quoi à la fin de ta journée ?

Vaëlban : Je sais pas, ça dépend des jours. Parfois, je trouve que je manque de temps, c’est court, vingt-quatre heures. Mais le plus souvent, j’ai fait des trucs sympas, je suis plutôt satisfait.

Siècle : Donc en fait, si je résume ce que tu viens de me dire, le but de ta vie, c’est un ensemble de journées où tu te sens satisfait ?

Vaëlban : Ouais… mais attends, je partage des trucs avec des gens aussi ! Je sors les poubelles de ma voisine, je joue à la Playstation 3 avec mes neveux, et je file un coup de main aux associations bénévoles de mon quartier !

Siècle : Admettons. Et tout ça te rend heureux ?

Vaëlban : Autre question pourrie, pourquoi je m’étonne. Je suis satisfait de ma vie, c’est déjà bien. Et ça veut dire quoi être heureux, d’abord ? C’est juste un concept vide de sens !

Siècle : Eh bien voilà, tu touches du doigt le nœud du problème. Être heureux, ce n’est pas un concept, ça tient plutôt de l’accomplissement de l’être. Et c’est exactement pour étudier ce sujet de manière expérimentale que faire un tour entre les mains des Sculpteurs de statue te ferait le plus grand bien !

Vaëlban : Siècle, il y a vraiment des jours où tu me sors par les oreilles !dialogue2

Siècle : Dans mes bras, mon grand ! Viens faire un câlin et ça ira mieux ! Et tiens, prends une gradine au passage, tu vas en avoir besoin !

 

  • La quête des chercheurs d’eau

Comme nous le disait fort bien Vaëlban, nous sommes souvent englués dans nos zones de confort, dans des quotidiens qui se répètent, inlassablement, et qui nous laissent satisfaits, à défaut d’extatiques. Nous sommes prudents. Nous nous disons : mieux vaut une vie cadrée, solide, sécurisante, qu’une vie où je traverse déserts sentimentaux, interrogations renversantes et pics d’exaltations grandioses. Nous nous disons aussi : je sais ce que je perds, je ne sais pas ce que je gagne. Ou encore : je suis comme tous les autres, je ne vais pas prendre le risque de faire différemment. Je n’appartiendrais plus si je bifurquais de la voie principale, et j’ai besoin d’appartenir à quelque chose, une communauté, un groupe, car si je n’appartiens plus, au fond, qui suis-je ? (Note bien qu’on en revient au qui suis-je…^^)

Bien entendu, il y a de nombreux humains qui ne sont pas satisfaits de leur quotidien, qui souffrent (consciemment) de l’absence de sens dans leurs vies et qui sont prêts à ne plus appartenir pourvu de savoir qui ils sont. Ils regardent à droite, à gauche, ils cherchent des solutions, mais ils n’en trouvent pas. Parfois, ces humains en quête de sens (que nous appellerons les chercheurs d’eau, au fil de cette rubrique) laissent leurs émotions prendre le contrôle : ils sont envahis par une tristesse latente et lourde, ou bien ils accusent, ils blâment la société, les institutions, le voisin. Pour des prétextes. Ils cherchent une réponse extérieure au sentiment de vacuité intérieure qui les habite.

 

Avoir soif d’essentiel

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Le Petit Prince – Chapitre XXV – Saint-Exupéry

 

– Les hommes, dit le petit prince, ils s’enfournent dans les rapides, mais ils ne savent plus ce qu’ils cherchent. Alors ils s’agitent et tournent en rond…
Et il ajouta :
– Ce n’est pas la peine…
Le puits que nous avions atteint ne ressemblait pas aux puits sahariens. Les puits sahariens sont de simples trous creusés dans le sable. Celui-là ressemblait à un puits de village. Mais il n’y avait là aucun village, et je croyais rêver.
– C’est étrange, dis-je au petit prince, tout est prêt : la poulie, le seau et la corde…
Il rit, toucha la corde, fit jouer la poulie. Et la poulie gémit comme gémit une vieille girouette quand le vent a longtemps dormi.
– Tu entends, dit le petit prince, nous réveillons ce puits et il chante…
Je ne voulais pas qu’il fît un effort :
– Laisse-moi faire, lui dis-je, c’est trop lourd pour toi.
Lentement je hissai le seau jusqu’à la margelle. Je l’y installai bien d’aplomb. Dans mes oreilles durait le chant de la poulie et, dans l’eau qui tremblait encore, je voyais trembler le soleil.
– J’ai soif de cette eau-là, dit le petit prince, donne-moi à boire…
Et je compris ce qu’il avait cherché !
Je soulevai le seau jusqu’à ses lèvres. Il but, les yeux fermés. C’était doux comme une fête. Cette eau était bien autre chose qu’un aliment. Elle était née de la marche sous les étoiles, du chant de la poulie, de l’effort de mes bras. Elle était bonne pour le cœur, comme un cadeau.

Source : Le Petit Prince – Antoine de Saint-Exupéry

 

C’est une des lois de l’Univers et c’est une excellente nouvelle – le monde gris et terne qui nous entoure ne changera pas d’un coup de baguette magique. Il n’y aura pas de chevalier flamboyant pour nous tirer de notre morosité quotidienne. Les soucis que nous identifions dans notre vie ne seront pas résolus par une solution extérieure : la réponse est intérieure. Le monde tel que nous le percevons n’est, au final, que le reflet de notre relation avec nous-même. Si nous n’avons de relation qu’avec l’apparence de nous-même, les couches supérieures de notre oignon, nous évaluons la vie à l’aune de concepts éducatifs, d’une vision de la société et de notre rôle à l’intérieur de celle-ci. Nous jouons avec des formes, des idées et, au final, nous mourrons de soif. Nous avons soif d’essence, d’être, de vérités authentiques, de saveurs nouvelles. Nous aspirons à goûter à la quintessence de ce que nous sommes et, à travers elle, à l’Univers tout entier. Mais pour savourer la relation authentique à soi, il est nécessaire de se connaître. Et sculpter sa propre statue mène à la connaissance du moi véritable. Tu vois où je veux en venir, cher visiteur ?^^

 

  • Obstacle numéro un : la peur de se perdre

Admettons qu’on s’intéresse à ce qui fait le sens de la vie, à la recherche du bonheur, à qui sont les êtres humains sous leurs couches de peaux et d’éducation. Ou bien qu’on ressente le besoin vital d’entrer en relation avec soi-même. Admettons que la voie de l’Univers propose des pistes d’exploration et des outils énergétiques pour les chercheurs d’eau assoiffés que nous sommes. Pourquoi renacle-t-on alors à l’emprunter ?

 

J’ai pas envie d’avoir envie !

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Source – ©Peyo

 

Il y a plusieurs raisons qui nous poussent à détourner le regard de l’Univers. Je m’attarderai ici sur l’un des obstacles clé que nous affrontons : la peur de perdre notre identité.

Notre réflexe premier, animal presque, c’est de survivre, d’asseoir et de protéger notre identité, ou du moins l’image que nous nous faisons de qui nous sommes. Sculpter sa propre statue procède du mouvement inverse. C’est volontairement se dépouiller de son manteau d’apparence, de ce que l’on connait de soi pour aller à la rencontre d’un soi intérieur dont on ne sait, au fond, pas grand-chose. Ce soi est un autre, un inconnu. Nous avons donc une résistance bien naturelle à nous mettre à nu pour découvrir ce qu’il y a en dessous de nos couches de peaux. Nous avons peur de perdre ce que nous avons toujours cru être nous. En fait, nous avons peur de mourir.

Lorsqu’on se dit « j’aimerais changer, j’aimerais voir les choses plus positivement, j’aimerais modifier, supprimer cette réaction, ce schéma que je répète dans ma vie », on est souvent prêt à transformer quelques attitudes en surface. Mais si on veut vraiment changer, il faut se défaire de ses schémas racines. Pour accéder au soi véritable, de petits ajustements ne sont pas suffisants. Il est impossible de renaître sans mourir un peu. Et face à cette perspective, nous passons notre chemin.

Ce qu’il est essentiel de comprendre, et ce que nous dit l’Univers, c’est que : si nous choisissons de sculpter notre statue, nous n’avons pas besoin de savoir à l’avance la forme qui émergera de la pierre. La personne que nous découvrirons au bout du chemin sera parfaite. Parfaite parce qu’authentique. Quitter le paraître pour l’être, ce n’est pas un adieu mais des retrouvailles. Mais, me diras-tu, dans transformation, il y a devenir autre, laisser derrière soi, lâcher prise. Renoncer. Et pour renoncer, il faut avoir confiance. Comment avoir confiance en l’inconnu ? En fait, on ne peut pas avoir confiance dans ce qu’on ne connaît pas et le premier geste du Sculpteur de statue, c’est de sauter dans le vide, de poser un acte de foi.

 

Premiers coups de maillet

 

Ça va, cher visiteur ? Tu t’en sors ? J’ai bien conscience que le sujet n’est pas hyper facile à mâchouiller… on continue encore un peu ? Attends, je vais mettre une image relaxante, histoire de respirer un poil avant la suite.

 

L’Univers – again (mais je ne me lasse pas !°-°)

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Source : Wertn et APOD – Nasa

 

Bien bien bien. Reprenons. Partant du principe que Vaëlban (au hasard), jeune piou innocent parmi les pious, décide de s’inscrire à l’Atelier des Sculpteurs. Brave petit. Il a pris ses outils, son maillet et sa gradine. Il se tient debout devant son bloc en pierre. Il est d’accord pour se dépouiller de ses couches superficielles, et maintenant quoi ?

Vaëlban : C’est vrai ça, parce que faire confiance, poser un acte de foi, sauter dans le vide, c’est supra théorique pour moi ! Comment on fait en vrai ?

Eh bien, on passe un deal avec soi-même, le deal de prendre l’Univers comme professeur, et de suivre ses conseils, de commencer à travailler notre bloc de pierre selon ses indications. Même si on n’a pas l’image du résultat devant les yeux, même si on ne comprend pas très bien pourquoi il faut mettre un coup de maillet ici et pas là.

 

Et voilà les trois premiers coups de maillet que nous indique l’Univers :

 

  • La responsabilité envers soi-même

Premier coup de maillet. J’accepte d’être responsable de tout ce qui m’arrive. Si je suis créateur de la réalité dans laquelle j’évolue, j’en ai semé (même inconsciemment) les graines. Je ne rejette pas sur les autres (que ce soit des personnes ou des institutions) ce qui me fait souffrir. Je suis responsable de la manière dont je reçois ce que la vie m’apporte (le bon et le moins bon). Nous avons fort peu de prise sur le monde extérieur. Il y aura toujours la séparation, la mort, la souffrance. Et si j’attends que cela change, je vais attendre longtemps… Par contre,  je peux décider de transformer ce que je ressens, la manière dont je réagis à ce qu’il m’est donné de vivre : à moi d’en tirer des fruits. Le vrai terrain de bataille, celui où mon action compte, il se trouve à l’intérieur de moi. Attention, ce n’est pas parce que je suis responsable que je suis coupable. Il est aussi mal ajusté de se blâmer et de se rendre coupable de tout, que de rejeter la responsabilité ailleurs. Comme souvent, la justesse se trouve dans l’équilibre. ;-) Premier coup de maillet donc, parce que j’accepte d’être responsable, je m’octroie la possibilité de changer ma vie et de semer de nouvelles graines.

  • Agir/Subir

Deuxième coup de maillet. Dans la lignée directe de la responsabilité, il est important de distinguer si j’agis, si je suis le moteur de ma réalité, si je suis créateur, acteur, dans le mouvement. Ou si je subis le quotidien, mes souffrances, les décisions des autres, certaines valeurs que je me suis imposé (typiquement la mission de devoir dont nous nous chargeons si souvent). Au deuxième coup de maillet, j’entre en action, je prends les rênes et j’avance.

  • Remplir son Lac

 

De l’eau, de l’eau, de l’eau !

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Source : Siècle Vaëlban

 

Troisième coup de maillet. La fameuse (parce que je l’aime beaucoup^^) métaphore du Lac.

Dans cette métaphore, je suis un poisson/dauphin/baleine/créature aquatique (comme tu veux, cher visiteur, choisis ta créature !^^). Et je vis dans un Lac dont je suis le gardien. Autour de moi, il y a de nombreux Lacs habités par de sympathiques bestioles. Parce que je suis un poisson au coeur palpitant, je vais m’assigner (tout seul, comme un grand) la mission d’abreuver les autres Lacs. Pour ce faire, je vais utiliser des tuyaux, des pompes, et toutes mes forces pour siphonner l’eau de mon Lac afin de remplir celui des autres. A chaque difficulté (grande ou petite) rencontrée par le poulpe du coin, je m’empresse de vider mon Lac pour aider poulpinet. Les autres Lacs ont toujours la priorité sur le mien. Vient un moment où mon Lac est asséché et, comme je suis une créature qui a besoin d’eau pour vivre, j’agonise.

Or, l’Univers m’avait donné une mission, pas cinquante mille : j’étais le gardien de mon Lac. On me demandait de faire la nage de la pluie tous les jours pour qu’il reste plein jusqu’à ras bord. Et même que, précise l’Univers en faisant les gros yeux (l’Univers est très très fort pour faire les gros yeux °___°), si j’avais correctement accompli ma mission au lieu de n’en faire qu’à ma tête, si j’avais effectué la nage de la pluie tous les jours avec enthousiasme, mon Lac aurait été tellement plein qu’il aurait débordé, inondant tous les Lacs des alentours au passage. Ces autres Lacs auraient été abreuvés de mon eau excédentaire, et non de celle qui m’est vitale, qui m’appartient, qui m’a été confiée.

Nous sommes tous des Lacs d’énergie. Nous sommes tous responsables de prendre soin d’abord de nos Lacs à nous. Et quand nous en prenons soin, notre énergie augmente, rayonne, et vient nourrir tous ceux qui nous entourent. Mais nous ne devrions jamais nourrir les autres au détriment de nous-même. Nous sommes le premier autre dont nous sommes responsables. Nous sommes les gardiens de nos Lacs. Troisième coup de maillet, adjugé vendu, ou presque. ;-)

 

Choisir l’allégeance à l’Univers et les lunettes-boussoles

 

Vaëlban : C’est vrai qu’ils sont jolis mes trois premiers coups de maillet. Je suis très satisfait ! Et comment ça se passe pour la suite ? Je tâtonne quand même un peu à chaque pas, Siècle. Je suis responsable, d’accord. Je protège mon Lac, ça c’est fait (du moins, je vais essayer°-°), et j’agis. Mais j’agis comment, et dans quelle direction ? Une boussole me serait bien utile pour suivre la voie de l’Univers !

Siècle : En effet, et ça tombe bien, comme je te le disais plus haut, les outils sont déjà sous ton oreiller. Lorsque tu pioches dans le chapeau d’allégeance tous les matins, tu choisis ta paire de lunettes. Tu peux choisir des lunettes en forme de boussole, si tu veux !

  • Comment ça se passe l’allégeance à l’Univers ?

Déjà, ton choix d’allégeance se renouvelle tous les jours, voire toutes les minutes^^ donc il nécessite une certaine volonté. Et de la constance : un seul coup de maillet ne libère pas la statue de sa gangue. ;-)

 

Choisir sa boussole 

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Source – ©Jenndalyn

 

Regarder la vie à travers des lunettes-boussoles, ça veut dire, dans chaque décision du quotidien, minuscule ou énorme, amusante ou difficile, me concernant ou concernant mon action par rapport à autrui, dans chacun de mes choix : identifier la voie de l’Univers, et la suivre. Cet ensemble de micro, moyenne et macro décisions participe à déterminer ce que nous sommes. Le but de l’Univers étant de nous reconnecter à notre être véritable, si nous suivons ses conseils à chaque intersection, nous taillons notre bloc de pierre en direction de nous-même, nous sculptons notre propre statue.

  • Mais comment je sais quel est le choix de l’Univers ?

Avec un peu d’expérience, en travaillant son intuition, on apprend à « tester » à l’intérieur de soi ce qui est juste et ce qui ne l’est pas à un instant T. Le chemin où l’énergie coule, où l’on se sent bien se distingue de celui où les obstacles se multiplient, où notre fatigue s’accroît à chaque pas supplémentaire. Quand tout bloque, on n’est pas sur le chemin de l’Univers. Il s’agit alors de choisir, dans la pratique et de manière systématique, l’option qui sonne juste, même si ce n’est pas notre préférée.

Il est important de distinguer le choix à court terme du choix sur le long terme. Je peux avoir dans l’instant très envie de manger l’intégralité du paquet de bonbons à la myrtille (3 kilos, quand même !°_°), ça me fait plaisir, mais à moyen terme et à long terme, ce n’est pas vraiment le choix juste pour moi. Si je sens que c’est injuste, même si je suis tentée, il serait logique que je m’abstienne ici. Tu vois ce que je veux dire ?

Bien entendu, je te le dis sans attendre, cher visiteur, même quand on suit le chemin de l’Univers avec ses petites mirettes gonflées de cœurs depuis des années, on se plante tout le temps ! Et ce n’est pas grave. L’important ce n’est pas de chuter, c’est de se relever, ce n’est pas de faire un sans-faute accroché à ses lunettes-boussoles comme à une bouée de sauvetage, c’est de renouveler son allégeance. Quand on s’est planté, ou qu’on a pas su résister, il suffit de se dire : okay, c’est pas grave, je ferai mieux la prochaine fois. On transforme ses mécanismes, ses décisions, petit à petit et de manière durable. Pas d’un seul coup en un claquement de doigts. Il faut laisser le temps à l’énergie de creuser un nouveau sillon à l’intérieur de toi.

 

Pas facile de trouver l’équilibre juste !

balance
Source
  • Mais comment je sais quel est le choix de l’Univers, moi ??? – bis repetita

 

Vaëlban : Okay, suivre son intuition, séparer le juste de l’injuste, c’est très bien tout ça, mais c’est encore conceptuel ! Je te rappelle que, moi, je débute ! Je connais pas ces machins énergétiques ! Je ressens rien ! Quand j’ai un frisson, j’ai un frisson, nom d’un schtroumpf ! Comment veux-tu que je distingue une sensation « Univers » d’un simple courant d’air ? Par la pratique, l’expérience, d’accord, mais comment je pratique si je ne sais pas par où commencer ?

Siècle : Hum, je vois ton problème, Vaëlban, ne t’affole pas. Un pas après l’autre. Tout ira bien. Je vais te donner quelques grandes orientations de l’Univers pour t’aider à comprendre un peu mieux ce qui peut être un choix « Univers » et ce qui ne l’est pas.

 

◊ Transformation/Stagnation

L’Univers, c’est la vibration de la vie en mouvement perpétuel, c’est la transformation. Rien n’est figé, tout se transforme, se transmute, se métamorphose. Une situation immobile, stagnante, marécageuse, où l’on s’enlise, ou bien qui se répète sans arrêt, n’est pas la voie de l’Univers.

◊ Amour/Peur

Eh oui, la dichotomie n’est pas où on l’attend sur ce concept-là.^^ En énergétique, le contraire de l’Amour, ce n’est pas la Haine, mais la Peur. Pourquoi ? Parce que l’Amour (au sens divin) correspond à l’ouverture de l’être, à une vibration élevée, une expérience de grâce, à une empathie exponentielle, une acceptation inconditionnelle de ce qui est. La Peur, c’est la fermeture, l’exclusion, la séparation (non seulement avec les autres, mais avec l’autre que nous sommes, avec la partie divine en nous, celle qui nous lie à la toile de l’Univers).

Et j’ai presque envie de te dire : « La peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance. » Hum, ça vous dit quelque chose ?^^ C’est très vrai, en tout cas, d’un point de vue Univers.

 

Maître Yoda

Source – ©Star Wars

 

◊ Être/Néant

Une opposition fondamentale. Tout ce qui a trait à l’Être (à la vie, la naissance, la mort, l’essence, la création) est du domaine de l’Univers. On n’oppose pas, par exemple, l’être au mal. Le bien/mal ou les ombres/la lumière font partie intégrante de l’Être. Ce sont des distinctions intéressantes en ce que la transmutation de l’ombre en lumière est un mécanisme de l’Univers (j’y reviendrai au cours de prochains articles) mais les ombres comme la lumière appartiennent à la sphère de l’Être. Ce qui n’est pas Univers, ce qui s’oppose à l’Être, c’est le Néant, l’absence de vie, l’absence d’énergie, le vide.

Il existe, bien entendu, d’autres oppositions conceptuelles, mais commencer avec ces trois-là, c’est déjà pas mal.

 

Ouverture

 

Dans la pratique, face à un choix donné, je peux me demander : que me dit mon intuition ? Est-ce que si je prends l’option A (ou B), je vais me sentir bien, je vais être motivé (dans une perspective de long terme) ? Est-ce que je respecte mes besoins et mes limites en choisissant cette option ? Est-ce que je remplis mon Lac ? Est-ce que c’est juste pour moi ? Je peux aussi essayer d’affiner avec les concepts présentés ci-dessus. En faisant ce choix-là, est-ce que je suis dans l’ouverture, ou dans la fermeture ? Le moteur qui me pousse, est-ce une peur de quelque chose, ou une volonté de partage, de largesse, d’abondance ? Est-ce que je participe à créer, à permettre le rayonnement de l’Être (le mien et celui des autres) ou est-ce que je favorise le Néant ?

Ensuite, il n’y a pas de secret, la pratique, la pratique, la pratique. On affine sa boussole « Univers » en chutant (beaucoup) et en se relevant (tout autant) !

 

Caramba, encore raté !

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Source – ©Hergé

 

Parce que je t’aime beaucoup, mon cher visiteur, je vais te faire une confidence : il existe un outil fabuleux qui illumine le travail des Sculpteurs de statue : l’émerveillement. Mais comme j’ai déjà beaucoup babillé aujourd’hui, je t’en parlerai en détail le mois prochain. ;-)

D’ici là, je te souhaite des tigres protecteurs à l’œil affuté, quatre gerbes de bambous blancs et un nectar de folie distillé dans un minuscule flacon en forme d’étoile.

 

Lumière sur ta journée !

 

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Si cet article t’a intrigué, que tu as un peu de temps devant toi et que tu as envie d’en savoir plus sur l’Univers, je t’invite à emprunter d’autres paires de lunettes que les miennes et à regarder cette longue et magnifique vidéo sur la puissance de l’intention.

 

La puissance de l’intention

Source : Youtube – Documentaire – La puissance de l’intention

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Trois étoiles de plus dans l’Astrographe – Première mise au point

 

createurs-astrographeCher visiteur,

J’espère que tu passes une excellente journée !

Aujourd’hui, nous allons pointer l’Astrographe sur un trio créatif. Qu’est-ce qu’un trio créatif, Siècle, me diras-tu ? Tout simplement : trois créations, trois créateurs, trois créatures (ou un peu des trois) que je te propose de découvrir à travers ce post.

 

1 – Captain Fantastic

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Source : Allociné

Captain Fantastic est un film dramatique américain écrit et réalisé par Matt Ross, sorti dans les salles de cinéma en 2016.

En voici un pitch succinct : Dans les forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis, vivant isolé de la société, un couple a consacré sa vie toute entière à éduquer ses six jeunes enfants. Ils ambitionnent d’en faire des philosophes-rois.
Leur éducation prend place dans la nature, à travers le travail manuel, la lecture, la discussion, le partage et les taches communautaires. Le développement de leurs aptitudes physiques se couple d’un apprentissage artistique et intellectuel de haut niveau. Ils savent chasser, se battre, vivre en autarcie, débattre, réfléchir, argumenter, faire de la musique, du yoga, danser.
Mais ils ne savent rien de la vie dans le monde, des codes de communication propres à leur génération. Un drame les oblige à quitter leur isolement et à découvrir cette fameuse « société » qu’ils ne connaissent qu’à travers les livres, à rencontrer les autres au sens large du terme.
Le Capitaine fantastique de cette histoire, c’est leur père, ce chef de famille aux choix de vie si authentiques et en même temps si extrêmes. Aller à la rencontre du monde extérieur aux côtés de ses enfants va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et à remettre en cause tout ce qu’il leur a appris.

 

Captain Fantastic – Bande Annonce

Source : Youtube

Captain Fantastic est un film marquant, tout en nuances et en finesse. Les points de vue s’affrontent, mais il n’y a pas de gagnant, pas de méchant affiché. Juste des subjectivités qui campent sur leurs positions. Quelle est la meilleure éducation possible ? A quoi prépare-t-on un enfant qui grandit ? Quelle vision de la vie transmettre ? Et jusqu’où faut-il aller pour tenir ses convictions ?
Les divergences d’opinions des protagonistes nous entraînent dans une montée en escalade, émouvante et conflictuelle. On emprunte tour à tour des paires de lunettes radicalement opposées et on se retrouve déchiré, comme le Capitaine de notre histoire, comme ses enfants, entre des vérités contradictoires et qui pourtant coexistent.
La grande qualité de ce film, c’est sa capacité à nous immerger, par l’empathie, dans les dilemmes qui agitent les personnages. C’est une histoire qui questionne notre société, mais qui le fait de manière intelligente. Un film qui nous parle de vie, d’amour, de mort, des tabous que nous cultivons et des choix qui reflètent ce que nous sommes ou ce que nous espérons devenir.
Ajoutons à cela, un jeu d’acteurs d’une grande justesse. Viggo Mortensen mène sa barque, ou plutôt son bus en l’occurrence, d’une main de maître. Découvrir ce film, c’est embarquer pour un voyage qui parle autant au cœur qu’à l’esprit et qui nous propose de regarder dans le miroir. Charge à chacun d’y jeter un oeil timide ou d’y plonger à plein nez.

 

2 – Wait But Why (english readers only)

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Source : Wait but Why

Je vais à présent ajuster le télescope sur un site internet que je t’invite à découvrir, cher visiteur, mais seulement si tu lis l’anglais. J’en profite pour faire un aparté : il m’arrivera de pointer l’Astrographe sur quelques créations en langue anglaise et j’agite d’ores et déjà un chapeau empli d’excuses plates et longues comme des anguilles à ceux qui ne parlent pas cette langue. Si c’est ton cas, n’hésite pas à passer directement à notre troisième étoile du jour. ;-)

Le site Wait but Why a été créé par Tim Urban et Andrew Finn en 2013. A travers des posts plus ou moins longs (comprendre parfois très très longs), Tim Urban développe une réflexion documentée autour d’un sujet qui a piqué sa curiosité – et ils sont nombreux.
Il s’intéresse à des thèmes aussi complexes que l’Intelligence Artificielle, l’exploration spatiale ou la cryogénisation. Aussi pragmatiques que le doux art de la procrastination sur lequel il a d’ailleurs participé à un TED Talk en février 2016.
J’ajouterais que ses posts sont agrémentés de délicieux petits dessins qui valent le détour. Même chose pour les nobles créatures qu’il met en scène : the Instant Gratification Monkey and the Panic Monster notamment, mais pas seulement.
Son blog est aujourd’hui suivi par des centaines de milliers de personnes (au moins). Récemment, Tim Urban a utilisé la popularité de Wait but Why pour faire une expérience amusante. Au mois d’août 2016, il a organisé une IRL géante entre les lecteurs de son blog. En l’espace d’un week-end, 3500 personnes ont participé à 400 événements dans 168 villes et 48 pays. Comme quoi, le pouvoir de l’individu amplifié par internet et les réseaux sociaux… mais bref, je m’éloigne du sujet.^^

 

Ted Talk sur la procrastination (sous-titres en français)

Source : Youtube

Les articles de Wait but Why sont toujours intéressants à découvrir : le ton à la fois humoristique et passionné de Tim Urban en rend la lecture très agréable. Tim cherche vraiment à creuser le fond de ses raisonnements. On peut ne pas les partager, au final, mais l’ensemble des liens et des informations qu’il collecte lors de ses recherches constitue une vraie mine d’or qui nous fait voyager d’un bout à l’autre de la Toile. Un autre aspect appréciable de ce blog, c’est la qualité de son lectorat et des commentaires en bas d’article. Sur un sujet traité par Tim Urban, on a facilement une centaine d’autres paires de lunettes qui partagent avec nous leur vision des choses de manière souvent argumentée.

Je n’en dis pas plus, cher visiteur, et je te laisse quelques liens à découvrir, si tu le souhaites… ;-)

  • La procrastination et autres insanités humaines :

Why procrastinators procrastinate, et aussi Taming the Mammoth: Why You Should Stop Caring What Other People Think et enfin Why I am always late.

  • L’Intelligence Artificielle :

Avant d’entrer dans le détail des articles sur l’Intelligence Artificielle, un petit détour par the Fermi paradoxe s’impose. Pour entrer dans le vif du sujet, lire The AI Revolution: The Road to Superintelligence suivi de The AI Revolution: Our Immortality or Extinction. Toujours là ? Tu en veux encore ? Alors Why Cryonics Makes Sense est fait pour toi.

  • Elon Musk, Tesla et Space X :

Une série d’articles consacrés à Elon Musk et qui abordent plus largement l’énergie solaire, les voitures électriques et la conquête spatiale. On commence avec Elon Musk: The World’s Raddest Man, suivi de How Tesla Will Change The World pour terminer sur How (and Why) SpaceX Will Colonize Mars si on est motivé car ce sont vraiment des articles très longs (mais passionnants^^).

  • Sur une note plus légère :

Voilà un article qui s’amuse à te montrer l’Histoire de la Terre et des civilisations en mettant le temps en perspective. C’est ici : Putting time in perspective. Une autre mise en abîme amusante sur les chiffres dans l’article From 1 to 1 million.

 

3 – Android Jones

 

Et voilà le troisième créateur de notre trio pour en prendre plein les mirettes ! Connaissez vous Android Jones ?

 

Electric Love

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©Android Jones, Source : Sol Purpose

Android Jones est un artiste extraordinaire. Difficile de qualifier son travail visuel qui est à la fois graphique, digital, chamanique, électronique, cosmique, musical, onirique et indéniablement psychédélique. Totalement renversant. Périlleux de parler de sa créativité avec justesse, je préfère donc relayer les mots de Sol Purpose (excellent site, par ailleurs, n’hésitez pas à l’explorer ;-) ) que vous retrouverez ici : Sol Purpose à propos d’Android Jones.

Pour ceux qui se demandent le pourquoi du comment de ses créations, le sens de la démarche artistique derrière les oeuvres, Android Jones publie un manifeste sur son site dans lequel il nous dit :

« I have seen things in this life that I am incapable of translating into words. In my practice I have visited realms where the imagination ends, and the terrifying beauty of infinity unfolds over and over again.
If I could distill into words exactly what motivates me to create the art that I make than it would not be worth making it. Instead I have chosen the Pen.
Honestly I don’t know why I make this art, or what compels me to keep creating it; it’s a mystery I intend to pursue for the rest of my life, and each image brings me closer to the Ultimate Truth.” – Android Jones, 2013

Je me permets une traduction en français (sois indulgent, s’il te plaît, je ne suis pas traductrice de métier °_°)

« Dans cette vie, j’ai vu des choses que je suis incapable de traduire en mots. A travers ma pratique (sous entendu de création), j’ai visité des royaumes où l’imagination s’achève, et où la terrifiante beauté de l’infini se déploie encore et encore.
Si je pouvais distiller à travers les mots ce qui me motive précisément à créer l’art que je crée, ça ne vaudrait pas la peine de le créer. A la place, j’ai choisi le crayon (ou le pinceau, sous entendu l’outil de création).
Honnêtement, je ne sais pas pourquoi je crée ces oeuvres, ou ce qui me pousse à continuer de les créer ; c’est un mystère que j’ai l’intention de continuer d’explorer pour le restant de mes jours, et chaque image me rapproche de l’Ultime Vérité. » – Android Jones, 2013

Cher visiteur, si tu prends le temps de te promener dans le cosmos d’Android Jones, ici et là, tu t’aventureras en terre d’émerveillement, où le sublime confère à l’indicible, où le digital rejoint l’animal et le spirituel se fond dans la matière des rêves. Se perdre dans l’univers de Jones, c’est passer entre les mondes et les miroirs, toucher l’infini du bout des doigts et ne pas en ressortir tout à fait indemne.

Je te laisse en tête à tête avec une dernière image… Lumière sur ta journée !

 

Boom Shiva

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©Android Jones, Source : Sol Purpose

Ecrire, bêta-lire et apprendre la brasse coulée sur CoCyclics

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Cher visiteur !

*roulement de tambour pour ce premier article*

 

Je ne peux pas commencer à babiller au sujet de l’écriture sans te présenter plus en détail le forum de CoCyclics aka la mare aux nénuphars, sur lequel je crapahute depuis déjà cinq ans.

 

La mare aux nénuphars : forum des littératures de l’Imaginaire 

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Source : CoCyclics/Tremplins de l’Imaginaire

 

Préambule

Sache, en premier lieu, que CoCyclics est un endroit tout à fait sérieux qui abrite de nombreuses sections de travail, des modérateurs en collants rose-fuchsia, un dieu (Super Grenouille) dont la réputation fait frémir les batraciens les plus expérimentés, une caverne secrète qui ressemble à s’y méprendre au coffre-fort de Picsou (si on remplace l’or par du chocolat), une boisson radioactive au doux nom de nénuphou, des Agrumes innocents et tout un tas de bestioles bizarres (comme les chenilles fêtardes… Sainte-Horreur, ne me lance pas sur les chenilles à paillettes, cher visiteur, ce serait fort imprudent de ta part…)

 

Super Grenouille dans toute sa splendeur

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Source : Siècle Vaëlban

 

Ceci dit, revenons à nos chenilles, pardon, à nos grenouilles. Tu me diras : pourquoi des grenouilles et pas un animal plus noble comme l’ornithorynque ? Et tu auras raison. Mais c’est une question embarrassante et je vais plutôt répondre à celle que tu n’as pas posée. Je vais t’expliquer pourquoi ce forum a vu le jour.

 

Pourquoi un forum d’écriture ?

On le dit bien souvent : écrire est un acte solitaire. C’est vrai. Personne ne pourra se mettre devant la feuille (ou le clavier) à notre place pour pondre les histoires qui s’installent dans notre tête et qui exigent d’être racontées.
Oui mais, contrairement à l’idée reçue, écrire une histoire (longue ou courte) se fait rarement en un seul jet aussitôt abouti. C’est, au contraire, un travail de longue haleine durant lequel l’auteur rédige un texte, s’enthousiasme, corrige, re-corrige, commence à se décourager, re-re-corrige, jette son premier jet re-re-corrigé à la poubelle, passe par une phase de désespoir intense ponctuée de chocolat et de réflexions mélodramatiques, prend de bonnes résolutions, restructure son synopsis, écrit un nouveau jet, s’extasie, corrige, re-corrige, dégaine le briquet, hésite, range le briquet au fond du tiroir, se relit, décide que c’est mieux, va dormir, se réveille, se re-relit, décide que c’est nul, s’attèle à une nouvelle réécriture… et termine la tablette qui, va savoir pourquoi, traînait justement dans le coin.

 

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Source : Goodreads

Bref, le chemin est lent, douloureusement exaltant certes, mais pavé de pics et de ravins où il n’y a pas de myrtilles. Cheminer seul, c’est possible, le faire à plusieurs, c’est mieux, voire beaucoup beaucoup mieux.

Voilà pourquoi, il y a dix ans, une bande d’amis passionnés par l’écriture a décidé de mettre en place un forum de travail, une communauté de jeunes auteurs (comprendre d’auteurs débutants) afin qu’ils s’entraident sur leurs textes respectifs.

A noter que CoCyclics est un forum (spécialisé dans les littératures de l’Imaginaire francophone) axé autour des valeurs de gratuité, de réciprocité et de bienveillance. Pour en savoir plus, cher visiteur, tu peux lire l’article qui présente le forum en détail sur le site d’Actu SF.

Une autre question flotte dans l’atmosphère et je vais m’empresser de babiller dessus : comment CoCyclics peut-il aider nos écrivaillons ? Que va bien pouvoir changer un forum d’écriture dans leur combat contre la page blanche ou gribouillée ? Eh bien, pas mal de choses, en fait.

 

Comment ce forum aide-t-il les jeunes auteurs ?

  • Par le soutien, l’émulation de groupe, des encouragements récurrents à ranger le briquet dans le tiroir et à l’y laisser.
  • Par la bêta-lecture : la relecture critique et constructive des textes qui permet à l’auteur d’identifier ce qui fonctionne, ou pas, dans ses écrits et d’améliorer ses histoires et la manière de les raconter.
  • Par l’échange d’informations sur le milieu, souvent méconnu, de l’édition.

Entrons un peu plus dans le détail.

  • L’émulation

De nombreux auteurs, démangés par le virus de l’écriture, ne sont pas compris par leur entourage proche. Discuter avec des personnes qui rencontrent exactement les mêmes soucis qu’eux, qui se posent des questions similaires, c’est rassurant. Partager ses expériences, les galères que l’on traverse, les solutions que l’on découvre, c’est utile. Faire vivre ses univers devant des amateurs d’imaginaire bienveillants, parler de ses personnages, débattre sur les différentes techniques d’écriture, c’est extrêmement motivant. Et pour un écrivain, la motivation, ça n’a pas de prix !

 

Les émoticônes de CoCyclics !

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Source : CoCyclics/Tremplins de l’Imaginaire

 

  • La bêta-lecture

Au-delà de ces échanges aussi divers que variés, il y a la bêta-lecture. Douce et terrifiante bêta-lecture, à la fois crainte et révérée par l’auteur ! Crainte, car voir son texte décortiqué méticuleusement par un lecteur critique n’a rien d’une promenade de plaisir. Révérée, parce que si l’auteur arrive à prendre du recul pour analyser les remarques qui lui sont faites, il progressera dans son écriture et il améliorera parfois considérablement ses textes. Et au fond, c’est là l’objectif de celui ou celle qui écrit : concocter un roman, une nouvelle, un épisode littéraire de la plus grande qualité possible.
Quelque part, faire bêta-lire son texte, c’est accepter de le regarder à travers les paires de lunettes chaussées par d’autres lecteurs. Multiplier les subjectivités permet à l’auteur (biaisé par son implication personnelle) de se faire une image plus « objective » de son ouvrage et, à partir de là, de prendre la décision de le retravailler. Ou pas. ;-)
La bêta-lecture n’est pas le seul outil proposé par CoCyclics, mais c’est le cœur du forum. Si tu veux approfondir la compréhension de cet art délicat, ça se passe par ici sur Actu SF !

 

Agnès Marot parle de la bêta-lecture

Source : Youtube – chaîne d’Agnès Marot

 

  • L’information

Pour de nombreux auteurs en herbe, le monde de l’édition reste une réalité nébuleuse. Difficile de savoir ce que pensent les éditeurs, ce qu’ils attendent d’un auteur, ou d’un texte, et de quelle manière interagir avec eux. Il est, par exemple, utile à tout apprenti-écrivain de savoir qu’il existe une faille temporelle sournoisement infiltrée au milieu du processus de soumission éditoriale. C’est exactement ce genre de choses qu’on apprend sur CoCyclics. Les batraciens les plus aguerris y partagent leur expérience avec les plus jeunes. Sur ActuSF, par exemple, les grenouilles parlent aux grenouilles du fonctionnement de la chaîne du livrede la manière de faire publier un romanou encore des choses à ne pas faire lorsqu’on propose un texte à un éditeur.

Le Collectif propose également aux jeunes écrivains d’acquérir le GGG (Guide Galactique des Grenouilles) qui recense les éditeurs du milieu SFFF et leurs conditions de soumissions éditoriales. Très très utile pour un têtard prêt à lancer son roman dans la jungle de l’édition ! ;-)

 

Le GGG 3 !

ggg3 Source : CoCyclics/Tremplins de l’Imaginaire

 

Et pour de vrai à la surface du monde ?

Parfois, au détour d’une promenade à la surface du monde, j’évoque l’existence de cette mare littéraire à voix haute. Quand on me demande de définir CoCyclics, je réponds souvent qu’il s’agit une boîte à outils joliment achalandée pour quiconque se pique d’écrire des histoires. Et la question suivante s’invite alors dans la conversation : et, en vrai, tu les fréquentes, ces… gens ?
Eh bien oui ! L’âme de CoCyclic, bien entendu, ce sont les personnes, et les relations qui s’y tissent. Il y a des grenouilles dans plusieurs pays francophones qui se retrouvent régulièrement autour d’un thé pour percer les secrets de Super Grenouille, ou pour discuter de leurs histoires respectives, l’œil frémissant et la verve haute. Les membres du forum se rendent tous les ans dans de nombreux salons littéraires. Des relations de travail se tissent, et des amitiés de qualité tout autant.
Appartenir à CoCyclics, au final, c’est appartenir à une grande famille littéraire avec sa propre culture, ses règles de fonctionnement et ses chenilles favorites. Et en ce qui me concerne, j’y gagne quelque chose de précieux trois-cent soixante-cinq jours par an. Ou presque.^^

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Source : CoCyclics/Tremplins de l’Imaginaire

 

En conclusion…

Tsss tsss tsss, je vois qu’une dernière question te pend négligemment aux lèvres, cher visiteur. Je sais ce que tu penses : trop cool, ce forum vaseux, Siècle ! Mais à quoi vont te servir toutes ces charmantes grenouilles au fil de ce blog ? Réponse facile. Imagine un instant vouloir parler d’écriture et avoir, sous la palme, des centaines d’auteurs prêts à partager un petit morceau de leur expérience ! Imagine le nombre de paires de lunettes différentes auxquelles nous allons pouvoir recourir, toutes les expériences bizarres que le Dieu des pious va pouvoir commanditer sur ce blog ! Je ne sais pas pour toi, cher visiteur, mais moi, j’imagine carrément !